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	<title>Criminocorpus. Histoire de la justice, des crimes et des peines</title>
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	<description>Expositions, instruments de recherche, documents, articles et chronologies en acc&#232;s gratuit sur l'histoire de la justice, des crimes et des peines.</description>
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		<title>Criminocorpus. Histoire de la justice, des crimes et des peines</title>
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		<title>Aide &#224; la consultation</title>
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		<dc:creator>Marc Renneville</dc:creator>



		<description>Consulter l'ordonnance &#224; une date donn&#233;e Lorsque vous vous connectez &#224; la base, vous acc&#233;dez par d&#233;faut &#224; la version initiale de l'Ordonnance, celle du 2 f&#233;vrier 1945, publi&#233; au Journal Officiel le 4 f&#233;vrier 1945. Vous pouvez alors parcourir le texte sur &#233;cran en le faisant d&#233;filer &#224; l'aide des deux ascenseurs ou choisir la version PDF en cliquant sur &#171; consulter en PDF &#187;. Vous pourrez alors effectuer une recherche &#171; plein texte &#187; ou imprimer le texte. Si vous voulez (...)

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&lt;a href="http://www.criminocorpus.cnrs.fr/spip.php?rubrique199" rel="directory"&gt;05. Ordonnance du 2 f&#233;vrier 1945 relative &#224; l'enfance d&#233;linquante&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Consulter l'ordonnance &#224; une date donn&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsque vous vous connectez &#224; la base, vous acc&#233;dez par d&#233;faut &#224; la version initiale de l'Ordonnance, celle du 2 f&#233;vrier 1945, publi&#233; au Journal Officiel le 4 f&#233;vrier 1945. Vous pouvez alors parcourir le texte sur &#233;cran en le faisant d&#233;filer &#224; l'aide des deux ascenseurs ou choisir la version PDF en cliquant sur &#171; consulter en PDF &#187;. Vous pourrez alors effectuer une recherche &#171; plein texte &#187; ou imprimer le texte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si vous voulez consulter l'ordonnance &#224; une autre date il vous suffit de changer la date inscrite en pas de l'&#233;cran dans le cadre &#171; version au : &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conna&#238;tre toutes les versions d'un article&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si vous voulez conna&#238;tre toutes les version d'un article, il vous faut afficher l'ordonnance &#224; la date du jour de la consultation puis cliquer &#171; sur consulter &#187;. Vous aurez acc&#232;s &#224; la derni&#232;re version consolid&#233;e du texte. &#192; l'aide de l'ascenseur, vous choisissez l'article qui vous int&#233;resse et vous cliquez en bas de l'article sur &#171; afficher toutes les versions &#187;. Criminocorpus g&#233;n&#232;re alors un document PDF imprimable et explorable en mode plein texte o&#249; figureront toutes les versions de l'article.
Vous pouvez aussi cliquer sur &#171; Comparer les versions &#187;. Le document visualise les transformations (ajouts en vert et suppressions en rouge)
Si vous inscrivez une date interm&#233;diaire entre 1945 et celle du jour de la consultation, vous obtiendrez les diff&#233;rentes versions et l'article jusqu'&#224; la date choisie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;A noter :&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; L'originalit&#233; de la base ne r&#233;side pas dans cette utilisation minimale mais dans les recherches qu'elle permet &#224; partir de chaque article&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Travailler sur &#171; l'environnement &#187; d'un article&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous avez affich&#233; la base &#224; une date de votre choix et plac&#233; au centre de l'&#233;cran l'article sur lequel vous voulez travailler. La date &#224; laquelle cette version de l'article a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233;e est affich&#233;e en haut &#224; droite du texte. &#192; c&#244;t&#233; du texte de l'article, vous disposez de cinq onglets. C'est l'onglet &#171; article &#187; qui est activ&#233; (fond blanc).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Textes sources&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si vous activez l'onglet &#171; Textes sources &#187;, vous aurez acc&#232;s au texte de la loi (et &#233;ventuellement &#224; celui de la d&#233;cision du Conseil constitutionnel) qui a entra&#238;n&#233; une modification de l'article. Cette loi peut concerner bien d'autres domaines que la justice des mineurs. Gr&#226;ce &#224; la recherche plein texte en choisissant des mots-clefs comme mineurs ou enfance vous acc&#233;derez rapidement aux chapitres de la loi qui modifient l'ordonnance n&#176; 45-174.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Textes li&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'onglet &#171; Textes li&#233;s &#187; vous donne acc&#232;s &#224; deux types de documents. Vous trouverez sous cette rubrique les articles du Code p&#233;nal ou du code de proc&#233;dure p&#233;nale auxquels l'article de l'ordonnance fait directement r&#233;f&#233;rence. Bien s&#251;r nous avons veill&#233; &#224; la concordance chronologique et si par exemple le Code de proc&#233;dure p&#233;nale conna&#238;t un changement durant la dur&#233;e de validit&#233; de l'article de l'ordonnance de 1945, la nouvelle version figure &#233;galement sous la rubrique &#171; Textes li&#233;s &#187;.
Dans &#171; Textes li&#233;s &#187;, nous avons aussi recueilli tous les d&#233;crets, circulaires, notes et autres instructions qui concernent la mise en &#339;uvre de cet article, l&#224; encore en veillant &#224; la concordance chronologique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Textes pr&#233;paratoires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous trouverez dans les &#171; textes pr&#233;paratoires &#187; toute l'histoire parlementaire de la loi. Pour autant projets et propositions de lois, rapports parlementaires et discussions des Chambres ne sont pas propos&#233;s &#224; l'&#233;tat brut. En effet, la plupart des lois qui r&#233;forment l'ordonnance de 1945 ne concernent pas uniquement la justice des mineurs. Certaines d'entre elles ne mentionnent m&#234;me pas les mineurs dans leur premi&#232;re version. Nous avons donc extrait de ces textes les parties qui traitent de la justice des mineurs. &#192; terme, les d&#233;bats parlementaires seront annot&#233;s afin de permettre aux lecteurs d'identifier les intervenants ainsi que les &#233;v&#233;nements auxquels il est fait allusion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jurisprudence&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette rubrique reprend tous les arr&#234;ts des cours d'appel et de la cour de cassation que nous avons trouv&#233;s et qui s'appuient sur l'article pour asseoir leurs d&#233;cisions toujours en tenant compte des concordances chronologiques. En la mati&#232;re, nous ne pr&#233;tendons pas &#224; l'exhaustivit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Pour en savoir plus&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Initialement ce travail sur l'&#233;volution de l'ordonnance du 2 f&#233;vrier 1945 relative &#224; l'enfance d&#233;linquante a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e par Jean-Jacques Yvorel avec la collaboration d'&#201;lise Yvorel, de Pierre Leno&#235;l (pour la jurisprudence) et l'assistance technique de Fabrice Audebrand dans le cadre du d&#233;partement recherche et d&#233;veloppement de Centre national de formation et d'&#233;tudes de la Protection judiciaire de la jeunesse de Vaucresson. Il avait abouti en 2004 &#224; la publication d'un CD-ROM confidentiel dont le contenu ne satisfaisait pas pleinement les promoteurs du projet. Ce CD-ROM est aujourd'hui illisible par suite de l'obsolescence du langage de programmation utilis&#233;. La participation de l'auteur au projet &#171; sciencepeine &#187; financ&#233; par l'Agence nationale de la recherche a permis de reprendre, de compl&#233;ter et de donner une dimension nouvelle &#224; ce travail avec la coop&#233;ration de Sophie Victorien. La version propos&#233;e en ligne est une base de donn&#233;e multidimensionnelle qui permet au chercheur comme au praticien de suivre les transformations de la justice p&#233;nale des mineurs. Il ne s'agit pas bien s&#251;r d'offrir simplement les diff&#233;rentes versions de l'ordonnance de 1945 mais de fournir des &#233;l&#233;ments pour saisir les environnements politique, social &#233;conomique intellectuel qui ont pr&#233;sid&#233; &#224; chacune de ses transformations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contact : &lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;mailto:jjyvorel@wanadoo.fr&quot; class='spip_mail'&gt;Jean-Jacques Yvorel&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/lois/1945-174&quot; class='spip_out'&gt;L'ordonnance du 2 f&#233;vrier 1945 relative &#224; l'enfance d&#233;linquante&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Acc&#232;s &#224; l'ordonnance du 2 f&#233;vrier 1945</title>
		<link>http://www.criminocorpus.cnrs.fr/spip.php?article792</link>
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		<dc:date>2012-05-11T12:51:30Z</dc:date>
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		<dc:creator>Marc Renneville</dc:creator>



		<description>L'ordonnance du 2 f&#233;vrier 1945 relative &#224; l'enfance d&#233;linquante pr&#233;side &#224; la justice p&#233;nale des mineurs depuis la Lib&#233;ration. Fruit d'une volont&#233; de r&#233;forme radicale privil&#233;giant les mesures &#233;ducatives plut&#244;t que la r&#233;pression, ce texte embl&#233;matique a suscit&#233; et suscite toujours de nombreux commentaires o&#249;, bien souvent, l'enthousiasme le plus na&#239;f le dispute &#224; la critique la moins &#233;tay&#233;e. Depuis son adoption, ce texte fondateur a subi de tr&#232;s nombreuses (...)

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&lt;a href="http://www.criminocorpus.cnrs.fr/spip.php?rubrique199" rel="directory"&gt;05. Ordonnance du 2 f&#233;vrier 1945 relative &#224; l'enfance d&#233;linquante&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L80xH88/arton792-6da4d.jpg&quot; width='80' height='88' style='height:88px;width:80px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1951 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:315px;'&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/lois/1945-174&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;img src='http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L315xH216/ordonnnance-45-2-1e933.jpg' width='315' height='216' alt=&quot;&quot; style='height:216px;width:315px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;L'ordonnance du 2 f&#233;vrier 1945 relative &#224; l'enfance d&#233;linquante&lt;/strong&gt; pr&#233;side &#224; la justice p&#233;nale des mineurs depuis la Lib&#233;ration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fruit d'une volont&#233; de r&#233;forme radicale privil&#233;giant les mesures &#233;ducatives plut&#244;t que la r&#233;pression, ce texte embl&#233;matique a suscit&#233; et suscite toujours de nombreux commentaires o&#249;, bien souvent, l'enthousiasme le plus na&#239;f le dispute &#224; la critique la moins &#233;tay&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis son adoption, ce texte fondateur a subi de tr&#232;s nombreuses transformations rendant difficiles les comparaisons dans le temps. Il est en outre difficile de comprendre son &#233;volution sans la relier &#224; d'autres sources (d&#233;bats parlementaires, arr&#234;t&#233;s, circulaires, jurisprudence...).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le portail Criminocorpus. Histoire de la justice, des crimes et des peines met &#224; disposition une base de donn&#233;es in&#233;dite d'acc&#232;s libre et gratuit donnant acc&#232;s &#224; :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;l'ordonnance du 2 f&#233;vrier 1945 et toutes ses modifications&lt;/strong&gt; depuis 1945,
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; les &lt;strong&gt;d&#233;bats parlementaires&lt;/strong&gt;, &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; les &lt;strong&gt;textes li&#233;s &#224; l'ex&#233;cution des modifications&lt;/strong&gt; (arr&#234;t&#233;s, circulaires...), &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; l'essentiel de &lt;strong&gt;la jurisprudence&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/article793.html&quot; class='spip_out'&gt;en savoir plus&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/lois/1945-174&quot; class='spip_out'&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Consulter l'ordonnance du 2 f&#233;vrier 1945 relative &#224; l'enfance d&#233;linquante&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'architecture &#224; l'&#233;preuve des archives : les maisons d'arr&#234;t en France (XIX-XXe si&#232;cle) . Conf&#233;rence de Christian Carlier.</title>
		<link>http://www.criminocorpus.cnrs.fr/spip.php?article785</link>
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		<dc:date>2012-03-30T08:42:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Claude Vimont, ma&#238;tre de conf&#233;rences en histoire contemporaine &#224; l'Universit&#233; de Rouen (GRHIS, Rouen)</dc:creator>



		<description>Nous commen&#231;ons la publication et la mise en ligne des conf&#233;rences film&#233;es et prononc&#233;es &#224; l'occasion du s&#233;minaire &quot;sciencepeine&quot;, inaugur&#233; dans l'universit&#233; de Rouen en octobre 2010 et anim&#233; par Marc Renneville, Jean-Claude Vimont et Sophie Victorien. Le mercredi 29 f&#233;vrier 2012, Christian Carlier, Directeur des services p&#233;nitentiaires est intervenu &#224; Rouen dans le cadre du s&#233;minaire de master et de l'ANR &quot;Sciencepeine&quot; lors d'une s&#233;ance intitul&#233;e Les hauts murs. (...)

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&lt;a href="http://www.criminocorpus.cnrs.fr/spip.php?rubrique189" rel="directory"&gt;Architecture des prisons et patrimoine carc&#233;ral&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous commen&#231;ons la publication et la mise en ligne des conf&#233;rences film&#233;es et prononc&#233;es &#224; l'occasion du s&#233;minaire &quot;sciencepeine&quot;, inaugur&#233; dans l'universit&#233; de Rouen en octobre 2010 et anim&#233; par Marc Renneville, Jean-Claude Vimont et Sophie Victorien.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1934 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:350px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.univ-rouen.fr/audio/index.php?vid=249&quot; class=&quot;spip_out&quot; title='JPEG - 18 ko'&gt;&lt;img src='http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L350xH323/CCfev2012w-9d04d.jpg' width='350' height='323' alt='JPEG - 18 ko' style='height:323px;width:350px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Voir le s&#233;minaire
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le mercredi 29 f&#233;vrier 2012, Christian Carlier, Directeur des services p&#233;nitentiaires est intervenu &#224; Rouen dans le cadre du s&#233;minaire de master et de l'ANR &quot;Sciencepeine&quot; lors d'une s&#233;ance intitul&#233;e &lt;i&gt;Les hauts murs. Architecture et archives&lt;/i&gt;. Le lien avec le film de cette conf&#233;rence est le suivant : &lt;a href=&quot;http://www.univ-rouen.fr/audio/index.php?vid=249&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;lien avec la conf&#233;rence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Christian Carlier pr&#233;sente dans un premier temps les prisons des bailliages et des parlements, les prisons royales, les conciergeries construites sous l'Ancien R&#233;gime, en insistant sur l'Ordonnance de 1670 et sur l'&#233;poque des ministres de Louis XVI. Les principaux traits de cet univers sont abord&#233;s :l'implantation en centre ville, l'hygi&#232;ne, l'exercice de la charit&#233;, le regard &quot;protecteur&quot; des notables sur les &quot;pauvres&quot; prisonniers, la large ouverture sur l'ext&#233;rieur, mais surveillance maximale des condamn&#233;s &#224; mort et des gal&#233;riens, enfouis et couverts de cha&#238;nes, la r&#233;sistance des d&#233;tenus perceptible dans les liasses d'archives sur les r&#233;parations entreprises dans ces conciergeries et prisons. Vers 1760-1770, on met en place des d&#233;p&#244;ts de mendicit&#233;, maisons de force o&#249; les mendiants furent astreints au travail. A Amiens, on construisit un Bic&#234;tre ex-nihilo, avec un c&#244;t&#233; fortifi&#233; et r&#233;pulsif, avec la volont&#233; de s&#233;parer les cat&#233;gories de d&#233;tenus ( enfants, mendiants, fous, voleurs, prostitu&#233;es) sans que l'on parvienne &#224; cet objectif. A l'int&#233;rieur, le plus grand d&#233;sordre r&#233;gnait. Les d&#233;p&#244;ts de mendicit&#233; sont organis&#233;s autour du travail des individus, principalement dans l'industrie textile, et sont certainement le cha&#238;non manquant vers les maisons centrales du XIXe si&#232;cle. La construction des prisons d&#233;bute donc sous l'Ancien R&#233;gime et ceci ne doit pas &#234;tre n&#233;glig&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Christian Carlier rappelle qu'il n'y eut que de rares constructions pendant la R&#233;volution, m&#234;me si les emprisonnements politiques furent nombreux et avec un taux de mortalit&#233; tr&#232;s &#233;lev&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il pr&#233;sente ensuite l'action de la Soci&#233;t&#233; royale pour l'am&#233;lioration des prisons sous la Restauration. Son action ne fut pas interrompue par l'assassinat du Duc de Berry et les projets aboutirent &#224; la fin de la Restauration et aux d&#233;buts de la monarchie de Juillet. Les &#233;crits se r&#233;f&#232;rent presque toujours &#224; John Howard. Les constructions nombreuses dans les villes de moyenne importance et sont fr&#233;quemment des palais de justice encadr&#233;s de deux quartiers ( hommes, femmes) ou des b&#226;timents parall&#232;les ( comme &#224; Metz). La volont&#233; philanthropique d'hygi&#232;ne, de christianisation, d'am&#233;lioration du sort des d&#233;tenus persiste jusqu'aux d&#233;buts de la monarchie de Juillet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A ses yeux la grande coupure a lieu sous la monarchie de Juillet. On assiste &#224; cette croyance en la cellule qui mettrait fin &#224; la r&#233;cidive, aux &#233;pid&#233;mies, &#224; l'homosexualit&#233;, &#224; la contamination... Ce grand fantasme est &#224; l'origine des projets de loi de la seconde moiti&#233; du r&#232;gne, de nombreux textes et plans, de d&#233;bats ridicules entre deux mod&#232;les ( Auburn qui a la faveur des p&#233;nitentiaires, Philadelphie, celle des politiques et publicistes ; avec de rares publicistes humanistes pointant l'accroissement de la souffrance chez les prisonniers comme le docteur Vingtrinier), et quelques exp&#233;riences redoutables comme la Petite Roquette. La r&#233;volution de 1848 emp&#234;cha que le pire f&#251;t commis. En 1853, il n'y avait que 60 prisons cellulaires sur 396 prisons, mais on n'y mettait pas qu'un seul d&#233;tenu par cellule.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sous le Second Empire, il analyse les textes essentiels de 1853,1854, 1855 qui aboutissent &#224; la poursuite des constructions cellulaires mais en y ajoutant des salles communes de d&#233;sencombrement. C'est principalement l'objet de la circulaire de 1854. En 1855, les d&#233;partements sont partiellement d&#233;charg&#233;s des d&#233;penses comme ce sera le cas plus tard en 1893.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La IIIe R&#233;publique d&#233;bute par la commission parlementaire d'Haussonville sur l'&#233;tat des prisons. Les animateurs sont les descendants de ceux qui avaient voulu promouvoir le cellulaire sous la monarchie de Juillet. Les 8 volumes dressent un tableau de l'&#233;tat d&#233;plorable des prisons. En 1875, une loi est vot&#233;e introduisant le cellulaire dans les maisons d'arr&#234;t, mais les conseil g&#233;n&#233;raux vont h&#233;siter &#224; reconstruire, &#224; l'exception des d&#233;partements de la Marne et de la Seine. Sainte M&#233;nehould est la premi&#232;re prison cellulaire construite en 1878 en application de la loi. La loi du 4 f&#233;vrier 1893 permet de d&#233;classer les prisons insalubres des d&#233;partements et elle va conduire les conseils g&#233;n&#233;raux &#224; construire, comme dans le Nord de la France. Alfred Normand va &#234;tre l'animateur de ce nouvel &#233;lan.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On peut consulter &lt;a href=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/article156.html&quot; class='spip_out'&gt;la bibliographie des principaux travaux de Christian Carlier sur Criminocorpus.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pr&#233;sentation de la conf&#233;rence par&lt;a href=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/article331.html&quot; class='spip_out'&gt;Jean-Claude Vimont&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Conf&#233;rence de Christian Carlier, L'architecture &#224; l'&#233;preuve des archives : les maisons d'arr&#234;t en France ( XIXe-XXe si&#232;cle)</title>
		<link>http://www.criminocorpus.cnrs.fr/spip.php?article780</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.criminocorpus.cnrs.fr/spip.php?article780</guid>
		<dc:date>2012-03-30T08:29:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Claude Vimont, ma&#238;tre de conf&#233;rences en histoire contemporaine &#224; l'Universit&#233; de Rouen (GRHIS, Rouen)</dc:creator>


		<dc:subject>une</dc:subject>

		<description>Nous commen&#231;ons la publication et la mise en ligne des conf&#233;rences film&#233;es et prononc&#233;es &#224; l'occasion du s&#233;minaire &quot;sciencepeine&quot;, inaugur&#233; dans l'universit&#233; de Rouen en octobre 2010 et anim&#233; par Marc Renneville, Jean-Claude Vimont et Sophie Victorien. Le mercredi 29 f&#233;vrier 2012, Christian Carlier, Directeur des services p&#233;nitentiaires est intervenu &#224; Rouen dans le cadre du s&#233;minaire de master et de l'ANR &quot;Sciencepeine&quot; lors d'une s&#233;ance intitul&#233;e Les hauts murs. (...)

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&lt;a href="http://www.criminocorpus.cnrs.fr/spip.php?rubrique150" rel="directory"&gt;03. ANR SCIENCEPEINE&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.criminocorpus.cnrs.fr/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;une&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L80xH74/arton780-f3d8a.jpg&quot; width='80' height='74' style='height:74px;width:80px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous commen&#231;ons la publication et la mise en ligne des conf&#233;rences film&#233;es et prononc&#233;es &#224; l'occasion du s&#233;minaire &quot;sciencepeine&quot;, inaugur&#233; dans l'universit&#233; de Rouen en octobre 2010 et anim&#233; par Marc Renneville, Jean-Claude Vimont et Sophie Victorien.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1935 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:350px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.univ-rouen.fr/audio/index.php?vid=249&quot; class=&quot;spip_out&quot; title='JPEG - 18 ko'&gt;&lt;img src='http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L350xH323/CCfev2012w-2-b7be0.jpg' width='350' height='323' alt='JPEG - 18 ko' style='height:323px;width:350px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Voir le s&#233;minaire
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le mercredi 29 f&#233;vrier 2012, Christian Carlier, Directeur des services p&#233;nitentiaires est intervenu &#224; Rouen dans le cadre du s&#233;minaire de master et de l'ANR &quot;Sciencepeine&quot; lors d'une s&#233;ance intitul&#233;e &lt;i&gt;Les hauts murs. Architecture et archives&lt;/i&gt;. Le lien avec le film de cette conf&#233;rence est le suivant : &lt;a href=&quot;http://www.univ-rouen.fr/audio/index.php?vid=249&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;lien avec la conf&#233;rence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Christian Carlier pr&#233;sente dans un premier temps les prisons des bailliages et des parlements, les prisons royales, les conciergeries construites sous l'Ancien R&#233;gime, en insistant sur l'Ordonnance de 1670 et sur l'&#233;poque des ministres de Louis XVI. Les principaux traits de cet univers sont abord&#233;s :l'implantation en centre ville, l'hygi&#232;ne, l'exercice de la charit&#233;, le regard &quot;protecteur&quot; des notables sur les &quot;pauvres&quot; prisonniers, la large ouverture sur l'ext&#233;rieur, mais surveillance maximale des condamn&#233;s &#224; mort et des gal&#233;riens, enfouis et couverts de cha&#238;nes, la r&#233;sistance des d&#233;tenus perceptible dans les liasses d'archives sur les r&#233;parations entreprises dans ces conciergeries et prisons. Vers 1760-1770, on met en place des d&#233;p&#244;ts de mendicit&#233;, maisons de force o&#249; les mendiants furent astreints au travail. A Amiens, on construisit un Bic&#234;tre ex-nihilo, avec un c&#244;t&#233; fortifi&#233; et r&#233;pulsif, avec la volont&#233; de s&#233;parer les cat&#233;gories de d&#233;tenus ( enfants, mendiants, fous, voleurs, prostitu&#233;es) sans que l'on parvienne &#224; cet objectif. A l'int&#233;rieur, le plus grand d&#233;sordre r&#233;gnait. Les d&#233;p&#244;ts de mendicit&#233; sont organis&#233;s autour du travail des individus, principalement dans l'industrie textile, et sont certainement le cha&#238;non manquant vers les maisons centrales du XIXe si&#232;cle. La construction des prisons d&#233;bute donc sous l'Ancien R&#233;gime et ceci ne doit pas &#234;tre n&#233;glig&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Christian Carlier rappelle qu'il n'y eut que de rares constructions pendant la R&#233;volution, m&#234;me si les emprisonnements politiques furent nombreux et avec un taux de mortalit&#233; tr&#232;s &#233;lev&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il pr&#233;sente ensuite l'action de la Soci&#233;t&#233; royale pour l'am&#233;lioration des prisons sous la Restauration. Son action ne fut pas interrompue par l'assassinat du Duc de Berry et les projets aboutirent &#224; la fin de la Restauration et aux d&#233;buts de la monarchie de Juillet. Les &#233;crits se r&#233;f&#232;rent presque toujours &#224; John Howard. Les constructions nombreuses dans les villes de moyenne importance et sont fr&#233;quemment des palais de justice encadr&#233;s de deux quartiers ( hommes, femmes) ou des b&#226;timents parall&#232;les ( comme &#224; Metz). La volont&#233; philanthropique d'hygi&#232;ne, de christianisation, d'am&#233;lioration du sort des d&#233;tenus persiste jusqu'aux d&#233;buts de la monarchie de Juillet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A ses yeux la grande coupure a lieu sous la monarchie de Juillet. On assiste &#224; cette croyance en la cellule qui mettrait fin &#224; la r&#233;cidive, aux &#233;pid&#233;mies, &#224; l'homosexualit&#233;, &#224; la contamination... Ce grand fantasme est &#224; l'origine des projets de loi de la seconde moiti&#233; du r&#232;gne, de nombreux textes et plans, de d&#233;bats ridicules entre deux mod&#232;les ( Auburn qui a la faveur des p&#233;nitentiaires, Philadelphie, celle des politiques et publicistes ; avec de rares publicistes humanistes pointant l'accroissement de la souffrance chez les prisonniers comme le docteur Vingtrinier), et quelques exp&#233;riences redoutables comme la Petite Roquette. La r&#233;volution de 1848 emp&#234;cha que le pire f&#251;t commis. En 1853, il n'y avait que 60 prisons cellulaires sur 396 prisons, mais on n'y mettait pas qu'un seul d&#233;tenu par cellule.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sous le Second Empire, il analyse les textes essentiels de 1853,1854, 1855 qui aboutissent &#224; la poursuite des constructions cellulaires mais en y ajoutant des salles communes de d&#233;sencombrement. C'est principalement l'objet de la circulaire de 1854. En 1855, les d&#233;partements sont partiellement d&#233;charg&#233;s des d&#233;penses comme ce sera le cas plus tard en 1893.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La IIIe R&#233;publique d&#233;bute par la commission parlementaire d'Haussonville sur l'&#233;tat des prisons. Les animateurs sont les descendants de ceux qui avaient voulu promouvoir le cellulaire sous la monarchie de Juillet. Les 8 volumes dressent un tableau de l'&#233;tat d&#233;plorable des prisons. En 1875, une loi est vot&#233;e introduisant le cellulaire dans les maisons d'arr&#234;t, mais les conseil g&#233;n&#233;raux vont h&#233;siter &#224; reconstruire, &#224; l'exception des d&#233;partements de la Marne et de la Seine. Sainte M&#233;nehould est la premi&#232;re prison cellulaire construite en 1878 en application de la loi. La loi du 4 f&#233;vrier 1893 permet de d&#233;classer les prisons insalubres des d&#233;partements et elle va conduire les conseils g&#233;n&#233;raux &#224; construire, comme dans le Nord de la France. Alfred Normand va &#234;tre l'animateur de ce nouvel &#233;lan.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On peut consulter &lt;a href=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/article156.html&quot; class='spip_out'&gt;la bibliographie des principaux travaux de Christian Carlier sur Criminocorpus&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pr&#233;sentation de la conf&#233;rence par &lt;a href=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/article331.html&quot; class='spip_out'&gt;Jean-Claude Vimont&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Table ronde : L'ordonnance du 2 f&#233;vrier 1945. Mythe, r&#233;formes et pratiques, de la Lib&#233;ration &#224; nos jours</title>
		<link>http://www.criminocorpus.cnrs.fr/spip.php?article778</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.criminocorpus.cnrs.fr/spip.php?article778</guid>
		<dc:date>2012-03-26T09:09:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Victorien</dc:creator>



		<description>&#192; l'occasion de la mise en ligne d'une nouvelle base de donn&#233;es sur la Justice des mineurs, Criminocorpus vous invite &#224; une Table ronde sur &#171; L'ordonnance du 2 f&#233;vrier 1945. Mythe, r&#233;formes et pratiques, de la Lib&#233;ration &#224; nos jours. &#187; avec la participation de : Jacques Bourquin, directeur honoraire &#224; la PJJ, fondateur de l'Association pour l'Histoire de la Protection Judiciaire des Mineurs&#8232; Gis&#232;le Fiche, directrice honoraire &#224; la PJJ, pr&#233;sidente de (...)

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&lt;a href="http://www.criminocorpus.cnrs.fr/spip.php?rubrique150" rel="directory"&gt;03. ANR SCIENCEPEINE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L80xH88/arton778-1e8a2.jpg&quot; width='80' height='88' style='height:88px;width:80px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_1928 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L315xH216/ordonnnance-45-db1a0.jpg' width='315' height='216' alt='JPEG - 16.5 ko' style='height:216px;width:315px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &#192; l'occasion de la mise en ligne d'une nouvelle base de donn&#233;es sur la Justice des mineurs, Criminocorpus vous invite &#224; une Table ronde sur &#171; L'ordonnance du 2 f&#233;vrier 1945. Mythe, r&#233;formes et pratiques, de la Lib&#233;ration &#224; nos jours. &#187; avec la participation de :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;Jacques Bourquin&lt;/strong&gt;, directeur honoraire &#224; la PJJ, fondateur de l'Association pour l'Histoire de la Protection Judiciaire des Mineurs&#8232;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;Gis&#232;le Fiche&lt;/strong&gt;, directrice honoraire &#224; la PJJ, pr&#233;sidente de l'Association pour l'Histoire de la Protection judiciaire des mineurs&#8232;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;Christine Lazerges&lt;/strong&gt;, professeur de droit priv&#233; et de sciences criminelles (Paris 1, Panth&#233;on-Sorbonne)&#8232;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;Catherine Sultan&lt;/strong&gt;, magistrat, pr&#233;sidente de l'Association nationale des magistrats de la jeunesse et de la famille&#8232;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;Jean-Jacques Yvorel&lt;/strong&gt;, historien, chercheur &#224; l'ENPJJ&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette Table ronde sera suivie d'un pot amical, &#224; partir de 19h30&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;LIEU&lt;/strong&gt; : Sciences Po.&#8232;Amphith&#233;&#226;tre Claude Erignac,&#8232;13 rue de l'Universit&#233;, 75006 Paris&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;DATE :&lt;/strong&gt; jeudi 12 avril 2012, 17h30&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contact&lt;/strong&gt; : helene.bellanger(at)sciences-po.fr&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;En savoir plus sur la base de donn&#233;es :&lt;/strong&gt;
Cr&#233;&#233;e sous la direction scientifique de Jean-Jacques Yvorel dans le cadre de la recherche collective ANR Sciencepeine ; outil pour le public, la communaut&#233; scientifique et les praticiens, cette base de donn&#233;es in&#233;dite proposera l'acc&#232;s &#224; :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; l'ordonnance du 2 f&#233;vrier 1945 et toutes ses modifications depuis 1945,&#8232;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; tous les d&#233;bats parlementaires,&#8232;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; tous les textes li&#233;s &#224; l'ex&#233;cution des modifications (arr&#234;t&#233;s, circulaires...),&#8232;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; l'essentiel de la jurisprudence.
Ayant fait l'objet d'un d&#233;veloppement informatique sp&#233;cifique, l'interface permettra aussi de comparer les diff&#233;rentes versions de tous les articles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;T&#233;l&#233;charger l'affiche de la table ronde du 12 avril 2012 :&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1932 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/IMG/pdf/Affiche_12_avril_Ordonnance_du_2_fevrier_1945-2.pdf&quot; title='PDF - 2.1 Mo' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 2.1 Mo' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Affiche librement diffusable&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Habiter la prison : la question de l'espace carc&#233;ral dans l'&#339;uvre de Berthet One, ancien d&#233;tenu devenu dessinateur </title>
		<link>http://www.criminocorpus.cnrs.fr/spip.php?article777</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.criminocorpus.cnrs.fr/spip.php?article777</guid>
		<dc:date>2012-02-28T18:35:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Victorien</dc:creator>



		<description>Audrey Higelin Si l'on compare la prison &#224; l'Enfer de Dante, le prisonnier est dans un cercle, mais &#171; une fois referm&#233;, il ne pourra plus y &#233;chapper, m&#234;me apr&#232;s sa lib&#233;ration &#187;. Des t&#233;moignages contemporains mettent des mots plus pr&#233;cis mais aussi plus crus sur cette r&#233;alit&#233;, qu'il s'agisse de ceux des d&#233;tenus auxquels l'initiative entreprise par Michel Foucault, Pierre Vidal Naquet et Jean-Marie Domenach en 1971 a donn&#233; la parole, ou de ceux, moins nombreux, (...)

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&lt;a href="http://www.criminocorpus.cnrs.fr/spip.php?rubrique189" rel="directory"&gt;Architecture des prisons et patrimoine carc&#233;ral&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/article767.html&quot; class='spip_out'&gt;Audrey Higelin&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si l'on compare la prison &#224; l'&lt;i&gt;Enfer&lt;/i&gt; de Dante, le prisonnier est dans un cercle, mais &#171; une fois referm&#233;, il ne pourra plus y &#233;chapper, m&#234;me apr&#232;s sa lib&#233;ration [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Bernadette Morand, Les &#201;crits des prisonniers politiques, Paris, PUF, coll. (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;] &#187;. Des t&#233;moignages contemporains mettent des mots plus pr&#233;cis mais aussi plus crus sur cette r&#233;alit&#233;, qu'il s'agisse de ceux des d&#233;tenus auxquels l'initiative entreprise par Michel Foucault, Pierre Vidal Naquet et Jean-Marie Domenach en 1971 a donn&#233; la parole [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Il s'agit du GIP, &#171; Groupe d'information sur les prisons &#187;, (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;], ou de ceux, moins nombreux, publi&#233;s par les d&#233;tenus eux-m&#234;mes &#224; des fins testimoniales ou autobiographiques. On remarque que depuis le XIXe si&#232;cle il existe une continuit&#233; dans l'imaginaire carc&#233;ral et dans &#233;crits testimoniaux autant que dans la pratique p&#233;nale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus que d'architecture, en prison, il est question d'espace. De gestion de l'espace, plus pr&#233;cis&#233;ment. Il s'agit de l'espace corporel du d&#233;tenu, celui de son lieu de vie personnel &#8211; la cellule &#8211;, et celui dans lequel il &#233;volue en communaut&#233; &#8211; l'&#233;tablissement de d&#233;tention dans son int&#233;gralit&#233; &#8211;. Les t&#233;moignages mettent prioritairement en question l'emprise qu'a le d&#233;tenu sur son espace, de mani&#232;re directe ou indirecte. Pour qualifier sa cellule, Roger Knobelspiess n'h&#233;site pas &#224; parler de &#171; cage &#224; fauves sans espace [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='Robert Knobelspiess, Quartier de Haute S&#233;curit&#233;, Paris, Stock, 1980, p. (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;] &#187;, qui nierait sa qualit&#233; d'&#234;tre humain au point de le r&#233;duire &#224; l'&#233;tat d'animal. Dans les premiers temps de sa captivit&#233;, la litt&#233;rature nous d&#233;crit en effet un d&#233;tenu qui ne reconna&#238;t pas l'espace dans lequel il est plong&#233; comme lieu de vie, mais comme ligne de s&#233;paration avec le monde r&#233;el, mis d&#233;sormais &#224; distance. Marthe Guimier-Mayenc, qui a fait de la prison litt&#233;raire son objet d'&#233;tude, dit &#224; ce sujet : &#171; Au-del&#224; des limites qui permettent le d&#233;ploiement du corps et son d&#233;placement, les dimensions objectives du lieu de vie ne sont pas per&#231;ues par le d&#233;tenu. La cellule est appr&#233;hend&#233;e en fonction des fronti&#232;res qu'elle impose et non dans l'aire d'&#233;volution qu'elle permet [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='Marthe Guimier-Mayenc, Prison-v&#233;cue, Prisons imagin&#233;es au xixe si&#232;cle, (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;] &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La bande dessin&#233;e &lt;i&gt;L'&#233;vasion&lt;/i&gt;, du dessinateur Berthet One [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='footnote' title='Berthet One, L'&#201;vasion. Journal d'un condamn&#233;, Chilly-Mazarin, (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;], offre une occasion in&#233;dite de s'interroger sur la perception de l'espace carc&#233;ral par le d&#233;tenu. En effet, l'auteur est un ancien d&#233;tenu ayant purg&#233; une peine de cinq ans dans diff&#233;rents &#233;tablissements carc&#233;raux : la maison d'arr&#234;t de Nanterre, celle de Bois d'Arcy, de Fleury-M&#233;rogis, et le centre de d&#233;tention de Val de Reuil. &#201;crite en cours d'incarc&#233;ration, cette bande dessin&#233;e livre un t&#233;moignage graphique &#224; la fois riche et complexe permettant plusieurs types de questionnements. Un entretien avec l'auteur est venu compl&#233;ter notre analyse [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='footnote' title='Entretien r&#233;alis&#233; le 9 f&#233;vrier 2012.' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]. Dans une forme contemporaine propre &#224; la culture urbaine de la fin du XXe si&#232;cle, le t&#233;moignage livr&#233; par Berthet One s'inscrit dans l'histoire litt&#233;raire du fait carc&#233;ral, tout en proposant une mise &#224; distance de son objet qui oblige &#224; une interpr&#233;tation en creux. La vie en d&#233;tention y est illustr&#233;e de mani&#232;re &#224; la fois pr&#233;cise, pudique et humoristique. Le personnage principal, avatar de l'auteur, &lt;i&gt;habite&lt;/i&gt; v&#233;ritablement la prison, et entretient un rapport construit avec cet espace contraint multipliant les privations sensorielles.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le t&#233;moignage : mise &#224; distance du sujet et inclusion dans l'histoire litt&#233;raire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lors de l'entretien que nous avons men&#233;, Berthet One nous a confi&#233; avoir eu pour premier mouvement le r&#233;flexe de dessiner un &#171; journal intime d'un condamn&#233; [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid.' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;] &#187;, puis s'&#234;tre ravis&#233; au profit d'un r&#233;cit moins personnel, afin que son t&#233;moignage puisse &#234;tre repr&#233;sentatif et toucher un public plus large s'il venait &#224; &#234;tre diffus&#233;. Le contrat de lecture n'est donc pas compl&#232;tement de l'ordre du t&#233;moignage, puisque le r&#233;cit est construit autour de diff&#233;rentes exp&#233;riences de d&#233;tention qui d&#233;bordent celles de l'auteur pour s'int&#233;resser &#224; toute la communaut&#233; carc&#233;rale. L'auteur n'h&#233;site pas &#224; op&#233;rer des distorsions avec la r&#233;alit&#233; afin de m&#233;nager l'aspect comique des sc&#232;nes, ou encore ne pas livrer des d&#233;tails trop crus qui, selon lui, auraient pu nuire &#224; la diffusion de la bande dessin&#233;e une fois publi&#233;e. On remarque d'ailleurs que le personnage du d&#233;tenu mis en sc&#232;ne par Berthet One n'est pas une stricte repr&#233;sentation de lui-m&#234;me, mais un avatar construit selon les codes graphiques qu'il impose &#224; toute son &#339;uvre dessin&#233;e : t&#234;te hypertrophi&#233;e par rapport au corps, expressions hyperboliques caricaturales et mise en situation tr&#232;s sc&#233;nographi&#233;e. En outre, d&#232;s la troisi&#232;me vignette de la premi&#232;re planche, appara&#238;t le personnage d'Abiga&#235;lle, double symbolique du personnage, sous les traits d'une jeune fille au physique ingrat qui se veut &#234;tre &#171; la banlieusarde qui vit dans [s]on imaginaire [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='footnote' title='Berthet One, vignette 3, p. 3.' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;] &#187;. L'auteur ne laisse aucun doute sur cette parent&#233;, et explique au lecteur, dans une planche intitul&#233;e &#171; humeur et art [&lt;a href='#nb9' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., vignette 3, p. 24.' id='nh9'&gt;9&lt;/a&gt;] &#187;, que les dessins d'Abiga&#235;lle qu'il diffuse au sein de la prison refl&#232;tent en r&#233;alit&#233; son humeur du jour.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1919 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:299px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L299xH240/Vignette_3_page_24-5c4f9.jpg' width='299' height='240' alt='JPEG - 52.3 ko' style='height:240px;width:299px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:299px;'&gt;&lt;strong&gt;Berthet One, Vignette 3 page 24&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; Il y a donc une double mise en ab&#238;me du discours, par la cr&#233;ation revendiqu&#233;e d'un avatar, et par l'instrumentalisation d'un double symbolique. Enfin, d&#232;s le premier dessin, Berthet One place son t&#233;moignage sous la tutelle d'auteurs n'ayant pas eux-m&#234;mes fait l'exp&#233;rience directe de la prison. Il se repr&#233;sente en train de faire un graffiti sur un mur sur lequel sont d&#233;j&#224; accroch&#233;es des citations de William Shakespeare, Thomas Hobbes et Alexandre Dumas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'imm&#233;diate convocation de Victor Hugo&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La couverture de la bande dessin&#233;e est &#224; comprendre comme une sc&#232;ne d'exposition. Le personnage principal y est repr&#233;sent&#233; seul, muni d'un paquetage, longeant un mur dans la direction d'une fl&#232;che comportant la mention &#171; arrivants &#187;. D'autres d&#233;tenus bordent le dessin. Ils sont repr&#233;sent&#233;s de profil, avec un faci&#232;s ingrat, voire simiesque, et un regard mena&#231;ant tourn&#233; en direction du personnage. Sur le mur, seule perspective visuelle des personnages comme du lecteur, sont inscrits des graffitis sur lesquels il est important de revenir plus loin de mani&#232;re d&#233;taill&#233;e.L'un d'eux fait &#233;cho aux citations de la premi&#232;re page &#171; ouvrir une &#233;cole, c'est fermer une prison &#187;, sign&#233; Victor Hugo. La citation &#8211; certes simplifi&#233;e &#8211; de la pens&#233;e de Hugo n'est pas plus un hasard que les citations de Dumas, Hobbes ou Shakespeare. L'auteur revendique cette volont&#233; de s'inscrire dans la tradition litt&#233;raire classique par ce vecteur contemporain qu'est la bande dessin&#233;e [&lt;a href='#nb10' class='spip_note' rel='footnote' title='Entretien du 9 f&#233;vrier 2012.' id='nh10'&gt;10&lt;/a&gt;]. Ce qu'il ne dit pas, et que l'on peut comprendre en creux, c'est le lien &#233;vident qui existe entre son niveau culturel &#224; son arriv&#233;e en prison et sa facilit&#233; &#224; trouver les voies et moyens d'&#233;tablir un t&#233;moignage. En cela, les paradigmes sont les m&#234;mes aujourd'hui qu'au XIXe si&#232;cle : le niveau socioculturel des d&#233;tenus est un frein &#224; la communication et au t&#233;moignage, aussi existe-t-il toujours un manque pour l'historien en ce qui concerne ce type de sources, m&#234;me si elles sont de moins en moins isol&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1912 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:333px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L333xH480/Couverture-79ede.jpg' width='333' height='480' alt='JPEG - 57.9 ko' style='height:480px;width:333px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:333px;'&gt;&lt;strong&gt;Couverture de la bande dessin&#233;e de Berthet One&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Mais la parent&#233; avec Hugo va au-del&#224; de l'implicite d'une citation. Dans &lt;i&gt;Le Dernier Jour d'un condamn&#233;&lt;/i&gt;, Victor Hugo conduit son lecteur en prison en m&#234;me temps que son h&#233;ros. D'abord, il d&#233;crit la prison de l'esprit &#171; Maintenant, je suis captif. Mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est aux fers dans une id&#233;e [&lt;a href='#nb11' class='spip_note' rel='footnote' title='Victor Hugo, Le Dernier Jour d'un condamn&#233; [1829], &#233;dition pr&#233;sent&#233;e, (...)' id='nh11'&gt;11&lt;/a&gt;] &#187;. Il existe une synesth&#233;sie entre corps et esprit, les limites de ces derniers sont d&#233;termin&#233;es par un espace clos, mat&#233;riel et m&#233;taphorique. Nous suivons ensuite le condamn&#233; dans sa prochaine r&#233;sidence, l'appr&#233;hendons avec lui. L'espace tient une place dans la dramaturgie. Il est &#224; part enti&#232;re un personnage. Il appara&#238;t que Berthet One utilise le m&#234;me proc&#233;d&#233; dramaturgique. Et comme dans Claude Gueux [&lt;a href='#nb12' class='spip_note' rel='footnote' title='Victor Hugo, Claude Gueux [1834], pr&#233;sentation, notes, chronologie et (...)' id='nh12'&gt;12&lt;/a&gt;], il raconte la vie d'un d&#233;tenu en adoptant une focalisation interne, puisqu'il se met lui-m&#234;me en sc&#232;ne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un t&#233;moignage d'une objectivit&#233; volontairement relative&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les t&#233;moignages ne sont, par d&#233;finition, pas objectifs. Il n'en demeure pas moins qu'ils peuvent contenir des &#233;l&#233;ments tangibles, notamment dans les domaines dans lesquels leur auteur est le moins impliqu&#233; affectivement. Le nombre est aussi garant d'objectivit&#233; : la concordance de diff&#233;rents t&#233;moignages est un crit&#232;re de choix dans ce domaine. Il convient aussi de mesurer la pr&#233;gnance dans la r&#233;alit&#233; du r&#233;cit que l'on consid&#232;re. Lorsque la forme est d&#233;pouill&#233;e, que l'on n'observe pas d'artifices litt&#233;raires, et/ou que le r&#233;cit a un caract&#232;re lin&#233;aire, ce dernier semble &#234;tre davantage digne de foi. Il serait judicieux de confronter l'&#339;uvre de Berthet One aux r&#233;cits de Jean-Marc Rouillan [&lt;a href='#nb13' class='spip_note' rel='footnote' title='Jean-Marc Rouillan, Chroniques carc&#233;rales. 2004-2007, Marseille, Agone, (...)' id='nh13'&gt;13&lt;/a&gt;] ou de Roger Knobelspiess [&lt;a href='#nb14' class='spip_note' rel='footnote' title='Robert Knobelspiess, Quartier de Haute S&#233;curit&#233;, op. cit.' id='nh14'&gt;14&lt;/a&gt;] par exemple, mais l'entreprise est compliqu&#233;e par la diff&#233;rence d'&#233;poque, de pratiques carc&#233;rales, et d'&#233;tablissements de d&#233;tention qui font l'objet d'un t&#233;moignage. La plus grosse difficult&#233; reste la nature du vecteur testimonial. Par sa forme m&#234;me, la bande dessin&#233;e de Berthet One donne le primat au dessin, et non au texte, ce qui reste un mode op&#233;ratoire in&#233;dit dans cette forme achev&#233;e et publi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1913 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:165px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L165xH240/Page_1-d7ab8.jpg' width='165' height='240' alt='JPEG - 52.6 ko' style='height:240px;width:165px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:165px;'&gt;&lt;strong&gt;Berthet One, page 1&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le caract&#232;re tr&#232;s relatif du t&#233;moignage est en outre volontaire. L'auteur admet avoir us&#233; de l'att&#233;nuation de mani&#232;re r&#233;guli&#232;re, notamment lorsqu'il aborde le sujet des surveillants, ou celui plus d&#233;licat des viols en prison. Il souhaitait, en plus d'assurer &#224; sa bande dessin&#233;e une large diffusion, &#171; &#233;viter le voyeurisme avec des sc&#232;nes dont tout le monde a d&#233;j&#224; connaissance [&lt;a href='#nb15' class='spip_note' rel='footnote' title='Entretien du 9 f&#233;vrier 2012.' id='nh15'&gt;15&lt;/a&gt;] &#187;. Au politiquement correct, qui est consubstantiel &#224; une bonne r&#233;insertion, s'ajoute une certaine forme de pudeur de la part de l'auteur, m&#234;me s'il n'h&#233;site pas &#224; se mettre en sc&#232;ne dans des situations qui peuvent &#234;tre consid&#233;r&#233;es comme humiliantes : malade, lors d'une fouille au corps, ou dans les douches.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le graffiti : t&#233;moignage et tentative d'appropriation de l'espace&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les graffitis sont des t&#233;moignages lacunaires mais &#233;loquents sur la vie en d&#233;tention. Ils ont &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;s dans plusieurs prisons contemporaines [&lt;a href='#nb16' class='spip_note' rel='footnote' title='Jean-Claude Vimont, &#171; Les graffiti de la colonie p&#233;nitentiaire des (...)' id='nh16'&gt;16&lt;/a&gt;]. Dans &lt;i&gt;&#201;crire en prison au XIXe si&#232;cle&lt;/i&gt;, Michelle Perrot dit &#224; ce sujet du prisonnier de l'&#233;poque : &#171; Priv&#233; de journaux, de livres, de correspondance, toujours &#233;troitement contingent&#233; et surveill&#233;, il est coup&#233; du monde et sans possibilit&#233; de parole. Ce qui lui reste ? Les murs. C'est pourquoi tant de prisonniers y ont grav&#233; leur nom, esquiss&#233; un dessin &#8211; un c&#339;ur perc&#233; d'une fl&#232;che au nom de leur amante &#8211;, inscrit une apostrophe, un slogan ou un vers, cris de haine ou d'amour. Ces graffitis manifestent, envers et contre tout, un besoin irr&#233;pressible d'expression [&lt;a href='#nb17' class='spip_note' rel='footnote' title='Michelle Perrot, &#171; &#201;crire en prison au xixe si&#232;cle &#187;, dans Les Ombres de (...)' id='nh17'&gt;17&lt;/a&gt;] &#187;. L'acc&#232;s aux livres, revues, &#224; la correspondance, et m&#234;me &#224; l'&#233;ducation, sont autant de paradigmes qui ont &#233;volu&#233; au XXe si&#232;cle. Mais le graffiti perdure comme t&#233;moignage lapidaire et tentative d'appropriation de l'espace &lt;i&gt;physique&lt;/i&gt; de la prison. En cela, les graffitis propos&#233;s par Berthet One dans &lt;i&gt;L'&#201;vasion&lt;/i&gt; sont en tous points conformes &#224; la description de Michelle Perrot. Sur le dessin de couverture figure un c&#339;ur perc&#233; d'une fl&#232;che et d&#233;di&#233; &#224; deux individus, manifestement de sexe masculin, un dessin repr&#233;sentant un pendu, un compte de jours d'incarc&#233;ration sous formes de barres, deux mentions &#224; l'auteur de la bande dessin&#233;e, la mention &#224; Hugo dont nous avons d&#233;j&#224; parl&#233;, une citation indirecte &#224; Shakespeare, deux d&#233;dicaces au quartier dont est originaire l'auteur, &#171; Vive le Neuf-Troa &#187; et &#171; Aubervilliers La Courneuve en force &#187;, et un message humoristique singeant une d&#233;lation &#171; Momo ma tuer &#187;. Les &lt;i&gt;topoi&lt;/i&gt; du graffiti carc&#233;ral sont ici r&#233;unis : la d&#233;dicace, la marque de pr&#233;sence personnelle et la r&#233;f&#233;rence g&#233;ographique au lieu d'origine. Dans toute la bande dessin&#233;e, l'auteur va utiliser les repr&#233;sentations du mur figur&#233; comme il s'est appropri&#233; le mur r&#233;el de la prison. On pourra, comme sur la couverture, y lire des d&#233;dicaces &#224; des amiti&#233;s n&#233;es en prison &#171; grosse d&#233;dicace &#224; JP et Madani [&lt;a href='#nb18' class='spip_note' rel='footnote' title='Berthet One, L'&#201;vasion, op. cit., notamment vignette 4 p. (...)' id='nh18'&gt;18&lt;/a&gt;] &#187;, des d&#233;comptes sous forme de barres qui reviennent r&#233;guli&#232;rement, de la m&#234;me mani&#232;re que les c&#339;urs perc&#233;s d'une fl&#232;che, des mentions textuelles ou iconographiques &#224; l'auteur, des mentions aux villes et quartiers d'origine des d&#233;tenus, et, afin de servir l'effet comique et/ou r&#233;aliste des planches, des incises et citations telles que &#171; ceux qui se contentent de peu ne manquent de rien [&lt;a href='#nb19' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., Vignette 5, p. 42.' id='nh19'&gt;19&lt;/a&gt;] &#187;, &#171; sachez que m&#234;me si mon corps est en cage mon esprit est ailleurs [&lt;a href='#nb20' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., Vignette 3, p. 48.' id='nh20'&gt;20&lt;/a&gt;] &#187;, de m&#234;me que de r&#233;guli&#232;res mentions &#224; Abiga&#235;lle, le double symbolique de l'avatar de l'auteur.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1917 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L320xH220/Vignette_3_page_48-63abf.jpg' width='320' height='220' alt='JPEG - 54.1 ko' style='height:220px;width:320px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:320px;'&gt;&lt;strong&gt;Berthet One, Vignette 3 page 48&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le graffiti est compris ici comme un discours parall&#232;le au sein de la bande dessin&#233;e. Il reproduit les lieux communs des graffitis carc&#233;raux, mais est utilis&#233; pour servir la bande dessin&#233;e, et parfois les d&#233;dicaces personnelles de l'auteur. On remarque l'&#224;-propos du message v&#233;hicul&#233; par les graffitis au sein des planches, et leur abondance, que l'on sait &#234;tre conforme &#224; la r&#233;alit&#233; carc&#233;rale. Vecteur de communication, ce type de marquage personnel de l'espace peut aussi &#234;tre compris comme une tentative d'appropriation de ce dernier par le d&#233;tenu, qui rend ainsi le mur de la prison moins impersonnel et marque un lieu de vie collectif de son empreinte individuelle.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'espace carc&#233;ral : des proc&#233;d&#233;s d'appropriation multiples&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La bande dessin&#233;e de Berthet One a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e en cours de d&#233;tention, mais son titre, &lt;i&gt;L'&#201;vasion&lt;/i&gt;, fait r&#233;f&#233;rence &#224; un ext&#233;rieur fantasm&#233;, que l'auteur admet rejoindre lorsqu'il dessine, comme il l'explique ouvertement dans une planche intitul&#233;e &#171; l'&#233;vasion [&lt;a href='#nb21' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., p. 45.' id='nh21'&gt;21&lt;/a&gt;] &#187;. La derni&#232;re vignette redouble l'explication graphique : &#171; Je deviens alors un prisonnier qui recouvre la libert&#233;, juste le temps d'un dessin [&lt;a href='#nb22' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., vignette 4, p. 45.' id='nh22'&gt;22&lt;/a&gt;] &#187;.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1920 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L320xH135/Vignette_4_page_45-7390d.jpg' width='320' height='135' alt='JPEG - 72.1 ko' style='height:135px;width:320px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:320px;'&gt;&lt;strong&gt;Berthet One, Vignette 4 page 45&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_1921 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L320xH218/Vignette_2_page_3-2-e754e.jpg' width='320' height='218' alt='JPEG - 58.3 ko' style='height:218px;width:320px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:320px;'&gt;&lt;strong&gt;Berthet One, Vignette 2 page 3&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La question de l'enfermement est abord&#233;e par contraste avec celle de la libert&#233;. Le terme de promiscuit&#233;, r&#233;current, est en revanche imm&#233;diatement mentionn&#233; d&#232;s la deuxi&#232;me vignette de la premi&#232;re planche [&lt;a href='#nb23' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., vignette 2, p. 3.' id='nh23'&gt;23&lt;/a&gt;]. Le personnage principal est mis en sc&#232;ne, tout au long de la bande dessin&#233;e, dans ses tentatives d'appropriation de l'espace carc&#233;ral, ou de r&#233;appropriation de son espace intime : le d&#233;sir et l'obtention d'une cellule individuelle [&lt;a href='#nb24' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., p. 4 et 5.' id='nh24'&gt;24&lt;/a&gt;], le difficile passage par la fouille au corps [&lt;a href='#nb25' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., p. 7.' id='nh25'&gt;25&lt;/a&gt;], les probl&#232;mes li&#233;s &#224; la maladie [&lt;a href='#nb26' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., p. 12.' id='nh26'&gt;26&lt;/a&gt;], l'absence d'intimit&#233; sanitaire [&lt;a href='#nb27' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., p. 16.' id='nh27'&gt;27&lt;/a&gt;], ou encore l'acclimatation &#224; un milieu peu adapt&#233; aux variations thermiques [&lt;a href='#nb28' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., p. 35.' id='nh28'&gt;28&lt;/a&gt;]. La prison est &#224; comprendre comme un espace de multiplication des contraintes, les crit&#232;res d'appropriation de ce type d'espace sont eux aussi restreints.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'appropriation d'un espace contraint en g&#233;n&#233;ral : crit&#232;res de possibilit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La mise en corr&#233;lation du corps humain et de l'espace n'est pas neuve. L'int&#233;r&#234;t des sciences sociales pour la pr&#233;gnance de l'espace sur le corps, du point de vue de la r&#233;ception d'un monument, est en revanche assez r&#233;cent. L'exemple foucaldien [&lt;a href='#nb29' class='spip_note' rel='footnote' title='Michel Foucault, Surveiller et Punir. Naissance de la prison, Paris, (...)' id='nh29'&gt;29&lt;/a&gt;] concernant la prison est certainement le plus connu. Mais ce n'est pas tant le concept de privation de libert&#233; qui int&#233;resse Michel Foucault que les m&#233;canismes du pouvoir qu'il sous-tend. &#192; la r&#233;clusion d'exclusion du XVIIIe si&#232;cle, cons&#233;cutive notamment aux lettres de cachet, succ&#232;de, aux XIXe et XXe si&#232;cles, une r&#233;clusion d'inclusion que Foucault nomme s&#233;questration. Il ne s'agit plus d'exclure les individus, mais de les fixer dans des institutions d'assujettissement. Dans &lt;i&gt;Surveiller et Punir&lt;/i&gt;, Foucault met la gestion de l'espace, concurremment &#224; celle du temps, au centre des m&#233;canismes de pouvoir qui r&#233;gissent cet assujettissement : le corps est alors premier r&#233;cepteur de ces m&#233;canismes, et transmetteur privil&#233;gi&#233; dans la cha&#238;ne de causalit&#233;s. Le travail de Michel Foucault tend &#224; d&#233;montrer la place centrale du corps dans les dispositifs punitifs en mettant en exergue celle, tout aussi d&#233;terminante, de l'architecture carc&#233;rale comme outil de ces m&#234;mes dispositifs. M&#234;me si le concept de prox&#233;mie [&lt;a href='#nb30' class='spip_note' rel='footnote' title='Edward T. Hall, La Dimension cach&#233;e [1966], Seuil, Paris, 1971.' id='nh30'&gt;30&lt;/a&gt;] &#233;tait d&#233;j&#224; un champ de recherches aux &#201;tats-Unis dans les ann&#233;es soixante, le pr&#233;c&#233;dent que cr&#233;e Foucault dans l'histoire des corps &#171; contraints &#187; par l'espace est &#224; l'origine, en Europe, de l'ouverture de champs tels que l'histoire du corps [&lt;a href='#nb31' class='spip_note' rel='footnote' title='Georges Vigarello, Le Corps redress&#233; [1977], Paris, A. Colin, (...)' id='nh31'&gt;31&lt;/a&gt;], ou encore la psychosociologie de l'espace [&lt;a href='#nb32' class='spip_note' rel='footnote' title='Abraham Moles et &#201;lisabeth Rohmer, Psychosociologie de l'espace, (...)' id='nh32'&gt;32&lt;/a&gt;]. Du corps &#171; dress&#233; &#187; par les disciplines de Foucault, Georges Vigarello passe au corps &#171; redress&#233; [&lt;a href='#nb33' class='spip_note' rel='footnote' title='Georges Vigarello, Le Corps redress&#233;, op. cit.' id='nh33'&gt;33&lt;/a&gt;] &#187; par les p&#233;dagogies. Les termes &#171; micropsychologie &#187; ou &#171; psychopathologie [&lt;a href='#nb34' class='spip_note' rel='footnote' title='Abraham Moles, &#171; Psychopathologie des grands ensembles &#187;, Education et (...)' id='nh34'&gt;34&lt;/a&gt;] &#187; sont fr&#233;quemment employ&#233;s dans des travaux d'architecture et d'urbanisme. La &#171; pauvret&#233; sensorielle de la plupart des b&#226;timents [&lt;a href='#nb35' class='spip_note' rel='footnote' title='Richard Sennett, La Chair et la Pierre. Le corps et la ville dans la (...)' id='nh35'&gt;35&lt;/a&gt;] &#187; et &#171; la st&#233;rilit&#233;, sur le plan tactile, de l'environnement urbain [&lt;a href='#nb36' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid.' id='nh36'&gt;36&lt;/a&gt;] &#187; sont autant de pr&#233;occupations &#224; l'origine de recherches sur l'exp&#233;rience physique du b&#226;ti.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le terme prox&#233;mie est un n&#233;ologisme cr&#233;&#233; par Edward T. Hall pour d&#233;signer &#171; l'ensemble des observations et th&#233;ories concernant l'usage que l'homme fait de l'espace en tant que produit culturel [&lt;a href='#nb37' class='spip_note' rel='footnote' title='Edward T. Hall, La Dimension cach&#233;e, op. cit., p. 13.' id='nh37'&gt;37&lt;/a&gt;] &#187;. Il insiste sur le fait qu'architectes et urbanistes ont tendance &#224; fa&#231;onner le cadre de vie de l'homme sans forc&#233;ment tenir compte de ses besoins prox&#233;miques. Hall est ethnologue et r&#233;investit les conclusions qu'il tire de l'&#233;tude des m&#233;canismes de l'espacement chez les animaux pour d&#233;duire les m&#233;canismes li&#233;s &#224; la saisie des distances chez l'homme. &lt;i&gt;La Dimension cach&#233;e&lt;/i&gt; est certes un ouvrage tr&#232;s partisan et volontiers vindicatif, mais il fait date en d&#233;finissant pr&#233;cis&#233;ment et en expliquant par l'exemple le concept de prox&#233;mie. Abraham Moles s'inspire lui aussi de l'&lt;i&gt;Environnemental&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Psychology&lt;/i&gt;, d&#233;velopp&#233;e aux &#201;tats-Unis en 1970, pour d&#233;finir ce qu'il appellera la &#171; psychosociologie de l'espace &#187;, qu'il d&#233;finit comme &#171; la perception de l'espace par celui qui l'habite [&lt;a href='#nb38' class='spip_note' rel='footnote' title='Abraham Moles et &#201;lisabeth Rohmer, Psychosociologie de l'espace, op. (...)' id='nh38'&gt;38&lt;/a&gt;] &#187;. L'approche mol&#233;sienne de la psychosociologie de l'espace prolonge les r&#233;flexions de Bachelard et Heidegger, et se rapproche de la ph&#233;nom&#233;nologie. Moles &#233;met un postulat : l'espace pur n'a pas d'existence, il n'existe que par r&#233;f&#233;rence &#224; un sujet. La psychosociologie de l'espace serait donc l'&#233;tude de la fa&#231;on dont l'individu appr&#233;hende &#8211; &#224; diff&#233;rents niveaux &#8211; l'espace et son contenu. Contrairement &#224; Hall, Moles s'int&#233;resse aussi &#224; la dimension affective de l'espace v&#233;cu. L'individu est au centre de la dialectique de Moles. Les approches de Moles et Hall sont &#224; rapprocher afin de d&#233;terminer les principaux modes d'appropriation de l'espace. Les &#233;tudes comparatives entreprises sur l'animal par Hall permettent de montrer comment les besoins de l'homme en espace varient en fonction de son environnement. Il d&#233;finit alors le principe de territorialit&#233;, &#224; savoir la conduite caract&#233;ristique adopt&#233;e par un organisme pour prendre possession d'un territoire et le d&#233;fendre contre les membres de sa propre esp&#232;ce. Des exp&#233;riences sur les animaux tendent &#224; d&#233;montrer que l'augmentation du nombre d'individus sur une aire donn&#233;e provoque un stress qui r&#233;ussit &#224; engendrer une r&#233;action endocrine l&#233;tale. La promiscuit&#233; au sein d'un m&#234;me espace a donc des cons&#233;quences biologiques &#224; l'origine de probl&#232;mes psychiques : l'exemple de l'augmentation du taux de suicide et d'agression en prison est assez probant. Hall parle de &#171; biochimie de la surpopulation [&lt;a href='#nb39' class='spip_note' rel='footnote' title='Edward T. Hall, La Dimension cach&#233;e, op. cit., p. 55-58.' id='nh39'&gt;39&lt;/a&gt;] &#187;. Il d&#233;montre alors que la promiscuit&#233; entra&#238;ne un stress du point de vue psychique et physique g&#233;n&#233;rant l'agressivit&#233; qui, quand elle augmente, suscite elle-m&#234;me un plus grand besoin d'espace. Chez les animaux, ce stress peut &#234;tre un facteur positif dans la mesure o&#249; il met en jeu la comp&#233;tition &#224; l'int&#233;rieur de l'esp&#232;ce plut&#244;t que la comp&#233;tition entre esp&#232;ces. Il n'en va pas de m&#234;me pour l'homme. Dans &lt;i&gt;L'&#201;vasion&lt;/i&gt;, l'agressivit&#233; ambiante est sous-entendue dans la plupart des planches. Quant au suicide, il est abord&#233; ouvertement dans deux planches [&lt;a href='#nb40' class='spip_note' rel='footnote' title='Berthet One, L'&#201;vasion, op. cit., p. 40 et 41.' id='nh40'&gt;40&lt;/a&gt;], dont l'une est opportun&#233;ment appel&#233;e &#171; d&#233;livrance &#187;, mettant en sc&#232;ne un d&#233;tenu &#224; l'isolement. Si l'on fait concorder ce type de t&#233;moignages avec ceux de Knobelspiess concernant les quartiers de haute s&#233;curit&#233; [&lt;a href='#nb41' class='spip_note' rel='footnote' title='Robert Knobelspiess, Quartier de Haute S&#233;curit&#233;, op. cit.' id='nh41'&gt;41&lt;/a&gt;], ou de Rouillan d'une mani&#232;re plus g&#233;n&#233;rale, on peut alors parler, concernant la prison, de &#171; cloaque comportemental [&lt;a href='#nb42' class='spip_note' rel='footnote' title='John Calhoun, &#171; Population Density and Social Pathology &#187;. Scientific (...)' id='nh42'&gt;42&lt;/a&gt;] &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Revenons au concept d'&#171; habiter &#187;, et rapprochons-le de ce type d'habitat sp&#233;cifique qu'est l'&#233;tablissement carc&#233;ral, en &#233;voquant le rapport de l'homme &#224; l'espace et aux m&#233;canismes de l'appropriation. Alors que la philosophie de l'&#233;tendue est domin&#233;e par l'&#233;quivalence du &#171; partout pareil &#187;, et donc de l'errance, la philosophie d'un espace centr&#233; a pour cons&#233;quence ce mouvement de l'&#234;tre de &#171; dominer l'espace plut&#244;t qu'&#234;tre domin&#233; par lui &#187;, &#224; savoir se l'approprier, s'y fixer, l'habiter. Les deux modes de perception de l'espace d&#233;terminent deux types d'appropriation : l'exploration et l'enracinement. L'appropriation favorise la diff&#233;renciation ici/ailleurs, ce qui est un mouvement affectif de fixation de l'&#234;tre. En termes d'espace architectural, la probl&#233;matique est double. La construction du point &lt;i&gt;ici&lt;/i&gt;, pour reprendre la terminologie de Moles, &lt;i&gt; &lt;/i&gt;est la probl&#233;matique de l'architecte, mais elle suppose une dialectique architecte/habitant afin que le ph&#233;nom&#232;ne d'appropriation puisse se cr&#233;er. Cette appropriation est le m&#233;canisme par lequel un &#234;tre se fixe dans un espace qu'il ressent comme &#233;tant le sien. Par cette appropriation, le sujet valorise son espace et se sent valoris&#233; par lui. Un ph&#233;nom&#232;ne d'identification se cr&#233;e. Dans le meilleur des cas, l'habitat devient la &lt;i&gt;vitrine&lt;/i&gt; de l'individu. Dans le cas contraire, l'individu subit son habitat et se trouve, par un m&#233;canisme analogique, humili&#233; par ce dernier. Les structures d'habitat collectif, espaces imposant la premi&#232;re contrainte de n'&#234;tre pas choisis, sont particuli&#232;rement propices &#224; la d&#233;finition des crit&#232;res de possibilit&#233; d'appropriation de l'espace. Il existe plusieurs espaces de l'isolement, qui se caract&#233;risent tous par la volont&#233; de mise au ban de la soci&#233;t&#233; d'un certain type de population, la prison en est un, et elle fait &#233;cho, comme type d'habitat collectif, &#224; un certain type de logement social g&#233;n&#233;rant lui aussi promiscuit&#233;, insalubrit&#233; &#233;ventuelle, et agressivit&#233; latente.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1922 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L320xH113/Vignette_1_page_21-2-c579d.jpg' width='320' height='113' alt='JPEG - 64.6 ko' style='height:113px;width:320px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:320px;'&gt;&lt;strong&gt;Berthet One, Vignette 1 page 21&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_1923 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L371xH277/Vignette_2_page_44-2-63af8.png' width='371' height='277' alt='PNG - 279.5 ko' style='height:277px;width:371px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Berthet One, Vignette 2 page 44&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_1924 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L320xH209/Vignette_4_page_20-9d929.jpg' width='320' height='209' alt='JPEG - 44.3 ko' style='height:209px;width:320px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:320px;'&gt;&lt;strong&gt;Berthet One, Vignette 4 page 20&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;L'&#201;vasion&lt;/i&gt;, la seule perspective visuelle que poss&#232;de le d&#233;tenu est le mur (de la cellule, des couloirs) ou les tours de la &lt;i&gt;cit&#233;&lt;/i&gt; dont il est originaire [&lt;a href='#nb43' class='spip_note' rel='footnote' title='Berthet One, L'&#201;vasion, op. cit., vignette 1, p. 21.' id='nh43'&gt;43&lt;/a&gt;]. Lorsque l'auteur met en sc&#232;ne son avatar en permission, il le repr&#233;sente marchant entre de hautes tours d'immeubles entass&#233;s [&lt;a href='#nb44' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., vignette 2, p. 44.' id='nh44'&gt;44&lt;/a&gt;], et lorsqu'il dessine un personnage libre, Abiga&#235;lle, elle est elle-m&#234;me mise en situation dans l'une de ces &lt;i&gt;cit&#233;s&lt;/i&gt; [&lt;a href='#nb45' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., vignette 4, p. 20.' id='nh45'&gt;45&lt;/a&gt;]. Le dessin ne propose aucune diff&#233;rence graphique entre les logements collectifs et les cellules carc&#233;rales. &#171; En prison, c'est comme dehors, les diff&#233;rences sont infimes. On revit les m&#234;mes choses, comme la violence, ou la mise &#224; l'amende [&lt;a href='#nb46' class='spip_note' rel='footnote' title='Entretien du 9 f&#233;vrier 2012.' id='nh46'&gt;46&lt;/a&gt;] &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le rapport &#224; l'espace clos&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Prenons en pr&#233;ambule la d&#233;finition que donne Erving Goffman d'une institution totalitaire : &#171; On peut d&#233;finir une institution totalitaire comme un lieu de r&#233;sidence et de travail o&#249; un grand nombre d'individus, plac&#233;s dans la m&#234;me situation, coup&#233;s du monde ext&#233;rieur pour une p&#233;riode relativement longue, m&#232;nent ensemble une vie recluse dont les modalit&#233;s sont explicitement et minutieusement r&#233;gl&#233;es. Les prisons constituent un bon exemple de ce type d'institutions, mais nombre de leurs traits caract&#233;ristiques se retrouvent dans des collectivit&#233;s dont les membres n'ont pas contrevenu aux lois [&lt;a href='#nb47' class='spip_note' rel='footnote' title='Erving Goffman, Asiles. &#201;tudes sur la condition sociale des maladies (...)' id='nh47'&gt;47&lt;/a&gt;] &#187;. En qualit&#233; d'institution totalitaire, la prison fait partie d'un tout, et doit &#234;tre comprise ainsi. Comme Foucault, Goffman consid&#232;re que si &#171; l'un des objectifs officiels les plus fr&#233;quemment invoqu&#233;s est la r&#233;&#233;ducation des reclus en fonction de quelque norme id&#233;ale [&lt;a href='#nb48' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., p. 121.' id='nh48'&gt;48&lt;/a&gt;] &#187;, la principale fonction de la prison consiste dans la mise en d&#233;p&#244;t de ses pensionnaires. Il y a alors une &#171; contradiction entre ce que font effectivement les institutions totalitaires et ce qu'elles sont cens&#233;es faire [&lt;a href='#nb49' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid.' id='nh49'&gt;49&lt;/a&gt;] &#187;. Il n'est pas question de &lt;i&gt;r&#233;&#233;ducation&lt;/i&gt; dans le r&#233;cit de Berthet One. En revanche, la possibilit&#233; de l'instruction et l'&#233;ventualit&#233; de la r&#233;cidive sont abord&#233;es. L'auteur a mis &#224; profit ses ann&#233;es de d&#233;tention pour passer le baccalaur&#233;at et un BTS de commerce. Mais il insiste sur le fait d'avoir &#233;t&#233; personnellement volontaire pour entamer cette d&#233;marche, et non pas sp&#233;cifiquement encourag&#233; par les diff&#233;rents acteurs de l'institution [&lt;a href='#nb50' class='spip_note' rel='footnote' title='Entretien du 9 f&#233;vrier 2012.' id='nh50'&gt;50&lt;/a&gt;]. La r&#233;cidive fait l'objet d'une planche intitul&#233;e &#171; chacun son projet &#187;. La derni&#232;re vignette montre deux d&#233;tenus faisant part de leur intention de persister dans leur comportement d&#233;lictueux au moment de leur sortie [&lt;a href='#nb51' class='spip_note' rel='footnote' title='Berthet One, L'&#201;vasion, op. cit., vignette 5, p. 10.' id='nh51'&gt;51&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1925 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L320xH150/Vignette_5_page_10-29310.jpg' width='320' height='150' alt='JPEG - 80.6 ko' style='height:150px;width:320px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:320px;'&gt;&lt;strong&gt;Berthet One, Vignette 5 page 10&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Ces mentions &#224; la possibilit&#233; d'instruction en cours de d&#233;tention et &#224; la r&#233;cidive &#233;ventuelle confirment l'id&#233;e qu'il n'y a pas une seule et unique exp&#233;rience d'incarc&#233;ration, m&#234;me dans un lieu de d&#233;tention identique, et que la possibilit&#233; de t&#233;moigner d&#233;pend en partie du niveau culturel du d&#233;tenu. Un t&#233;moignage est toujours unique et ne permet pas de d&#233;gager une norme. Comme au XIXe si&#232;cle, le t&#233;moignage du XXe si&#232;cle reste corr&#233;l&#233; au niveau culturel du d&#233;tenu et &#224; la nature avouable de son d&#233;lit. Cette hi&#233;rarchie au sein de la communaut&#233; carc&#233;rale est d'ailleurs montr&#233;e dans les planches intitul&#233;es &#171; le secret &#187; et le &#171; pointeur &#187; [&lt;a href='#nb52' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., p. 22 et 23.' id='nh52'&gt;52&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce qui concerne l'appr&#233;hension de l'espace, la premi&#232;re question qui se pose est de savoir, si l'on retient pour crit&#232;res d'analyse de l'espace environnant l'identit&#233;, la structure et la signification, quel rapport &#224; l'espace clos entretient celui qui le subit. L'identit&#233; du lieu reste, pour le d&#233;tenu, difficile &#224; d&#233;finir. La signification fait appel au symbole, c'est-&#224;-dire &#224; l'image mentale, ce que Kevin Lynch [&lt;a href='#nb53' class='spip_note' rel='footnote' title='Kevin Lynch, L'Image de la Cit&#233; [1960], Paris, Dunod, coll. &#171; Aspects (...)' id='nh53'&gt;53&lt;/a&gt;] nomme l'&#171; imagibilit&#233; &#187; qui est &#171; pour un objet physique, la qualit&#233; gr&#226;ce &#224; laquelle il a de grandes chances de provoquer une forte image chez n'importe quel observateur [&lt;a href='#nb54' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., p. 11.' id='nh54'&gt;54&lt;/a&gt;] &#187;. Cette notion interroge directement la r&#233;ception de la prison, qui est une notion difficile &#224; discerner dans le domaine du r&#233;el. La perception que le d&#233;tenu a de la prison est en outre d&#233;termin&#233;e par l'usage spatial qu'on le contraint &#224; en faire. Fran&#231;oise Lugassy a d&#233;montr&#233;, dans &lt;i&gt;Logement, Corps, Identit&#233;&lt;/i&gt;, que &#171; le logement est pour chacun un espace d'inscription de son identit&#233;, qui se compose dialectiquement avec l'identit&#233; inscrite au niveau de son corps [&lt;a href='#nb55' class='spip_note' rel='footnote' title='Fran&#231;oise Lugassy, Logement, Corps, Identit&#233;, Paris, Editions (...)' id='nh55'&gt;55&lt;/a&gt;] &#187;. Elle souligne en outre les formes de r&#233;gression personnelle, voire d'archa&#239;sation intellectuelle qu'implique le logement pour certains individus. Hall avait d&#233;j&#224; pos&#233; le postulat que &#171; en cr&#233;ant ce monde [l'homme] d&#233;termine en fait l'&lt;i&gt;organisme&lt;/i&gt; qu'il sera [&lt;a href='#nb56' class='spip_note' rel='footnote' title='Edward T. Hall, La Dimension cach&#233;e, op. cit., p. 17.' id='nh56'&gt;56&lt;/a&gt;] &#187;. S'il existe effectivement une synesth&#233;sie entre le logement, le d&#233;cideur et l'habitant, on peut conclure que le programme carc&#233;ral est non seulement le r&#233;v&#233;lateur de la conception de l'homme qu'&#233;pouse notre &#233;poque, mais qu'en plus le d&#233;tenu en serait impressionn&#233; au point de s'identifier &#224; cette cellule dans laquelle il est confin&#233;. Le logement est un marqueur identitaire. L'architecture, comprise en tant qu'espace organis&#233;, est aussi une projection de soi, pour reprendre le mot de Freud : &#171; le moi est avant tout une entit&#233; corporelle, non seulement une entit&#233; toute en surface, mais une entit&#233; correspondant &#224; la projection d'une surface [&lt;a href='#nb57' class='spip_note' rel='footnote' title='Sigmund Freud, Essais de psychanalyse, Paris, Payot, 1971, p. (...)' id='nh57'&gt;57&lt;/a&gt;] &#187;. L'espace architectur&#233; peut &#234;tre entendu comme intimement li&#233; au corps, ne repr&#233;sentant pas moins que &#171; la projection de l'extension de l'appareil psychique [&lt;a href='#nb58' class='spip_note' rel='footnote' title='Sigmund Freud, R&#233;sultats, id&#233;es, probl&#232;mes, Paris, PUF, 1985, p. (...)' id='nh58'&gt;58&lt;/a&gt;] &#187;. La prison est enfin comprise comme un tout. Dans &lt;i&gt;L'&#201;vasion&lt;/i&gt;, le premier gardien repr&#233;sent&#233; a la t&#234;te carr&#233;e, faisant &#233;cho aux briques apparentes sur le mur devant lequel se trouve le personnage [&lt;a href='#nb59' class='spip_note' rel='footnote' title='Berthet One, L'&#201;vasion, op. cit., vignette 5, p. 3.' id='nh59'&gt;59&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1927 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L500xH288/Vignettes_4_et_5_page_3-db5ea.jpg' width='500' height='288' alt='JPEG - 68.9 ko' style='height:288px;width:500px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Berthet One, Vignettes 4 et 5 page 3&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Gardien et prison font corps, &#224; proprement parler. En &#233;tablissant cette analogie, Berthet se situe dans la lign&#233;e des t&#233;moignages qui ont &#233;t&#233; apport&#233;s durant les deux derniers si&#232;cles, et ne s'en d&#233;marque que peu. Lorsque Maxime du Camp d&#233;crit la prison de Mazas dans la &lt;i&gt;Revue des Deux Mondes&lt;/i&gt;, en 1869, il va d&#233;j&#224; jusqu'&#224; assimiler le personnel de surveillance &#224; cet espace total et connot&#233;. Ainsi d&#233;crit-il un gardien, dans un mouvement m&#233;tonymique : &#171; &#192; le voir, on dirait qu'il participe de la prison m&#234;me ; il est muet comme elle, il ne rit pas ; s'il parle, c'est &#224; voix basse. C'est du reste une impression presque in&#233;vitable qui vous saisit lorsqu'on parcourt ces vastes &#233;tablissements cellulaires ; on s'y croit dans la chambre d'un malade, sensation instinctive et tr&#232;s juste, car les l&#233;sions morales sont des affections morbides tout aussi bien que les l&#233;sions de la chair [&lt;a href='#nb60' class='spip_note' rel='footnote' title='Maxime du Camp, &#171; Les Prisons de Paris &#187;, Revue des Deux Mondes, t. 83, (...)' id='nh60'&gt;60&lt;/a&gt;] &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Caract&#232;re pathog&#232;ne de la prison et d&#233;privation sensorielle&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le caract&#232;re pathog&#232;ne de la prison en tant qu'&#233;difice est largement illustr&#233; dans &lt;i&gt;L'&#201;vasion&lt;/i&gt;, une corr&#233;lation &#233;tant souvent &#233;tablie avec la promiscuit&#233; permanente. Les probl&#232;mes spatiaux sont en effet multiples au sein d'un &#233;difice carc&#233;ral, la surpopulation n'&#233;tant que le sympt&#244;me le plus visible. Il appara&#238;t, comme nous l'avons d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233;, que l'espace est un rep&#232;re dans l'analyse du bien-&#234;tre individuel et collectif. Les relations sensibles, subjectives ou quantitatives que les individus ou les groupes entretiennent avec l'espace conditionnent n&#233;cessairement leur &#233;tat psychologique et/ou biologique. La r&#233;sidence au sein d'un &#233;tablissement carc&#233;ral n'est pas un choix pour le d&#233;tenu. Contrairement au personnel p&#233;nitentiaire, pour lui, il n'y a pas d'ext&#233;rieur : la contrainte est double. Elle est &#224; la fois ce qui pr&#233;side au fait d'&#234;tre incarc&#233;r&#233;, et ce qui p&#232;se directement sur le d&#233;tenu par l'espace qu'il se voit dans l'obligation d'&lt;i&gt;habiter&lt;/i&gt;. Ce lieu de l'omnipr&#233;sence est tel qu'il d&#233;termine l'&#233;quilibre du d&#233;tenu : il projette ses normes et ses valeurs sur cette portion d'espace. Une relation r&#233;ciproque s'instaure : si l'espace est appropri&#233;, l'individu se sent aussi appartenir et d&#233;pendre de cet espace. Le d&#233;tenu habite-t-il alors sa cellule, avec les m&#233;canismes d'enracinement que cela implique ? Pour r&#233;pondre &#224; cette question, il faut revenir &#224; la d&#233;finition que Heidegger donne au sens de l'&#171; habiter &#187;, d&#233;fini comme &#171; la mani&#232;re dont les mortels sont sur la Terre &#187;, ou encore comme &#171; un trait fondamental de l'&#234;tre humain &#187; ainsi que le &#171; rapport des hommes aux lieux, ou par les lieux, &#224; l'espace [&lt;a href='#nb61' class='spip_note' rel='footnote' title='Martin Heidegger, &#171; B&#226;tir, Habiter, Penser &#187; dans Essais et Conf&#233;rences (...)' id='nh61'&gt;61&lt;/a&gt;] &#187;. La question de l'&lt;i&gt;habiter&lt;/i&gt; semble alors &#234;tre une question de pratiques, d'appropriations et de motivations, associ&#233;es aux repr&#233;sentations, valeurs, symboles, imaginaires qui ont pour r&#233;f&#233;rent un espace donn&#233;. &lt;i&gt;L'&#201;vasion&lt;/i&gt; met en sc&#232;ne un personnage principal qui s'est am&#233;nag&#233; des espaces de libert&#233; dans un faisceau de contraintes. L'emprise sur le temps est caract&#233;ris&#233;e par sa mise &#224; profit dans la reprise d'&#233;tude de l'auteur, et par la pratique du dessin de son avatar. En choisissant son activit&#233;, et en &#233;laborant des projets d'avenir, le d&#233;tenu se r&#233;inscrit dans une forme de ma&#238;trise de sa propre histoire. La ma&#238;trise de l'espace est toute autre. Si le personnage principal d&#233;crit sa condition privil&#233;gi&#233;e par la possession d'une cellule individuelle, l'auteur ne repr&#233;sente la prison que comme une succession d'espaces planes et gris constitu&#233;s de murs, couloirs, portes grillag&#233;es et barreaux. Une planche intitul&#233;e &#171; l'instant pr&#233;cieux [&lt;a href='#nb62' class='spip_note' rel='footnote' title='Berthet One, L'&#201;vasion, op. cit., p. 21.' id='nh62'&gt;62&lt;/a&gt;] &#187; est consacr&#233;e au moment de la promenade. La valeur donn&#233;e &#224; ce moment contraste avec le caract&#232;re sordide qui est allou&#233; &#224; la repr&#233;sentation de la cour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Marc Perelman dit de l'architecture qu'elle est &#171; universelle puisque tout le monde habite un espace enveloppant ; elle est un fait social et universel que l'on produit, et qui circule selon les modes et se reproduit sur toute la plan&#232;te. Il n'est pas d'existence possible sur la plan&#232;te sans lieu de protection, et par cons&#233;quent sans architecture [&lt;a href='#nb63' class='spip_note' rel='footnote' title='Marc Perelman, Construction du corps, Fabrique de l'architecture. (...)' id='nh63'&gt;63&lt;/a&gt;] &#187;. Or, nous venons de l'&#233;voquer de plusieurs mani&#232;res, l'espace carc&#233;ral n'est pas proprement un espace de protection, ni m&#234;me un espace de pr&#233;servation de celui qui l'occupe. L'environnement architectural est au contraire con&#231;u consciemment ou non comme une partie de la peine et un rem&#232;de au mal &#224; l'origine de la d&#233;linquance par le confinement et la s&#233;paration. L'&#233;difice carc&#233;ral, dans sa conformation m&#234;me, est g&#233;n&#233;rateur d'un isolement sensoriel pouvant &#234;tre &#224; l'origine de troubles psycho-pathologiques. Bernard Andrieu, dans son &#233;tude sur les techniques d'isolement sensoriel, avance que &#171; le corps humain est une mati&#232;re isolable de son environnement par la modification de ses modes d'existence, de ses rythmes biologiques et de ses habitus incorpor&#233;s. L'isolement est une technique de d&#233;composition de la constitution subjective dans le but de d&#233;corporer le moi corporel dans des structures et des exp&#233;riences ali&#233;nantes. L'enfermement favorise cette d&#233;corporation par le contr&#244;le direct et indirect des espaces, temps, activit&#233;s et interactions avec l'environnement corporel [&lt;a href='#nb64' class='spip_note' rel='footnote' title='Bernard Andrieu, &#171; Les Techniques d'isolement sensoriel : la (...)' id='nh64'&gt;64&lt;/a&gt;] &#187;. Le t&#233;moignage de Robert Knobelspiess [&lt;a href='#nb65' class='spip_note' rel='footnote' title='Robert Knobelspiess, QHS Quartier de Haute S&#233;curit&#233;, op. cit.' id='nh65'&gt;65&lt;/a&gt;] ou les travaux de Gwenaelle Aubry [&lt;a href='#nb66' class='spip_note' rel='footnote' title='Gwena&#235;lle Aubry, L'Isolement, Paris, Fayard, 2003.' id='nh66'&gt;66&lt;/a&gt;] &#233;tayent la th&#232;se d'Andrieu. Le premier, d&#233;crivant un quartier de haute s&#233;curit&#233; (QHS) d&#233;peint de la mani&#232;re suivante ce qui n'est rien d'autre qu'une forme d'&#171; extermination esth&#233;siologique [&lt;a href='#nb67' class='spip_note' rel='footnote' title='Bernard Andrieu, &#171; Les Techniques d'isolement sensoriel &#187;, op. cit., (...)' id='nh67'&gt;67&lt;/a&gt;] &#187; : &#171; La &#8220;privation sensorielle&#8221; ne laisse &#233;chapper personne. Elle vous brise, morceau par morceau, effiloche votre r&#233;sistance quand vous sentez s'endormir votre m&#233;moire, d&#233;soriente vos sens, ramollit votre corps, d&#233;t&#233;riore votre organe sournoisement, fait tourner &#224; vide votre capacit&#233; de penser, r&#233;gresser votre intelligence [&lt;a href='#nb68' class='spip_note' rel='footnote' title='Robert Knobelspiess, QHS, op. cit., cit&#233; dans Bernard Andrieu, &#171; Les (...)' id='nh68'&gt;68&lt;/a&gt;] &#187;. La d&#233;privation sensorielle n'est pas pr&#233;sent&#233;e en tant que telle dans l'&#339;uvre de Berthet One, mais sa mani&#232;re de d&#233;crire le quotidien d'un d&#233;tenu est &#233;loquente. La planche consacr&#233;e &#224; la fouille [&lt;a href='#nb69' class='spip_note' rel='footnote' title='Berthet One, L'&#201;vasion, op. cit., p. 7.' id='nh69'&gt;69&lt;/a&gt;] met en sc&#232;ne un personnage principal d&#233;muni face &#224; une pratique qui le prive de toute emprise sur son propre corps. Sont &#224; noter aussi de nombreuses r&#233;f&#233;rences &#224; la privation sensuelle et sexuelle [&lt;a href='#nb70' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., p. 9, 14, 43 et 45.' id='nh70'&gt;70&lt;/a&gt;], et au manque d'intimit&#233;, notamment dans les parties sanitaires [&lt;a href='#nb71' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., p. 16 et 17.' id='nh71'&gt;71&lt;/a&gt;]. L'hygi&#232;ne est repr&#233;sent&#233;e comme un probl&#232;me &#224; plusieurs reprises, la planche intitul&#233;e &#171; la douche [&lt;a href='#nb72' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid., p. 34.' id='nh72'&gt;72&lt;/a&gt;] &#187; confronte le peu de possibilit&#233;s offertes aux d&#233;tenus de se laver, le peu de volont&#233; que certains d'entre eux ont de le faire, et les cons&#233;quences pathog&#232;nes qui en d&#233;coulent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand Jules Vall&#232;s a d&#233;crit les journ&#233;es qu'il passait &#224; la prison de Mazas, il d&#233;peignait un enchainement d'heures interminables rythm&#233; de mani&#232;re rituelle au point que le d&#233;tenu peut en perdre la raison : &#171; Citez-moi un d&#233;tenu cellulaire qui ait accouch&#233; dans sa cellule d'une &#339;uvre. On ne sait plus parler de la nature ou de l'homme d&#232;s qu'on est loin de l'une et de l'autre. La pens&#233;e travaille encore, mais n'est plus f&#233;conde. On devient mulet dans la captivit&#233;. Le cerveau, dans le vide, s'affaisse et s'ahurit ! Et l'ennui arrive, l'ennui plus horrible que la douleur, l'ennui dans lequel on enfonce comme un naufrag&#233; dans la vase, en avalant toujours et en revomissant sans cesse sa boue &#233;paisse et fade [&lt;a href='#nb73' class='spip_note' rel='footnote' title='Jules Vall&#232;s, &#171; Mazas &#187;, La Rue, 15 juin 1867.' id='nh73'&gt;73&lt;/a&gt;] ! &#187;. Le dessinateur Berthet One, en terminant sa bande dessin&#233;e en &#233;tat de d&#233;tention, est le t&#233;moin d'une &#233;volution des pratiques carc&#233;rales autant que du ressenti du d&#233;tenu, tout en proposant un t&#233;moignage que l'on peut ais&#233;ment, comme on l'a vu, rapprocher d'autres productions litt&#233;raires traitant du m&#234;me objet. Jules Vall&#232;s d&#233;crivait l'horreur de l'isolement cellulaire, Berthet One fait part de sa chance d'avoir une cellule individuelle, tout en subissant par ailleurs la promiscuit&#233; au sein des parties communes. La d&#233;privation sensorielle est r&#233;elle, et elle est subie, mais att&#233;nu&#233;e par la ma&#238;trise que le d&#233;tenu avait de son temps, par la reprise d'&#233;tudes et du dessin. Le caract&#232;re volontairement romanc&#233; et distanci&#233; du r&#233;cit fait de &lt;i&gt;L'&#201;vasion&lt;/i&gt; un t&#233;moignage qui se situe dans l'autofiction plus que l'autobiographie. Toujours est-il que Berthet One nous livre un t&#233;moignage original &#8211; d'abord par son caract&#232;re principalement graphique &#8211; d'une exp&#233;rience assez pauvre en sources directes. Ce qui am&#232;ne l'historien &#224; s'interroger de mani&#232;re sp&#233;cifique sur les nouveaux medias testimoniaux issus notamment de la culture urbaine tels que le graffiti ou le dessin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Bernadette Morand, &lt;i&gt;Les &#201;crits des prisonniers politiques&lt;/i&gt;, Paris, PUF, coll. &#171; Sup. Section Litt&#233;ratures modernes &#187;, 1976, p. 42.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] Il s'agit du GIP, &#171; Groupe d'information sur les prisons &#187;, mouvement d'action et d'information issu du manifeste du 8 f&#233;vrier 1971, ayant pour but de permettre la prise de parole des d&#233;tenus et la mobilisation des intellectuels et professionnels impliqu&#233;s dans le syst&#232;me carc&#233;ral. Celui&#8211;ci eut un effet direct, l'entr&#233;e dans les prisons de la presse et de la radio, jusque l&#224; interdits.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] Robert Knobelspiess, &lt;i&gt;Quartier de Haute S&#233;curit&#233;&lt;/i&gt;, Paris, Stock, 1980, p. 68.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh4' id='nb4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;] Marthe Guimier-Mayenc, &lt;i&gt;Prison-v&#233;cue, Prisons imagin&#233;es au xixe si&#232;cle&lt;/i&gt;, Grenoble 3, Th&#232;se litt&#233;rature contemporaine, 1989, p. 25.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh5' id='nb5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;] Berthet One, &lt;i&gt;L'&#201;vasion. Journal d'un condamn&#233;&lt;/i&gt;, Chilly-Mazarin, Indeez, 2011.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh6' id='nb6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='footnote'&gt;6&lt;/a&gt;] Entretien r&#233;alis&#233; le 9 f&#233;vrier 2012.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh7' id='nb7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='footnote'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh8' id='nb8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='footnote'&gt;8&lt;/a&gt;] Berthet One, vignette 3, p. 3.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh9' id='nb9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='footnote'&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, vignette 3, p. 24.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh10' id='nb10' class='spip_note' title='Notes 10' rev='footnote'&gt;10&lt;/a&gt;] Entretien du 9 f&#233;vrier 2012.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh11' id='nb11' class='spip_note' title='Notes 11' rev='footnote'&gt;11&lt;/a&gt;] Victor Hugo, &lt;i&gt;Le Dernier Jour d'un condamn&#233;&lt;/i&gt; [1829], &#233;dition pr&#233;sent&#233;e, &#233;tablie et annot&#233;e par Roger Borderie, Paris, Gallimard, coll. &#171; Folio classique &#187;, 2000, p. 40.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh12' id='nb12' class='spip_note' title='Notes 12' rev='footnote'&gt;12&lt;/a&gt;] Victor Hugo, &lt;i&gt;Claude Gueux&lt;/i&gt; [1834], pr&#233;sentation, notes, chronologie et dossier par Flore Delain, Paris, Flammarion, 2007.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh13' id='nb13' class='spip_note' title='Notes 13' rev='footnote'&gt;13&lt;/a&gt;] Jean-Marc Rouillan, &lt;i&gt;Chroniques carc&#233;rales. 2004-2007&lt;/i&gt;, Marseille, Agone, 2007 ; Jean-Marc Rouillan, &lt;i&gt;Paul des &#201;pinettes et moi. Sur la maladie et la mort en prison&lt;/i&gt;, Marseille, Agone, 2010.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh14' id='nb14' class='spip_note' title='Notes 14' rev='footnote'&gt;14&lt;/a&gt;] Robert Knobelspiess, &lt;i&gt;Quartier de Haute S&#233;curit&#233;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;op. cit&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh15' id='nb15' class='spip_note' title='Notes 15' rev='footnote'&gt;15&lt;/a&gt;] Entretien du 9 f&#233;vrier 2012.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh16' id='nb16' class='spip_note' title='Notes 16' rev='footnote'&gt;16&lt;/a&gt;] Jean-Claude Vimont, &#171; Les graffiti de la colonie p&#233;nitentiaire des Douaires, Histoire et archives &#187;, n&#176;2, 1998, p. 139-155 ; Jean-Claude Vimont, &lt;a href=&quot;http://www.cairn.info/revue-societes-et-representations-2008-1-p-193.htm&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&#171; Graffiti en p&#233;ril &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Soci&#233;t&#233;s et repr&#233;sentations&lt;/i&gt;, n&#176;25, 2008, p. 193-202 ; Jean-Claude Vimont, &quot;&lt;a href=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/article693.html&quot; class='spip_out'&gt;Les graffiti de la maison d'arr&#234;t du Havre&lt;/a&gt;&quot;, &lt;i&gt;Criminocorpus&lt;/i&gt;, 2010.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh17' id='nb17' class='spip_note' title='Notes 17' rev='footnote'&gt;17&lt;/a&gt;] Michelle Perrot, &#171; &#201;crire en prison au xixe si&#232;cle &#187;, dans &lt;i&gt;Les Ombres de l'histoire&lt;/i&gt;, Paris, Flammarion, 2001, p. 245.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh18' id='nb18' class='spip_note' title='Notes 18' rev='footnote'&gt;18&lt;/a&gt;] Berthet One, &lt;i&gt;L'&#201;vasion&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, notamment vignette 4 p. 3.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh19' id='nb19' class='spip_note' title='Notes 19' rev='footnote'&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, Vignette 5, p. 42.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh20' id='nb20' class='spip_note' title='Notes 20' rev='footnote'&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, Vignette 3, p. 48.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh21' id='nb21' class='spip_note' title='Notes 21' rev='footnote'&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, p. 45.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh22' id='nb22' class='spip_note' title='Notes 22' rev='footnote'&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, vignette 4, p. 45.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh23' id='nb23' class='spip_note' title='Notes 23' rev='footnote'&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, vignette 2, p. 3.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh24' id='nb24' class='spip_note' title='Notes 24' rev='footnote'&gt;24&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, p. 4 et 5.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh25' id='nb25' class='spip_note' title='Notes 25' rev='footnote'&gt;25&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, p. 7.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh26' id='nb26' class='spip_note' title='Notes 26' rev='footnote'&gt;26&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, p. 12.&lt;i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh27' id='nb27' class='spip_note' title='Notes 27' rev='footnote'&gt;27&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid., &lt;/i&gt;p. 16.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh28' id='nb28' class='spip_note' title='Notes 28' rev='footnote'&gt;28&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid., &lt;/i&gt;p. 35.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh29' id='nb29' class='spip_note' title='Notes 29' rev='footnote'&gt;29&lt;/a&gt;] Michel Foucault, &lt;i&gt;Surveiller et Punir. Naissance de la prison&lt;/i&gt;, Paris, Gallimard, coll. &#171; Biblioth&#232;que des histoires &#187;, 1975.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh30' id='nb30' class='spip_note' title='Notes 30' rev='footnote'&gt;30&lt;/a&gt;] Edward T. Hall, &lt;i&gt;La Dimension cach&#233;e &lt;/i&gt;[1966], Seuil, Paris, 1971.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh31' id='nb31' class='spip_note' title='Notes 31' rev='footnote'&gt;31&lt;/a&gt;] Georges Vigarello, &lt;i&gt;Le Corps redress&#233; &lt;/i&gt;[1977], Paris, A. Colin, 2004.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh32' id='nb32' class='spip_note' title='Notes 32' rev='footnote'&gt;32&lt;/a&gt;] Abraham Moles et &#201;lisabeth Rohmer, &lt;i&gt;Psychosociologie de l'espace&lt;/i&gt;, textes rassembl&#233;s, mis en forme et pr&#233;sent&#233;s par Victor Schwach, Paris, L'Harmattan, 1998.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh33' id='nb33' class='spip_note' title='Notes 33' rev='footnote'&gt;33&lt;/a&gt;] Georges Vigarello, &lt;i&gt;Le Corps redress&#233;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh34' id='nb34' class='spip_note' title='Notes 34' rev='footnote'&gt;34&lt;/a&gt;] Abraham Moles, &#171; Psychopathologie des grands ensembles &#187;, &lt;i&gt;Education et culture&lt;/i&gt;, n&#176; 18, Strasbourg, 1972, p. 4-9.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh35' id='nb35' class='spip_note' title='Notes 35' rev='footnote'&gt;35&lt;/a&gt;] Richard Sennett, &lt;i&gt;La Chair et la Pierre. Le corps et la ville dans la civilisation occidentale&lt;/i&gt;, Paris, &#233;d. de La Passion, 2002, p. 13.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh36' id='nb36' class='spip_note' title='Notes 36' rev='footnote'&gt;36&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh37' id='nb37' class='spip_note' title='Notes 37' rev='footnote'&gt;37&lt;/a&gt;] Edward T. Hall, &lt;i&gt;La Dimension cach&#233;e&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;op. cit., &lt;/i&gt;p. 13.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh38' id='nb38' class='spip_note' title='Notes 38' rev='footnote'&gt;38&lt;/a&gt;] Abraham Moles et &#201;lisabeth Rohmer, &lt;i&gt;Psychosociologie de l'espace&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;op. cit., &lt;/i&gt;p. 7&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh39' id='nb39' class='spip_note' title='Notes 39' rev='footnote'&gt;39&lt;/a&gt;] Edward T. Hall, &lt;i&gt;La Dimension cach&#233;e&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;op. cit., &lt;/i&gt;p. 55-58.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh40' id='nb40' class='spip_note' title='Notes 40' rev='footnote'&gt;40&lt;/a&gt;] Berthet One, &lt;i&gt;L'&#201;vasion&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; op. cit., &lt;/i&gt;p. 40 et 41.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh41' id='nb41' class='spip_note' title='Notes 41' rev='footnote'&gt;41&lt;/a&gt;] Robert Knobelspiess, &lt;i&gt;Quartier de Haute S&#233;curit&#233;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;op. cit&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh42' id='nb42' class='spip_note' title='Notes 42' rev='footnote'&gt;42&lt;/a&gt;] John Calhoun, &#171; Population Density and Social Pathology &#187;.&lt;i&gt; Scientific American&lt;/i&gt;, vol. 206, f&#233;vrier 1962, p. 139-146.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh43' id='nb43' class='spip_note' title='Notes 43' rev='footnote'&gt;43&lt;/a&gt;] Berthet One, &lt;i&gt;L'&#201;vasion&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;op. cit., &lt;/i&gt;vignette 1, p. 21.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh44' id='nb44' class='spip_note' title='Notes 44' rev='footnote'&gt;44&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid., &lt;/i&gt;vignette 2, p. 44.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh45' id='nb45' class='spip_note' title='Notes 45' rev='footnote'&gt;45&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid., &lt;/i&gt;vignette 4, p. 20.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh46' id='nb46' class='spip_note' title='Notes 46' rev='footnote'&gt;46&lt;/a&gt;] Entretien du 9 f&#233;vrier 2012.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh47' id='nb47' class='spip_note' title='Notes 47' rev='footnote'&gt;47&lt;/a&gt;] Erving Goffman, &lt;i&gt;Asiles. &#201;tudes sur la condition sociale des maladies mentaux &lt;/i&gt;[1961], Paris, &#233;d. de Minuit, 1968.,&lt;i&gt; &lt;/i&gt;p. 41.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh48' id='nb48' class='spip_note' title='Notes 48' rev='footnote'&gt;48&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid., &lt;/i&gt;p. 121.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh49' id='nb49' class='spip_note' title='Notes 49' rev='footnote'&gt;49&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh50' id='nb50' class='spip_note' title='Notes 50' rev='footnote'&gt;50&lt;/a&gt;] Entretien du 9 f&#233;vrier 2012.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh51' id='nb51' class='spip_note' title='Notes 51' rev='footnote'&gt;51&lt;/a&gt;] Berthet One, &lt;i&gt;L'&#201;vasion&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;op. cit., &lt;/i&gt;vignette 5, p. 10.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh52' id='nb52' class='spip_note' title='Notes 52' rev='footnote'&gt;52&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;., p. 22 et 23.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh53' id='nb53' class='spip_note' title='Notes 53' rev='footnote'&gt;53&lt;/a&gt;] Kevin Lynch, &lt;i&gt;L'Image de la Cit&#233; &lt;/i&gt;[1960], Paris, Dunod, coll. &#171; Aspects de l'urbanisme &#187;, 1971.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh54' id='nb54' class='spip_note' title='Notes 54' rev='footnote'&gt;54&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid., &lt;/i&gt;p. 11.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh55' id='nb55' class='spip_note' title='Notes 55' rev='footnote'&gt;55&lt;/a&gt;] Fran&#231;oise Lugassy, &lt;i&gt;Logement, Corps, Identit&#233;&lt;/i&gt;, Paris, Editions universitaires, 1989, p. 9.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh56' id='nb56' class='spip_note' title='Notes 56' rev='footnote'&gt;56&lt;/a&gt;] Edward T. Hall, &lt;i&gt;La Dimension cach&#233;e&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;op. cit., &lt;/i&gt;p. 17.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh57' id='nb57' class='spip_note' title='Notes 57' rev='footnote'&gt;57&lt;/a&gt;] Sigmund Freud, &lt;i&gt;Essais de psychanalyse&lt;/i&gt;, Paris, Payot, 1971, p. 194.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh58' id='nb58' class='spip_note' title='Notes 58' rev='footnote'&gt;58&lt;/a&gt;] Sigmund Freud, &lt;i&gt;R&#233;sultats, id&#233;es, probl&#232;mes&lt;/i&gt;, Paris, PUF, 1985, p. 288.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh59' id='nb59' class='spip_note' title='Notes 59' rev='footnote'&gt;59&lt;/a&gt;] Berthet One, &lt;i&gt;L'&#201;vasion&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;op. cit., &lt;/i&gt;vignette 5, p. 3.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh60' id='nb60' class='spip_note' title='Notes 60' rev='footnote'&gt;60&lt;/a&gt;] Maxime du Camp, &#171; Les Prisons de Paris &#187;, &lt;i&gt;Revue des Deux Mondes&lt;/i&gt;, t. 83, 1869.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh61' id='nb61' class='spip_note' title='Notes 61' rev='footnote'&gt;61&lt;/a&gt;] Martin Heidegger, &#171; B&#226;tir, Habiter, Penser &#187; dans &lt;i&gt;Essais et Conf&#233;rences &lt;/i&gt;[1954], Paris, Gallimard, 2010, p. 175.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh62' id='nb62' class='spip_note' title='Notes 62' rev='footnote'&gt;62&lt;/a&gt;] Berthet One, &lt;i&gt;L'&#201;vasion&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;op. cit., &lt;/i&gt;p. 21.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh63' id='nb63' class='spip_note' title='Notes 63' rev='footnote'&gt;63&lt;/a&gt;] Marc Perelman, &lt;i&gt;Construction du corps, Fabrique de l'architecture. Figures, Histoire, Spectacle&lt;/i&gt;, Paris, Editions de la Passion, 1994, p. 106.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh64' id='nb64' class='spip_note' title='Notes 64' rev='footnote'&gt;64&lt;/a&gt;] Bernard Andrieu, &#171; Les Techniques d'isolement sensoriel : la d&#233;saffection punitive du corps prisonnier &#187;, dans &lt;i&gt;Les Sph&#232;res du p&#233;nal avec Michel Foucault. Histoire et sociologie du droit de punir&lt;/i&gt;, textes r&#233;unis et pr&#233;sent&#233;s par Marco Cicchini et Michel Porret, Lausanne, Antipodes, 2007, p. 268.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh65' id='nb65' class='spip_note' title='Notes 65' rev='footnote'&gt;65&lt;/a&gt;] Robert Knobelspiess, &lt;i&gt;QHS Quartier de Haute S&#233;curit&#233;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh66' id='nb66' class='spip_note' title='Notes 66' rev='footnote'&gt;66&lt;/a&gt;] Gwena&#235;lle Aubry, &lt;i&gt;L'Isolement&lt;/i&gt;, Paris, Fayard, 2003.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh67' id='nb67' class='spip_note' title='Notes 67' rev='footnote'&gt;67&lt;/a&gt;] Bernard Andrieu, &#171; Les Techniques d'isolement sensoriel &#187;, &lt;i&gt;op. cit., &lt;/i&gt;p. 269.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh68' id='nb68' class='spip_note' title='Notes 68' rev='footnote'&gt;68&lt;/a&gt;] Robert Knobelspiess, &lt;i&gt;QHS&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;op. cit., &lt;/i&gt;cit&#233; dans Bernard Andrieu, &#171; Les Techniques d'isolement sensoriel &#187;, &lt;i&gt;op. cit., &lt;/i&gt;p. 269.&lt;i&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh69' id='nb69' class='spip_note' title='Notes 69' rev='footnote'&gt;69&lt;/a&gt;] Berthet One, &lt;i&gt;L'&#201;vasion&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;op. cit., &lt;/i&gt;p. 7.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh70' id='nb70' class='spip_note' title='Notes 70' rev='footnote'&gt;70&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid., &lt;/i&gt;p. 9, 14, 43 et 45.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh71' id='nb71' class='spip_note' title='Notes 71' rev='footnote'&gt;71&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid., &lt;/i&gt;p. 16 et 17.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh72' id='nb72' class='spip_note' title='Notes 72' rev='footnote'&gt;72&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Ibid., &lt;/i&gt;p. 34.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh73' id='nb73' class='spip_note' title='Notes 73' rev='footnote'&gt;73&lt;/a&gt;] Jules Vall&#232;s, &#171; Mazas &#187;, &lt;i&gt;La Rue&lt;/i&gt;, 15 juin 1867.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Armand Falli&#232;res, un Pr&#233;sident abolitionniste</title>
		<link>http://www.criminocorpus.cnrs.fr/spip.php?article776</link>
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		<dc:date>2012-02-28T12:16:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Victorien</dc:creator>



		<description>L'histoire de la peine de mort en France a fait l'objet d'une belle exposition due &#224; Jean-Claude Farcy et publi&#233;e en ligne sur Criminocorpus. Aux c&#244;t&#233;s de cette exposition, des compl&#233;ments pr&#233;cieux expliquent pourquoi il a fallu attendre deux si&#232;cles pour assister &#224; l'abolition de ce ch&#226;timent ( on citera notamment la reproduction des diff&#233;rents d&#233;bats parlementaires, un riche article de synth&#232;se et des &#233;l&#233;ments bibliographiques) . La rubrique recherche, et plus (...)

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&lt;a href="http://www.criminocorpus.cnrs.fr/spip.php?rubrique129" rel="directory"&gt;Ecrits sur le crime et le criminel, la punition et l'emprisonnement&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'histoire de la peine de mort en France a fait l'objet d'une belle exposition due &#224; &lt;a href=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/article13.html&quot; class='spip_out'&gt;Jean-Claude Farcy&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/spip.php?rubrique33&quot; class='spip_out'&gt;publi&#233;e en ligne sur Criminocorpus&lt;/a&gt;. Aux c&#244;t&#233;s de cette exposition, &lt;a href=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/rubrique35.html&quot; class='spip_out'&gt;des compl&#233;ments pr&#233;cieux&lt;/a&gt; expliquent pourquoi il a fallu attendre deux si&#232;cles pour assister &#224; l'abolition de ce ch&#226;timent ( on citera notamment la reproduction des diff&#233;rents d&#233;bats parlementaires, un riche article de synth&#232;se et des &#233;l&#233;ments bibliographiques) . La rubrique recherche, et plus particuli&#232;rement la sous-rubrique du GRHIS rouennais a &#233;galement pr&#233;sent&#233; une contribution d'H&#233;l&#232;ne Rannou sur &lt;a href=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/article708.html&quot; class='spip_out'&gt;Jules Durand&lt;/a&gt;, ce militant syndicaliste havrais, condamn&#233; &#224; mort et qui sombra dans la folie. Elle compte aussi un premier article de Marie Gloris Bardiaux-Va&#239;ente sur &lt;a href=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/article763.html&quot; class='spip_out'&gt;Charles Lucas et le mouvement europ&#233;en d'abolition de la peine de mort&lt;/a&gt;. Voici un deuxi&#232;me article de cette auteure sur le pr&#233;sident abolitionniste Armand Falli&#232;res. (J-C V)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie Gloris BARDIAUX-VA&#207;ENTE&lt;/strong&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Doctorante en Histoire &#224; l'universit&#233; de Bordeaux III, doctorante (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1908 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:310px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L310xH480/marie4-f3a97.jpg' width='310' height='480' alt='JPEG - 58.1 ko' style='height:480px;width:310px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:310px;'&gt;&lt;strong&gt;La guillotine est r&#233;tablie. Le p&#232;re &quot;gratias&quot; a le cauchemar&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but du XXe si&#232;cle, cela fait plus de cent cinquante ans que philosophes et humanistes prennent position sur la question du ch&#226;timent supr&#234;me. Paradoxalement, en France, la l&#233;gislation ne progresse pas. L'une des causes de cette distorsion est l'accumulation des d&#233;sordres et instabilit&#233;s politiques. L'abolition de la peine de mort ne peut &#234;tre juridiquement vot&#233;e en temps de guerre, de troubles, de r&#233;gimes politiques fragiles ou reposants sur une force non d&#233;mocratique. C'est un sch&#233;ma un peu simpliste mais r&#233;el, du XIXe si&#232;cle fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est sous la Troisi&#232;me R&#233;publique, et dans un contexte politique &#8211; s'il n'est serein, du moins semble-t-il apais&#233; &#8211; qu'a lieu le grand d&#233;bat d'ensemble sur la question de l'abrogation de la peine capitale. Contrairement &#224; 1791, o&#249; le programme abolitionniste est li&#233; &#224; une r&#233;forme p&#233;nale (celle qui donne lieu &#224; la cr&#233;ation du Code p&#233;nal r&#233;volutionnaire), et &#224; 1848 o&#249; il est raccord&#233; &#224; une r&#233;forme constitutionnelle (qui consacre l'abrogation de la peine capitale en mati&#232;re politique et pr&#233;voit son remplacement par la d&#233;tention en enceinte fortifi&#233;e), la question est &#233;tudi&#233;e comme une question &#224; part enti&#232;re et fait l'objet d'un traitement sp&#233;cifique en 1906.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;R&#233;guli&#232;rement des parlementaires r&#233;clament un d&#233;bat sur l'abolition de la peine de mort. Ces demandes sont sans suite jusqu'aux &#233;lections pr&#233;sidentielle et l&#233;gislatives de 1906 qui marquent l'arriv&#233;e au pouvoir des radicaux. Armand Falli&#232;res (1841-1931), abolitionniste convaincu, est &#233;lu &#224; la Pr&#233;sidence de la R&#233;publique contre Paul Doumer. Ancien pr&#233;sident du S&#233;nat, s&#233;nateur radical du Lot-et-Garonne, le nouveau chef de l'&#201;tat nomme Georges Clemenceau &#224; la pr&#233;sidence du Conseil le 25 octobre 1906. Falli&#232;res, Clemenceau et les ministres de la Justice successifs, Guyot-Dessaigne et Briand, sont &#224; une p&#233;riode-cl&#233; de leurs carri&#232;res politiques respectives et ils souhaitent marquer leur &#233;poque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Armand Falli&#232;res met imm&#233;diatement &#224; l'ordre du jour le d&#233;bat sur l'abolition de la peine capitale. C'est &#224; Guyot-Dessaigne qu'incombe la responsabilit&#233; de mettre en &#339;uvre ce programme. Son d&#233;c&#232;s pr&#233;matur&#233; en d&#233;cembre 1907 &#224; un moment strat&#233;gique du d&#233;bat sur la peine de mort entra&#238;ne la nomination de Briand qui poursuit son combat. Le projet de loi soumis &#224; la Chambre est sans ambigu&#239;t&#233; : &#171; La peine de mort est abolie, except&#233; dans les cas o&#249; elle est &#233;dict&#233;e par les codes de justice militaire pour les crimes commis en temps de guerre [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Jean Imbert, La Peine de mort, Paris, PUF, &#171; Que sais-je ? &#187;, 2002 [1re &#233;d. (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]. &#187; Le texte d&#233;pos&#233; en 1906 n'arrive en discussion devant l'Assembl&#233;e que le 8 d&#233;cembre 1908. Il est soutenu par des hommes politiques tels que Jean Jaur&#232;s ou Paul Deschanel, et combattu par Maurice Barr&#232;s : &#171; Je suis partisan du maintien de la peine de mort. Du maintien et de l'application [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='Jean Garrigues, Les Grands Discours parlementaires de la Troisi&#232;me (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]. &#187; Chacun des deux camps &#8211; abolitionniste et r&#233;tentionniste &#8211; fait appel et rend hommage &#224; ses illustres pr&#233;d&#233;cesseurs : Beccaria, Carnot, Hugo, Michelet, Sch&#339;lcher pour les uns, Verlaine et Marat pour les autres.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1909 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:143px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L143xH240/marie3-4bd3c.jpg' width='143' height='240' alt='JPEG - 37.5 ko' style='height:240px;width:143px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:143px;'&gt;&lt;strong&gt;Le pr&#233;sident Armand Falli&#232;res&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Quant au d&#233;bat, il laisse transpara&#238;tre trois types de consid&#233;rations : la l&#233;gitimit&#233; de la peine de mort, l'&#233;volution de la criminalit&#233;, le pouvoir d'intimidation de la peine capitale. Le point de vue original de Jules Lemire s'y adjoint. Pr&#234;tre catholique et d&#233;put&#233;, il se dit sceptique et perplexe. Son choix (pour ou contre la peine capitale), devient celui &#171; du moindre mal &#187;, au nom de la vie et du risque d'erreur judiciaire. Il se range de fait &#8211; et il est le seul parmi ses pairs les d&#233;put&#233;s catholiques &#8211; du c&#244;t&#233; des abolitionnistes : &#171; Je vous le d&#233;clare, messieurs, sinc&#232;rement, loyalement, je n'ai &#233;t&#233; convaincu, ni par les raisonnements des philosophes, et des moralistes [&#8230;] ni par l'&#233;tude des l&#233;gislations voisines [&#8230;] apr&#232;s tout ce d&#233;bat je reste ind&#233;cis [&#8230;] L'argument qui me d&#233;termine, c'est que la mort, pour l'individu qu'elle frappe, cr&#233;e pour lui l'irr&#233;parable [&#8230;] Nous devons arriver &#224; ce que l'homme puisse aussi donner son consentement &#224; la peine qu'il subit ! [&#8230;] Quand j'entendais mon coll&#232;gue M. Barr&#232;s dire, l'autre jour, que le sc&#233;l&#233;rat n'est plus une personne, qu'il est une chose, un rouage qui fait grincer la machine, un membre gangren&#233;, une branche pourrie, et qu'on peut le supprimer avec tranquillit&#233; dans l'int&#233;r&#234;t du tout, de la collectivit&#233; et de l'arbre social, je comprenais tout le danger d'une pareille doctrine. [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='Sandrine Costa, La Peine de mort de Voltaire &#224; Badinter, Paris, Flammarion, (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;] &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malheureusement, avant le vote un crime &#233;pouvantable se produit. Ce terrible fait divers est exploit&#233; au maximum par la presse. &#192; Paris, le 31 janvier 1907 une enfant de 11 ans, Marthe Erbelding, est viol&#233;e et tu&#233;e par un ami de ses parents. Comme le rappelle Jean-Marc Berli&#232;re : &#171; Ce crime aura pour cons&#233;quence de repousser de trois quarts de si&#232;cle l'abolition de la peine de mort. [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='footnote' title='Jean-Marc Berli&#232;re, 1907, &#171; La France a peur ! L'affaire Soleilland (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;] &#187; Le proc&#232;s de l'accus&#233;, un &#233;b&#233;niste du nom d'Albert Soleilland, a lieu le 23 juillet 1907. Avant m&#234;me le verdict, le quotidien &lt;i&gt;Le Petit Parisien&lt;/i&gt; prononce la sanction de l'inculp&#233; ; puis la Cour d'Assises de la Seine condamne Soleilland &#224; la peine capitale, sous les applaudissements de la foule. Toutefois, avant le vote de l'Assembl&#233;e, et ce malgr&#233; la presse et une large partie de l'opinion publique, Armand Falli&#232;res gracie le condamn&#233; le 13 septembre, suivant en cela ses principes abolitionnistes. Il commue la peine de mort en travaux forc&#233;s &#224; perp&#233;tuit&#233; &#224; Cayenne. Hauts cris des journalistes qui se d&#233;cha&#238;nent et d&#233;savouent la d&#233;cision pr&#233;sidentielle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une campagne en faveur de la peine de mort d&#233;bute alors v&#233;ritablement. Tandis qu'&#224; l'Assembl&#233;e les partisans de l'abolition sont en passe de faire valoir leurs int&#233;r&#234;ts, l'intervention du &lt;i&gt;Petit Parisien&lt;/i&gt; inverse la tendance. Le quotidien s'empare du fait divers Soleilland qu'il construit comme un &#233;v&#233;nement sensationnel en le centrant sur le pr&#233;con&#231;u du &#171; sadique-assassin-tueur d'enfant [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='footnote' title='Jean-Marc Berli&#232;re, Le Crime de Solleiland, Paris, Tallandier, (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;] &#187; r&#233;cidiviste, immoral et asocial. Mais le p&#233;riodique ne s'arr&#234;te pas l&#224;, et les crimes les plus sordides sont d&#233;peints par le menu. Les histoires et les descriptions les plus inqui&#233;tantes persuadent bon nombre de lecteurs que la d&#233;linquance atteint une importance sans pr&#233;c&#233;dent et que les pouvoirs publics sont inefficaces. Surtout, cette hausse de la criminalit&#233; est associ&#233;e &#224; l'usage syst&#233;matique du droit de gr&#226;ce par le Pr&#233;sident Falli&#232;res depuis 1906. Les r&#233;tentionnistes (favorables &#224; la peine de mort) trouvent l&#224; le pr&#233;texte pour d&#233;clencher un mouvement suivi par une fraction des magistrats. C'est ainsi qu'alli&#233;s &#224; d'autres groupes, des jurys &#8211; qui proviennent le plus souvent de la petite et moyenne bourgeoisie &#8211; orchestrent une v&#233;ritable campagne morticole. L'hostilit&#233; se traduit principalement par l'envoi de p&#233;titions au minist&#232;re de la Justice, et par une augmentation des condamnations &#224; mort [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='footnote' title='Julie Le Quang Sang, &#171; L'abolition de la peine de mort en France : le (...)' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;] lors des proc&#232;s d'Assises. C'est l'usage consid&#233;r&#233; comme abusif du droit de gr&#226;ce par le Pr&#233;sident Falli&#232;res qui est mis en cause. Le jury de la Seine fait ainsi publier une p&#233;tition le 16 mai 1907 dans &lt;i&gt;Le Matin&lt;/i&gt;, selon laquelle :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Les soussign&#233;s, membres du jury, convaincus que l'int&#233;r&#234;t de la soci&#233;t&#233; exige la r&#233;pression &#233;nergique et sans d&#233;faillance des grands crimes ; convaincus, d'autre part, que la peine de mort est, de tous les ch&#226;timents pr&#233;vus au code p&#233;nal, le seul dont la menace exerce sur l'esprit des grands criminels une intimidation suffisante, et le seul qui, par son caract&#232;re exemplaire, soit de nature &#224; combattre efficacement la tendance &#224; l'augmentation progressive des assassinats,expriment le v&#339;u : 1- Que la peine de mort reste inscrite au code p&#233;nal ; 2- Que cette peine continue &#224; recevoir son ex&#233;cution&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Le Matin &lt;/i&gt;toujours, lance une consultation le 22 septembre 1907. Il y conteste l'utilisation syst&#233;matique du droit de gr&#226;ce par le Pr&#233;sident Falli&#232;res et d&#233;nonce le laxisme de l'&#201;tat. Parall&#232;lement, &lt;i&gt;Le Petit Parisien &lt;/i&gt;propose ce qu'il appelle un &#171; r&#233;f&#233;rendum &#187; &#224; ses lecteurs : &#171; Notre r&#233;f&#233;rendum &#8211; est-il besoin de le dire ? &#8211; n'a aucun caract&#232;re politique, mais nous serions n&#233;anmoins tr&#232;s heureux que nos l&#233;gislateurs, dont beaucoup se sont &#233;galement &#233;mus de la recrudescence des crimes dans notre beau pays de France, en fissent leur profit quand les r&#233;sultats seront connus, et que le gouvernement tint compte des indications pr&#233;cises qu'il fournira [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='footnote' title='Le Petit Parisien, 4 octobre 1907.' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]. &#187; Cette mise en sc&#232;ne de l'opinion publique est orchestr&#233;e en deux temps. En premier lieu en agissant avec circonspection, par l'organisation d'une consultation r&#233;duite aupr&#232;s de quelques personnalit&#233;s du 28 mars au 29 avril 1907. Dans un second temps, au vu des r&#233;sultats positifs, par la coordination d'une consultation &#233;largie, qualifi&#233;e de &#171; r&#233;f&#233;rendum &#187;. Elle se d&#233;roule du 29 septembre au 5 novembre 1907. Ce pl&#233;biscite est dirig&#233; de fa&#231;on &#224; couvrir l'ensemble du territoire national et &#233;tendu &#224; des pays &#233;trangers : l'Angleterre, l'Autriche-Hongrie, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, la Hollande, l'Italie, le Luxembourg et Monaco. Le succ&#232;s rencontr&#233; par cette consultation est exceptionnel. Les r&#233;sultats sont publi&#233;s le 5 novembre. &#192; la question &#171; &#202;tes-vous partisan de la peine de mort ? &#187;, sur un total de 1 412 347 r&#233;ponses, 1 083 655 personnes r&#233;pondent par l'affirmative, tandis que 328 692 lecteurs r&#233;pondent non : presque 77 % des personnes qui participent &#224; ce sondage sont pour l'application de la sanction supr&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La man&#339;uvre journalistique fonctionne. Elle est l'une des causes du renversement du positionnement des parlementaires. C'est ainsi que 1908 voit la victoire des r&#233;tentionnistes : &#224; l'Assembl&#233;e, les d&#233;put&#233;s d&#233;cident de suivre la voix de leur &#233;lectorat et la sanction capitale est maintenue. La Chambre repousse le projet de loi sur l'abolition le 8 d&#233;cembre 1908, par 330 voix contre 201. La victoire est donc bien celle des partisans de la sanction capitale, dans un contexte d'agitation politique et sociale et de mobilisation pro-peine de mort. C'est sous la pression que le projet du gouvernement avorte.
Au final, se mobilisent pour la peine de mort, l'ensemble de la droite catholique et conservatrice et de nombreux membres du centre mod&#233;r&#233;, la&#239;c et r&#233;publicain (Berry, Castillard, Dansette, Failliot, Folleville, Gioux, Labori, Puech... Mais aussi Cochery, Delcass&#233;, Doumer, P&#233;ret, Ribot, Roche). Les votes abolitionnistes sont ceux des socialistes (Allemane, Bedouce, Constans, Dejeante, Jaur&#232;s, Meunier, Millerand, Sembat, Vaillant, Viollette), des radicaux et des membres du gouvernement (Barthou, Buisson, Caillaux, Doumergue, Pelletan, Reinach, Viviani), ainsi que de certaines personnalit&#233;s du centre, comme Deschanel. Paradoxalement, des d&#233;put&#233;s pourtant actifs lors des d&#233;bats, ne prennent pas part au scrutin (Barr&#232;s, Reinach).&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1911 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:305px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L305xH480/marie2-e1efb.jpg' width='305' height='480' alt='JPEG - 62.4 ko' style='height:480px;width:305px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:305px;'&gt;&lt;strong&gt;Le r&#233;veil de la guillotine&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s trois ans d'interruption, les ex&#233;cutions reprennent et 223 personnes sont ex&#233;cut&#233;es entre janvier 1909 et 1929. La punitivit&#233; semble m&#234;me s'&#234;tre accrue. Alors que 29 condamn&#233;s &#224; mort attendent l'issue des discussions en 1906, les jurys condamnent une quarantaine d'inculp&#233;s en 1907-1908. Sur les 49 condamnations capitales prononc&#233;es par les cours d'assises en 1908, 6 sont ex&#233;cut&#233;es. En 1909, 7 condamn&#233;s sur 19 sont guillotin&#233;s. Alors qu'il est nul depuis 3 ans en raison de la politique de gr&#226;ces syst&#233;matiques du Pr&#233;sident Falli&#232;res, le nombre des ex&#233;cutions capitales atteint une moyenne annuelle de neuf pendant la fin du septennat, soit de 1910 &#224; 1913.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce retour des supplices commence par &#171; La Bande &#224; Pollet &#187;. Men&#233;e par les fr&#232;res Abel et Auguste Pollet, cette clique terrorise la r&#233;gion d'Hazebrouck de 1895 &#224; 1905. Volant et assassinant, ils chauffent les pieds de leurs victimes pour leur faire avouer les cachettes de leurs &#233;conomies. Emprisonn&#233;s au d&#233;but 1908, ils sont accus&#233;s de sept assassinats et dix-huit tentatives d'assassinats suivis de vols. Le vendredi 26 juin, les fr&#232;res Pollet ainsi que Canut-Vromant et Th&#233;ophile Deroo sont condamn&#233;s &#224; mort pour leurs crimes. Le recours en cassation est refus&#233; ainsi que la gr&#226;ce du pr&#233;sident Armand Falli&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est la premi&#232;re fois depuis le d&#233;but de son mandat que le Pr&#233;sident - qui a jusqu'&#224; pr&#233;sent graci&#233; syst&#233;matiquement tous les condamn&#233;s &#224; mort &#8211; n'accorde pas ce sursis. Le rejet est in&#233;dit et surprenant, mais il est le dommage collat&#233;ral de l'affaire Soleilland. La popularit&#233; pr&#233;sidentielle est fortement entach&#233;e. Nous pouvons pr&#233;sumer, au vu des convictions d'Armand Falli&#232;res, que ce revirement n'est dict&#233; que par le d&#233;sir de redorer son blason terni de Pr&#233;sident de la R&#233;publique. Le peuple appr&#233;cie, d'autant plus que la France n'a pas connu d'ex&#233;cution capitale depuis trois ans et qu'une quadruple ex&#233;cution ne s'est pas vue depuis 1871.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Du point de vue judiciaire et p&#233;nal, la guerre entre partisans et adversaires de la peine de mort ne fait que commencer. En tout premier lieu les abolitionnistes r&#233;agissent en lan&#231;ant un toll&#233; de protestations et vont jusqu'&#224; traiter Briand, Clemenceau et Falli&#232;res d'assassins. Toutefois, de nombreuses autres gr&#226;ces suivent, exhumant &#224; chaque fois la controverse. &lt;i&gt;La Croix&lt;/i&gt; du 17 janvier 1909 r&#233;v&#232;le, sous le titre &#171; M. Falli&#232;res gracie six condamn&#233;s &#187;, que six inculp&#233;s b&#233;n&#233;ficient de la cl&#233;mence pr&#233;sidentielle. Il s'agit de Cherqui, Van Houtte, Ponchet, Philippart, Sanchez et Vinglin. &#171; Parmi ces six b&#233;n&#233;ficiaires de l'indulgence de M. Falli&#232;res, deux sont originaires du Lot-et-Garonne. Il fait bon &#234;tre compatriote du pr&#233;sident de la R&#233;publique &#187;. Gr&#226;ces et peines de morts se succ&#232;dent ainsi dans l'ann&#233;e, sous la houlette d'un Pr&#233;sident abolitionniste qui se range parfois du c&#244;t&#233; de son opinion publique. La raison d'&#201;tat l'emporte et repousse l'abolition aux calendes grecques&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour Robert Badinter : &#171; L'abolition aurait d&#251; avoir lieu en 1908, apr&#232;s il &#233;tait trop tard [&lt;a href='#nb9' class='spip_note' rel='footnote' title='Olivier Duhamel, Jean-No&#235;l Jeanneney, Bernard George, Les Grandes Batailles (...)' id='nh9'&gt;9&lt;/a&gt;]. &#187; Le couperet de la guillotine ne s'arr&#234;te d&#233;finitivement que le 10 octobre 1981.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1910 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L500xH318/mari1-c3ff2.jpg' width='500' height='318' alt='JPEG - 70.6 ko' style='height:318px;width:500px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Le pr&#233;sident Armand Falli&#232;res&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Doctorante en Histoire &#224; l'universit&#233; de Bordeaux III, doctorante associ&#233;e au CIRAP. Article initialement publi&#233; dans la revue &lt;i&gt;Arkh&#233;ia&lt;/i&gt; num&#233;ros 23/24 sous le titre &#171; Armand Falli&#232;res, un Pr&#233;sident abolitionniste &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] Jean Imbert, &lt;i&gt;La Peine de mort&lt;/i&gt;, Paris, PUF, &#171; Que sais-je ? &#187;, 2002 [1re &#233;d. 1972], p. 87-88.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] Jean Garrigues, &lt;i&gt;Les Grands Discours parlementaires de la Troisi&#232;me R&#233;publique : de Victor Hugo &#224; Clemenceau, &lt;/i&gt;Paris, Armand Colin, 2004, p. 182.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh4' id='nb4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;] Sandrine Costa, &lt;i&gt;La Peine de mort de Voltaire &#224; Badinter&lt;/i&gt;, Paris, Flammarion, Coll. &#171; &#201;tonnants classiques - Les Grands D&#233;bats &#187;, 2001, p. 71-75.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh5' id='nb5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;] Jean-Marc Berli&#232;re, &lt;i&gt;1907, &lt;/i&gt;&#171; La France a peur ! L'affaire Soleilland &#187;, &lt;i&gt;L'Histoire&lt;/i&gt;, n&#176; 323, septembre 2007, p. 54-59.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh6' id='nb6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='footnote'&gt;6&lt;/a&gt;] Jean-Marc Berli&#232;re, &lt;i&gt;Le Crime de Solleiland&lt;/i&gt;, Paris, Tallandier, 2003.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh7' id='nb7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='footnote'&gt;7&lt;/a&gt;] Julie Le Quang Sang, &#171; L'abolition de la peine de mort en France : le rendez-vous manqu&#233; de 1906-1908 &#187;, &lt;i&gt;Crime, Histoire &amp; Soci&#233;t&#233;s&lt;/i&gt;, vol. 6, n&#176;1, 2002 et &lt;i&gt;La Loi et le bourreau : la peine de mort en d&#233;bats (1870-1985)&lt;/i&gt;, &#171; La Campagne de protestation des jurys (janvier 1907-d&#233;cembre 1908) &#187;, Paris, L'Harmattan, Coll. Logiques sociales, 2001, p. 47-58.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh8' id='nb8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='footnote'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Le Petit Parisien&lt;/i&gt;, 4 octobre 1907.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh9' id='nb9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='footnote'&gt;9&lt;/a&gt;] Olivier Duhamel, Jean-No&#235;l Jeanneney, Bernard George, &lt;i&gt;Les Grandes Batailles de la R&#233;publique : la peine de mort&lt;/i&gt;, 50 min, Cin&#233;t&#233;v&#233;, Paris, 1997.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Dans la maison d'arr&#234;t de Brest, le PASSE MURAILLE</title>
		<link>http://www.criminocorpus.cnrs.fr/spip.php?article775</link>
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		<dc:date>2012-02-18T23:29:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Claude Vimont, ma&#238;tre de conf&#233;rences en histoire contemporaine &#224; l'Universit&#233; de Rouen (GRHIS, Rouen)</dc:creator>



		<description>Nous pr&#233;sentons cette &#233;tude pr&#233;cieuse du journal de la d&#233;tention de Brest, une maison d'arr&#234;t et de correction avec un quartier homme et un quartier femmes, le Passe Muraille, pendant les ann&#233;es 2004-2008. Gwena&#235;lle Dutheil, &#233;tudiante en master de l'Universit&#233; de Rouen, a diss&#233;qu&#233; les exemplaires &#224; sa disposition pour identifier les th&#232;mes dominants de cette expression de d&#233;tenus, &#224; une &#233;poque o&#249; ils peuvent participer aux objectifs de r&#233;insertion souhait&#233;s par (...)

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&lt;a href="http://www.criminocorpus.cnrs.fr/spip.php?rubrique191" rel="directory"&gt;Journaux de d&#233;tention / Journaux de d&#233;tenus&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous pr&#233;sentons cette &#233;tude pr&#233;cieuse du journal de la d&#233;tention de Brest, une maison d'arr&#234;t et de correction avec un quartier homme et un quartier femmes, &lt;i&gt;le Passe Muraille&lt;/i&gt;, pendant les ann&#233;es 2004-2008. Gwena&#235;lle Dutheil, &#233;tudiante en master de l'Universit&#233; de Rouen, a diss&#233;qu&#233; les exemplaires &#224; sa disposition pour identifier les th&#232;mes dominants de cette expression de d&#233;tenus, &#224; une &#233;poque o&#249; ils peuvent participer aux objectifs de r&#233;insertion souhait&#233;s par l'administration p&#233;nitentiaire. Cette premi&#232;re version ne dispose pas d'illustrations pour une raison technique que nous nous effor&#231;ons de r&#233;soudre. (J-C V)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les &#233;tablissements p&#233;nitentiaires punissent, mais s'efforcent &#233;galement de faciliter la r&#233;insertion des d&#233;tenus. Au sein de cette seconde mission, les activit&#233;s culturelles occupent une place notable. Cette pr&#233;occupation ne date pas d'hier. Dans le protocole d'accord de 1990 entre le minist&#232;re de la Culture et de la communication et le minist&#232;re de la Justice, on pr&#233;cise que &#171; les interventions sont le d&#233;tour n&#233;cessaire qui permet &#224; ces publics, souvent en &#233;chec scolaire et en difficult&#233; sociale et professionnelle, de se restituer dans la perspective d'un itin&#233;raire d'insertion &#187;. Cet extrait d&#233;finit, selon le rapport annuel d'activit&#233; des administrations p&#233;nitentiaires en 2000, &#171; avec justesse la place du d&#233;veloppement culturel &#187; dans ces projets.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mon but est de m'int&#233;resser &#224; l'un de ces projets culturels, la r&#233;alisation d'un journal interne d'une prison, confectionn&#233; par des d&#233;tenus encadr&#233;s par des b&#233;n&#233;voles ext&#233;rieurs &#224; la prison. Le journal &#233;tudi&#233; est &lt;i&gt;Le Passe Muraille&lt;/i&gt; qui est r&#233;alis&#233; &#224; la Maison d'Arr&#234;t de Brest aussi appel&#233;e L'Hermitage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les collections de journaux obtenues ne sont pas compl&#232;tes, puisque elles ne concernent que les exemplaires num&#233;rot&#233;s 1, 11, 13, 14, 15, 19, 20, et 21, de mars 2004 &#224; juillet 2008. Ceci rend donc une &#233;tude sur le suivi des journaux difficile &#224; r&#233;aliser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;tude de ce journal pose certaines questions avant m&#234;me de l'avoir &#233;tudi&#233;, comme par exemple, quel est son r&#244;le au sein de la Maison d'Arr&#234;t ? Quelle est la particularit&#233; de celui-ci ? En quoi ce projet de r&#233;diger un journal dans la Maison d'arr&#234;t de Brest s'inscrit-il dans les politiques des administrations p&#233;nitentiaires de cette &#233;poque ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Structuration du journal et du comit&#233; de r&#233;daction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le titre est assez &#233;vocateur, &lt;i&gt;Le Passe Muraille&lt;/i&gt;. Ce titre &#233;voque quelque-chose permettant de s'&#233;vader, peut-&#234;tre avec une volont&#233; de faire passer l'information &#224; travers &#171; les murs &#187;, pour avoir la possibilit&#233; dans le futur de communiquer avec l'ext&#233;rieur, ce qui semble &#234;tre quelque chose de difficilement r&#233;alisable. Ce titre fait aussi directement r&#233;f&#233;rence &#224; la nouvelle de Marcel Aym&#233; qui porte le m&#234;me nom, dans lequel un homme poss&#232;de la capacit&#233; de passer &#224; travers les murs, ce qui renforce ici, l'id&#233;e de ce journal comme &#233;tant un moyen de s'&#233;chapper du quotidien carc&#233;ral.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La structuration du journal ne varie gu&#232;re. Une premi&#232;re page comporte l'&#233;ditorial, gr&#226;ce auquel le comit&#233; de r&#233;daction lance &quot;la couleur&quot; de l'exemplaire. Suit une interview (mais pas dans tous les num&#233;ros) d'une personne en relation avec la maison d'arr&#234;t. Une partie de libre expression est compos&#233;e de po&#232;mes et d'&#233;crits des d&#233;tenus du comit&#233; de r&#233;daction ou d'autres prisonniers. Chacun peut poster son article, s'il le souhaite, il suffit de le d&#233;poser dans une boite aux lettres &#224; la biblioth&#232;que de la maison d'arr&#234;t. Cet article sera ensuite relu et corrig&#233;, si n&#233;cessaire, avec l'auteur avant d'&#234;tre publi&#233;. Ces &#233;crits sont l'occasion de faire passer des messages, voir parfois de d&#233;noncer certaines choses li&#233;es &#224; la condition de d&#233;tenu. Une partie information sur la maison d'arr&#234;t permet aux lecteurs d'&#234;tre inform&#233;s de ce qui se passe dans la maison d'arr&#234;t. Une partie jeux et conseils pratiques adapt&#233;s &#224; la vie du prisonnier suit g&#233;n&#233;ralement. Enfin, des articles culturels permettent &#224; celui qui l'&#233;crit de faire partager sa propre culture, qu'elle soit religieuse, g&#233;ographique...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au fil du temps, les journaux changent comme l'&#233;quipe. On voit appara&#238;tre de nouvelles rubriques quand d'autres disparaissent ou sont moins pr&#233;sentes. Par exemple, une rubrique appara&#238;t aux alentours du num&#233;ro 19 (f&#233;vrier 2008), celle-ci est nomm&#233;e &#171; Fiction Improbable &#187;. Un d&#233;tenu essaie, pendant plusieurs num&#233;ros, de raconter, tel un roman compos&#233; de plusieurs parties, la visite d'Artie Shaw au sein de la Maison d'Arr&#234;t, et de d&#233;crire ce qui s'y passe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au d&#233;but de sa publication, cette presse se veut comme une b&#233;quille pour soutenir moralement les d&#233;tenus, un peu comme une &#233;chappatoire. Par la suite, avec les changements d'&#233;quipe, l'esprit va lui aussi changer. Une volont&#233; de faire passer des dol&#233;ances et des prises de position va appara&#238;tre, ainsi qu'un engagement tr&#232;s fort pour militer pour la r&#233;insertion des d&#233;tenus. L'objectif est de tout mettre en oeuvre pour que celle-ci soit simplifi&#233;e le plus possible. Il est n&#233;cessaire pour comprendre comment fonctionne le journal, de rappeler que le lieu o&#249; il est confectionn&#233; est une Maison d'Arr&#234;t. C'est un &#233;tablissement recevant des pr&#233;venus et des condamn&#233;s dont la dur&#233;e de peine restant &#224; purger est inf&#233;rieur &#224; un an, ou des condamn&#233;s en attente d'une affectation dans un &#233;tablissement pour peine, centre de d&#233;tention, ou maison centrale. Les d&#233;tenus qui s'occupent de la r&#233;daction ne peuvent &#234;tre pr&#233;sents plus d'un an au comit&#233; de r&#233;daction, puisque en th&#233;orie, ils ne sont pas pr&#233;sents plus longtemps dans la maison d'arr&#234;t. L'&#233;volution de la composition du journal et le renouvellement permanent des &#233;quipes du comit&#233; de r&#233;daction peut &#234;tre expliqu&#233; par cela. Bien que le fil conducteur reste le m&#234;me, selon les &#233;quipes de r&#233;daction, les envies changent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;quipe de r&#233;daction est dirig&#233;e par deux directeurs de publication qui restent toujours les m&#234;mes sur la p&#233;riode &#233;tudi&#233;e : Monsieur Moumaneix (un intervenant ext&#233;rieur de la Ligue de l'Enseignement) et Monsieur le Directeur de la Maison d'Arr&#234;t de Brest. La pr&#233;sence du Directeur de la Maison d'Arr&#234;t montre que les d&#233;tenus ne sont pas compl&#233;tement libres dans leurs publications, d'autant plus que pour chaque &#233;dition, vient s'ajouter un comit&#233; de relecture organis&#233; par le service p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation, et un accompagnement de projet par La Ligue de l'Enseignement FOL 29.
Le service p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation est une structure d&#233;partementale d&#233;pendant de l'administration p&#233;nitentiaire. Ce service est charg&#233; du suivi de l'insertion, et de la probation des personnes condamn&#233;es, incarc&#233;r&#233;es, ou non. Il est mis en place par l'autorit&#233; judiciaire sous la forme de suivi individuel, de pr&#233;paration &#224; la sortie, d'enseignement, de travail, de propositions de soins, de contribution aux activit&#233;s sportives, de lutte contre la toxicomanie, etc... La Ligue de l'Enseignement FOL 29 se d&#233;finit elle m&#234;me, comme &#233;tant un &#171; mouvement d'&#233;ducation populaire &#187;. Elle rassemble un grand nombre d'associations de b&#233;n&#233;voles qui oeuvrent pour les m&#234;mes objectifs d'&#233;ducation. Une derni&#232;re contrainte appara&#238;t pour la publication du journal. Pour que ce dernier puisse &#234;tre &#233;dit&#233;, il est n&#233;cessaire d'avoir au moins cinq personnes dans le comit&#233; de r&#233;daction, celle-ci appara&#238;t dans le num&#233;ro 14, ou il est pr&#233;cis&#233; que le prochain num&#233;ro ne pourra &#234;tre r&#233;alis&#233;, faute de d&#233;tenus dans le Comit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La vie quotidienne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plusieurs rubriques font allusion &#224; la vie quotidienne des d&#233;tenus au sein de la Maison d'Arr&#234;t de Brest. Celles-ci sont r&#233;alis&#233;es dans le but de permettre aux d&#233;tenus d'am&#233;liorer le quotidien, &#171; pages de jeux, blagues, le coin des po&#232;tes, sont l&#224; pour vous distraire, ou pour vous faire r&#234;ver. &#187; Dans &#171; Infos pratiques &#187;, il y a des informations permettant de rythmer le quotidien. Par exemple, il est mentionn&#233; dans plusieurs parutions que les d&#233;tenus peuvent faire appel &#224; une association pour se sentir moins seuls, telle que &lt;i&gt;Le courrier de Bovet&lt;/i&gt;. C'est l'Association Nationale de Correspondance avec les d&#233;tenus qui organise des &#233;changes r&#233;guliers et durables de lettres entre les d&#233;tenus et des personnes pr&#234;tes &#224; correspondre avec eux. Cette association compte, en 2000, pr&#232;s d'un millier d'adh&#233;rents et environ 1300 d&#233;tenus sont concern&#233;s par l'&#233;change &#233;pistolaire. La page des jeux propose &#171; des jeux de d&#233;duction logique &#187;, des mots crois&#233;s, du sudoku, ou encore pour le num&#233;ro 21 une nouvelle rubrique &#171; consoles et vous &#187;. Il est bon de remarquer que cette rubrique motive &#224; trouver des occupations c&#233;r&#233;brales constructives pour ne pas rester &#224; ne rien faire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques &#233;crits des diff&#233;rentes parutions ont pour but, de la part de certains r&#233;dacteurs, de faire partager leur culture ou leurs exp&#233;riences. Par exemple, un article du num&#233;ro 11 est consacr&#233; &#171; au mois du Ramadan &#187;, ou dans le num&#233;ro 15 un autre a pour sujet &#171; Cap sur Brest &#187;, ce qui permet au lecteur de d&#233;couvrir la r&#233;gion dans laquelle il se situe, et est incarc&#233;r&#233;. Ces &#233;crits donnent l'opportunit&#233; d'un partage de connaissances entre les d&#233;tenus, mais ils peuvent aussi d&#233;clencher une vocation &#224; d&#233;couvrir de nouvelles choses, et mettre le temps pass&#233; en prison &#224; contribution pour des d&#233;couvertes culturelles. D'autres &#233;crits apparaissent fr&#233;quemment dans les diff&#233;rentes publications, et leur but est de donner des conseils sur la sant&#233; et l'hygi&#232;ne. Ceci prolonge les actions men&#233;es par l'Etat pour l'&#233;ducation &#224; la sant&#233; et l'hygi&#232;ne dans la plupart des &#233;tablissements p&#233;nitentiaires fran&#231;ais &#224; cette &#233;poque. En effet, cela permet de &#171; limiter les risques sanitaires li&#233;s &#224; la promiscuit&#233; et la pr&#233;carit&#233; ainsi que de favoriser une implication personnelle en mati&#232;re d'hygi&#232;ne &#187;, sans oublier une pr&#233;vention de tous les risques en rapport avec la sant&#233;. C'est exactement ce qui est pr&#233;sent dans les diff&#233;rentes &#233;ditions, dans lesquelles apparaissent des articles prodigant des conseils di&#233;t&#233;tiques et culinaires, sur la sant&#233;... La question de la pr&#233;vention, n'est pas la seule qui y est abord&#233;e, il est aussi question de se prendre en main physiquement, et notamment de ne pas n&#233;gliger son apparence physique, par exemple un article est nomm&#233; &#171; je m'occupe de mes dents &#187;. Cette volont&#233; peut parfaitement s'inscrire dans une r&#233;insertion future, car la prise en main de l'apparence physique pourra aider pour un entretien d'embauche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parmi toutes ces rubriques en rapport avec la vie quotidienne, certaines concernent les informations n&#233;cessaires pour permettre aux d&#233;tenus qui les lisent de conna&#238;tre les proc&#233;dures &#224; suivre pour certaines activit&#233;s de la Maison d'Arr&#234;t. Il est par exemple question de &#171; la correspondance en prison &#187;, de &#171; cantiner des cadeaux &#187; pour No&#235;l,... Beaucoup de ces activit&#233;s ont pour but de donner la possibilit&#233; aux d&#233;tenus de continuer &#224; &#234;tre des acteurs de leur vie &#224; l'ext&#233;rieur, ce qui peut &#234;tre primordial dans la vie de famille, ou pour garder une certaine sociabilit&#233; avec l'ext&#233;rieur. Or cette implication dans le soci&#233;t&#233; qui leur est offerte, pourra les aider dans leur future r&#233;insertion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les informations relatives &#224; la prison&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s le premier &#233;ditorial du journal, il est sp&#233;cifi&#233; que &#171; le but principal est de sortir de leur isolement et de faire avancer des id&#233;es, de communiquer, sans haine positivement &#187;. Un deuxi&#232;me but appara&#238;t, c'est celui &#171; d'informer, particuli&#232;rement les nouveaux arrivants souvent un peu perdus dans ce monde inhumain &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plusieurs exemplaires contiennent des interviews r&#233;alis&#233;es avec des personnes qui travaillent pour la Maison d'Arr&#234;t. Lors de ces interviews, les d&#233;tenus en profitent pour faire partager aux lecteurs leurs craintes et leurs doutes quant &#224; la situation qu'ils vivent dans la Maison d'Arr&#234;t. Les interviews sont surtout pr&#233;sentes dans les premi&#232;res &#233;ditions. D&#232;s le premier exemplaire, &#171; Monsieur le Directeur &#187; est interview&#233;. Il est questionn&#233; sur de nombreux probl&#232;mes propres aux d&#233;tenus, comme la r&#233;insertion, les am&#233;nagements de peines, le travail, l'hygi&#232;ne des parties communes, le sport en ext&#233;rieur, la promiscuit&#233; et &#171; l'entassement &#187; dans les cellules,... Cette interview est l'occasion pour les d&#233;tenus du comit&#233; de r&#233;daction de faire part de leurs inqui&#233;tudes face &#224; tous ces sujets au directeur ainsi qu'aux lecteurs qui vont lire le journal. En outre, le directeur donne aussi son soutien au journal en &#171; l'approuvant compl&#233;tement &#187;, et en lui souhaitant &#171; bonne chance &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'autres interviews sont &#233;galement reproduites. Le responsable de l'&#233;ducation p&#233;nitentiaire est interview&#233;. Le comit&#233; de r&#233;daction aborde le sujet de l'&#233;ducation en milieu carc&#233;ral, de m&#234;me que les probl&#232;mes li&#233;s &#224; ce type d'&#233;ducation, l'importance de la maintenir, et les apports qu'elle procure notamment dans le domaine de la r&#233;insertion. Une autre entrevue a lieu avec un moniteur de sport.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans les rubriques, les activit&#233;s socioculturelles propos&#233;es dans la Maison d'Arr&#234;t sont pr&#233;sent&#233;es. Ces activit&#233;s peuvent &#234;tre ponctuelles, hebdomadaires ou exceptionnelles. Les activit&#233;s hebdomadaires sont r&#233;parties en diff&#233;rents ateliers comme l'atelier musical, l'atelier dessin, l'atelier informatique. Ces ateliers ont des heures et des jours pr&#233;vus qui sont communiqu&#233;s dans le journal. On incite les d&#233;tenus &#224; la ponctualit&#233;. Tous les ateliers propos&#233;s ne sont pas uniquement destin&#233;s au quartier des hommes, puisque &#171; un atelier cartonnage &#187; est aussi propos&#233; au quartier des femmes, ce qui laisse entendre que le journal est r&#233;dig&#233; par les hommes, mais qu'il doit &#234;tre lu par les diff&#233;rents quartiers. Les activit&#233;s ponctuelles, telles que des ateliers d'expression, de calligraphie, des formations d'aide aux premiers secours, ou encore un atelier &#171; parentel &#187; (groupe de parole pour tous les p&#232;res) peuvent permettre aux d&#233;tenus de faciliter leur r&#233;insertion. Le journal permet donc la circulation de l'information.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des activit&#233;s exceptionnelles sont propos&#233;es dans le journal. Elles sont mises &#224; la disposition des d&#233;tenus, et sont souvent une possibilit&#233; pour eux de faire un lien avec l'ext&#233;rieur. Par exemple, dans le num&#233;ro de Novembre 2006, on propose aux d&#233;tenus de participer &#224; un &#233;v&#233;nement pour le T&#233;l&#233;thon de cette m&#234;me ann&#233;e. Avec cet article, le journal les encourage &#224; s'impliquer dans une activit&#233; ext&#233;rieure, et donc de prendre part &#224; la vie dans la soci&#233;t&#233;, ceci permettant de lever un peu ce sentiment d'exclusion qui est tr&#232;s pr&#233;sent dans le journal. La majorit&#233; des activit&#233;s propos&#233;es sont toutes en rapport avec une future r&#233;insertion qu'elle soit sociale ou professionnelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une derni&#232;re rubrique intitul&#233;e &#171; Info Arrivant &#187; est pr&#233;sente dans chaque num&#233;ro du journal, elle permet au nouvel arrivant de la Maison d'Arr&#234;t de conna&#238;tre le fonctionnement de celle-ci, et de lui donner le nom des associations qui interviennent en son sein qui pourraient l'aider en cas de besoin. Par sa r&#233;gularit&#233; et sa continuit&#233;, cette rubrique renforce la stabilit&#233; du journal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;insertion et lutte contre la r&#233;cidive&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La r&#233;insertion et la lutte contre la r&#233;cidive sont deux th&#232;mes tr&#232;s pr&#233;sents voir m&#234;me omnipr&#233;sents, dans toutes les parutions. Cependant, certains articles sont plus marqu&#233;s que d'autres, et parlent &#224; proprement dit de ces sujets en les &#233;voquant tels quels. D'autres vont en revanche les sous-entendre sans vraiment les &#233;voquer explicitement. Les journaux incitent &#224; ne pas se laisser-aller durant la p&#233;riode de la peine. Cette id&#233;e est tr&#232;s clairement &#233;voqu&#233;e dans l'&#233;dito du num&#233;ro 13. L'auteur explique que les d&#233;tenus &#171; deviennent des machines assist&#233;es &#187;. Il est ensuite dit que ce sentiment s'apparente &#224; la souffrance, et que c'est pr&#233;cis&#233;ment cette souffrance qui les humanise, qui leur permet de ne pas devenir une machine. Ce sentiment permet aussi un lien avec l'ext&#233;rieur gr&#226;ce &#224; l'amour que les d&#233;tenus portent &#224; leurs proches. Cet article veut donner de l'espoir aux d&#233;tenus. Un po&#232;me &#233;voque la souffrance provoqu&#233;e par le sentiment de se sentir diff&#232;rent. Ce po&#232;me est intitul&#233; &#171; R&#233;insertion &#187;. L'auteur donne l'impression de se sentir en marge lorsqu'il &#233;crit &#171; l&#224;, sur le bord du chemin &#187;. Il donne aussi l'impression d'&#234;tre perdu d'avance, il &#233;crit qu'il est &#171; &#233;gar&#233; &#187;, et &#171; imbib&#233; de la d&#233;faite &#187;. Il donne cependant aux lecteurs l'envie d'y croire et de se donner les moyens d'en sortir puisqu'il termine le po&#232;me par cette phrase : &#171; La promesse d'un matin sans victoire ne sera que d&#233;boires car toutes pens&#233;es d'un espoir jamais ne sera illusoire &#187;. L'id&#233;e de ne pas se laisser aller est encore &#233;voqu&#233;e lors de la vingti&#232;me parution, puisqu'il est mentionn&#233; &#171; qu'apprendre &#224; vivre ici, c'est souvent le parcours du combattant &#187;. Il &#171; faut rester acteur de sa vie, se dire qu'un jour &#8230; on verra le bout du tunnel &#187;. Dans le m&#234;me journal un article nomm&#233; &#171; La Souffrance des Hommes &#187;, incite &#224; la r&#233;insertion par la reprise en main de sa vie. C'est un &#233;crit positif qui dit que, malgr&#233; la souffrance, il ne faut pas se laisser aller mais reprendre sa vie en main, plut&#244;t que de la subir, se battre pour ne pas souffrir. Tous ces paragraphes encouragent les lecteurs &#224; ne pas sombrer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'autres rubriques servent &#224; faire prendre connaissance aux lecteurs des moyens qui permettent la r&#233;insertion. Dans le n&#176;13, une interview appara&#238;t, c'est celui du responsable de l'&#233;ducation p&#233;nitentiaire. Dans ce domaine, la notion de r&#233;insertion est tr&#232;s pr&#233;sente puisqu'elle passe par la scolarisation des mineurs, et la lutte contre l'illettrisme, sans oublier que ceci permet, au moins aux participants &#171; les plus marginaux &#187;, de reprendre un rythme de vie, ce qui laisse pr&#233;sager de bons r&#233;sultats pour les plus assidus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De nombreuses incitations &#224; participer aux activit&#233;s de ce genre sont tr&#232;s pr&#233;sentes tout au long des num&#233;ros. Par exemple dans l'&#233;dito du n&#176;14, il est donn&#233; aux lecteurs de bonnes raisons de vouloir participer &#224; la r&#233;daction &#171; pour s'occuper &#187;, ou encore &#171; toucher des RPS &#187;. (remise de peine de s&#251;ret&#233;). Ici l'int&#233;r&#234;t du journal est de susciter chez le lecteur une envie de s'investir dans autre chose que la d&#233;linquance et, peut-&#234;tre, de l'en d&#233;tourner. L'article du n&#176;15, &#171; Acc&#232;s aux Services &#187;, donne une grande importance aux services &#224; la disposition des d&#233;tenus, comme l'acc&#232;s aux soins, aux travailleurs sociaux, au travail, et aux activit&#233;s socioculturelles. M&#234;me si cet article sert avant tout &#224; faire passer des dol&#233;ances aupr&#232;s de l'administration p&#233;nitentiaire par de nombreux constats, il d&#233;montre bien la n&#233;cessit&#233; de ces prestations pour une future r&#233;insertion. Celles-ci permettent &#224; tous de garder une bonne sant&#233;, des liens avec le monde ext&#233;rieur par le travail et la famille, ainsi qu'un apport culturel permettant une autre vision du monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Outre le fait de ne pas se laisser aller, et l'importance de certains actes pour lutter contre la r&#233;cidive et pour la r&#233;insertion, le journal v&#233;hicule aussi l'id&#233;e que r&#233;organiser sa vie est capital. Une tribune appara&#238;t dans le n&#176;14, intitul&#233;e &#171; Meilleure Opinion &#187;, incite les lecteurs &#224; effectuer un retour sur eux-m&#234;mes. S'ils gardent le m&#234;me &#233;tat d'esprit, et s'ils ne profitent pas du temps pass&#233; en prison pour le mettre &#224; profit, et faire de leur vie quelque-chose d'autre, cela ne sert &#224; rien, car ils recommenceront et retourneront en prison. Dans l'&#233;ditorial du n&#176;15, il est d'ailleurs ajout&#233; que &#171; la d&#233;tention est une privation de libert&#233;. Elle ne doit &#234;tre rien d'autre &#187;. On retrouve toujours cette id&#233;e que le temps pass&#233; en prison ne doit pas &#234;tre du temps de perdu, mais qu'il faut le mettre &#224; profit, ceci limitant les possibilit&#233;s de r&#233;cidive car en sortant on voit les choses d'une autre fa&#231;on. De m&#234;me, &#171; Une Fable Philosophique &#187; intitul&#233;e &#171; les gros Galets ou savoir g&#233;rer son temps &#187;, appara&#238;t dans le n&#176;19. La question qui est pos&#233;e est : &#171; Quels sont les gros galets dans ma vie ? &#187;. Une autre fa&#231;on de r&#233;organiser sa vie appara&#238;t dans un article du journal n&#176;15 intitul&#233; &#171; geste citoyen &#187;. Cet article essaye de sensibiliser les d&#233;tenus au respect des r&#232;gles de vie en collectivit&#233;. On demande aux d&#233;tenus de respecter l'environnement dans lequel ils vivent et donc de se respecter eux-m&#234;mes, car ces r&#232;gles de vie seront aussi utiles en soci&#233;t&#233; quand ils sortiront. Les deux premi&#232;res pages du n&#176;21 sont consacr&#233;es &#224; un article nomm&#233; &#171; La r&#233;insertion en voie de disparition ? &#187;. La premi&#232;re partie de cet article donne au lecteur toutes les informations pour r&#233;ussir sa r&#233;insertion dans les meilleures conditions. Cette partie donne l'impression d'une possibilit&#233; de r&#233;ussite &#224; condition de bien s'y prendre. La deuxi&#232;me partie d&#233;nonce la politique en place &#224; cette &#233;poque qui milite contre les am&#233;nagements de peines sous pr&#233;texte &#171; d'une g&#233;n&#233;rosit&#233; potentielle &#187;. Il constate aussi que la soci&#233;t&#233; elle-m&#234;me pense que quelqu'un qui ne purge pas sa peine enti&#232;re est quelqu'un qui n'est pas puni et donc qui va r&#233;cidiver. L'int&#233;r&#234;t de cet article est qu'il y a r&#233;ellement un travail de fond bien plus pouss&#233; que pr&#233;c&#233;demment. Pour achever l'article les auteurs citent une phrase de Robert Badinter dite sur France 2, le jeudi 20 mars 2008, qui r&#233;sume bien leur opinion puisqu'ils disent la partager : &#171; Il y a deux types de justice : celle qui &#233;limine hors soci&#233;t&#233; et celle qui r&#233;ins&#232;re. Je ne crois qu'en la seconde, et c'est &#224; notre port&#233;e. &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dol&#233;ances et Revendications&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Le Passe Muraille&lt;/i&gt; n'est pas uniquement un outil d'information au coeur de la Maison d'Arr&#234;t, il est aussi un moyen de faire passer des dol&#233;ances et des revendications. En effet, tout le monde peut y &#233;crire, les personnes ext&#233;rieures au Comit&#233; de r&#233;daction qui souhaitent participer au journal peuvent s'exprimer plus ou moins librement sur le sujet de leur choix. Souvent les d&#233;tenus profitent de cet espace pour d&#233;noncer leur situation en d&#233;tention, ou encore tout autre sujet qu'ils souhaitent d&#233;noncer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A de nombreuses reprises le Comit&#233; de r&#233;daction invite les autres d&#233;tenus &#224; participer, il d&#233;crit le journal comme n'&#233;tant pas uniquement un outil d'information, mais aussi un moyen pour &#171; communiquer &#187;. &#171; Le but principal est de sortir de notre isolement et de faire avancer des id&#233;es, de communiquer, sans haine, positivement &#187;. Par exemple, dans un article nomm&#233; &#171; Ombre et Lumi&#232;re &quot;,il est mentionn&#233; que &#171; toute qu&#234;te est un combat, la plume nous tiendra lieu d'&#233;p&#233;e &#187;, &#171; prenons la plume &#187;. Ces citations manifestent certainement une volont&#233; de d&#233;noncer et de s'exprimer par l'interm&#233;diaire de cette presse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Trois types de dol&#233;ances ou revendications peuvent &#234;tre cern&#233;es. Des dol&#233;ances d'ordre politique sont pr&#233;sentes, par exemple, dans un article titr&#233; &#171; Mis&#233;rable G&#233;&#244;les &#187;, le Comit&#233; de r&#233;daction d&#233;nonce les politiques en vigueur &#224; cette &#233;poque (2005), qui est une p&#233;riode de d&#233;bats politiques sur la r&#233;cidive. Il d&#233;nonce la volont&#233; du gouvernement de vouloir &#171; une autre vague du tout s&#233;curitaire &#187;, en la qualifiant d' &#171; ins&#233;curit&#233; et r&#233;pression accompagn&#233;es de mesures ad&#233;quates &#187;. L'id&#233;e est de s'interroger pour savoir s'il ne serait pas plus utile de revoir le probl&#232;me de la d&#233;linquance ailleurs, d'y chercher les racines aux origines plut&#244;t que de seulement essayer de l'endiguer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un autre article va m&#234;me plus loin, en offrant de &#171; faire de la politique &#187;. L'auteur nous fait part de son envie de participer &#224; la politique en France afin &#171; d'inventer une nouvelle politique &#187;, et par la m&#234;me occasion &#171; une nouvelle France &#187; &#224; l'image de celle de &#171; nos voisins de l'Europe &#187;. Malgr&#233; tout, une question peut se poser. A trop vouloir donner son opinion, le Comit&#233; de R&#233;daction peut-il s'en trouver censur&#233; ? C'est l'interrogation qui se pose &#224; la page 3 du n&#176;15, puisque l'on d&#233;couvre une page recouverte d'un carr&#233; blanc. Le titre reste pourtant d&#233;chiffrable : &#171; Campagne pour le respect du Numerus Clausus en prison &#187;. Il sera int&#233;ressant, de savoir si ce carr&#233; est r&#233;ellement une censure impos&#233;e au comit&#233; de r&#233;daction, trop engag&#233; dans ses opinions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des d&#233;nonciations des conditions de vie en milieu carc&#233;ral en France apparaissent. Dans un &#233;crit intitul&#233; &#171; J'ai les nerfs &#187;, l'auteur d&#233;nonce son sentiment d'&#234;tre rejet&#233; par la soci&#233;t&#233;, &#224; cause de ce qu'il a fait. Il reconna&#238;t ses erreurs qui l'ont pouss&#233; en prison. Pourtant il v&#233;hicule la volont&#233; de changer les choses pour lui permettre par la suite de se r&#233;ins&#233;rer plus facilement dans la soci&#233;t&#233;, sans &#234;tre rejet&#233; par celle-ci. Ce sentiment de rejet est pr&#233;sent dans d'autres parties du &lt;i&gt;Passe Muraille&lt;/i&gt;, o&#249; l'on d&#233;nonce par exemple un manque d'information dans la Maison d'Arr&#234;t, alors que ces informations pourraient permettre aux d&#233;tenus de mieux se d&#233;fendre, et reprendre plus rapidement leurs vies en main ensuite. Par cons&#233;quent, une solidarit&#233; est propos&#233;e entre eux, pour palier ce manque, et affronter le probl&#232;me ensemble. Du reste l'auteur de cet &#233;crit accuse l'Administration p&#233;nitentiaire elle-m&#234;me, qui est un organe de l'Etat, de ne pas jouer son r&#244;le de faire passer l'information, ce qui a pour cons&#233;quence de leurs enlever la possibilit&#233; &#171; d'&#234;tre acteur de leur retour b&#233;n&#233;fique &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'autres th&#232;mes sont &#233;galement rapport&#233;s, tel que la pauvret&#233; en prison, le regard p&#233;joratif de la soci&#233;t&#233; &#224; cet &#233;gard, et surtout le probl&#232;me de surpopulation carc&#233;rale. Une publication, nomm&#233;e &#171; Cohabitation pas facile &#187;, relate ce qu'est la vie en cellule lorsqu'il y deux ou trois personnes qui y vivent en m&#234;me temps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un grand nombre de dol&#233;ances et de revendications sont livr&#233;es sur le fonctionnement de la Maison d'Arr&#234;t elle m&#234;me. Une premi&#232;re dol&#233;ance concerne l'acc&#232;s aux soins. Le journal d&#233;nonce un difficile acc&#232;s aux soins pour les r&#233;sidents &#224; cause de la surpopulation carc&#233;rale. Ce probl&#232;me est pr&#233;sent dans de nombreux articles comme par exemple celui du n&#176;19 &#171; Acc&#232;s aux soins &#187;, tout comme un po&#232;me publi&#233; dans le ,&#176;11 intitul&#233; &#171; J'ai mal aux dents &#187;. L'acc&#232;s aux services est une deuxi&#232;me difficult&#233; qui revient fr&#233;quemment dans le &lt;i&gt;Passe Muraille&lt;/i&gt;, c'est d'ailleurs le nom donn&#233; &#224; un article du n&#176;15. Dans un autre article l'auteur va jusque demander clairement : &#171; Pourquoi pas un secr&#233;tariat ? &#187;, pour faciliter les d&#233;marches.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutefois, toutes les revendications du journal ne sont pas n&#233;gatives, par exemple, le Comit&#233; de la R&#233;daction salue le geste de la Direction pour la gratuit&#233; de la t&#233;l&#233; en d&#233;cembre 2008. Et dans le premier num&#233;ro il y a un &#233;crit touchant nomm&#233; &#171; Dans la brume, un geste d'amour &#187;. Cet &#233;crit &#233;voque l'&#233;motion et le bouleversement d'un d&#233;tenu. Car, suite au d&#233;c&#232;s d'une d&#233;tenue dans la prison, les r&#233;sidents ont r&#233;alis&#233; une collecte destin&#233;e &#224; soutenir sa famille. La fille de cette d&#233;tenue a envoy&#233; un message de remerciement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Gazette des Gazelles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis f&#233;vrier 2008 un suppl&#233;ment est ins&#233;r&#233; au coeur du journal, tel un journal dans le journal. Ce suppl&#233;ment se pr&#233;sente sous forme d'une double page, et est consacr&#233; au quartier des femmes. C'est une nouveaut&#233;, car le journal &#233;tait pr&#233;c&#233;demment &#233;crit par des hommes, et ceux-ci sont s&#233;par&#233;s des femmes dans la Maison d'Arr&#234;t. Ce suppl&#233;ment peut &#234;tre vu comme une liaison entre ces deux quartiers qui sont s&#233;par&#233;s. La composition de cette &#171; Gazette &#187; reprend plus ou moins les m&#234;mes th&#232;mes que ce qui avait &#233;t&#233; fait auparavant par les hommes. Un article est consacr&#233; &#224; faire d&#233;couvrir au lecteur le pays d'origine de l'une des r&#233;dactrices. Un deuxi&#232;me encourage &#171; une formation &#224; l'horticulture dans le quartier des femmes &#187;, avec pour but de favoriser la r&#233;insertion, encore un th&#232;me qui est extr&#234;mement pr&#233;sent dans les &#233;crits des hommes. Un espace de libre expression est r&#233;serv&#233;, ainsi qu'une rubrique culturelle permettant de s'ouvrir l'esprit sur le monde litt&#233;raire. Enfin, pour se distraire, une rubrique horoscope avec des messages positifs qui encouragent &#224; se bouger et se prendre en main tout comme le font les hommes. Il est important de remarquer que cette &#171; Gazette &#187; est absente des deux num&#233;ros suivants. Les recherches effectu&#233;es ici, ne permettent pas d'aller plus loin car les journaux disponibles ne sont pas plus &#233;loign&#233;s dans le temps. Mais peut-&#234;tre que des recherches futures pourront permettre de r&#233;pondre &#224; cette question.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce journal fait donc office d'outil d'information, d'expression, et de communication, au sein de la Maison d'Arr&#234;t de Brest. Les propos restent assez nuanc&#233;s. Cet outil permet aux d&#233;tenus qui le lisent de leur redonner l'envie de construire quelque-chose de positif, de d&#233;velopper un projet pour leur future sortie. Sans n&#233;gliger l'importance, pour ceux qui y participent, de pouvoir prendre la parole dans un milieu o&#249; il n'est pas toujours facile de le faire. Il parait clair que ce journal est en ad&#233;quation avec les volont&#233;s gouvernementales en mati&#232;re de projets socioculturels de cette &#233;poque. Comme nous l'avons vu pr&#233;c&#233;demment l'un des objectifs majeurs &#233;tait de &#171; restituer la perspective d'un itin&#233;raire d'insertion &#187; aux personnes y participaient.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gw&#233;na&#235;lle Dutheil&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Patrimoine carc&#233;ral des r&#233;gions fran&#231;aises (le blog)</title>
		<link>http://www.criminocorpus.cnrs.fr/spip.php?article774</link>
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		<dc:date>2012-02-15T17:03:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Claude Vimont, ma&#238;tre de conf&#233;rences en histoire contemporaine &#224; l'Universit&#233; de Rouen (GRHIS, Rouen)</dc:creator>



		<description>L'univers carc&#233;ral fran&#231;ais conna&#238;t de profondes mutations en ces premi&#232;res ann&#233;es du XXIe si&#232;cle. Le blog regroupe des informations sur le devenir des &#233;tablissements, h&#233;rit&#233;s bien souvent du XIXe s&#232;cle, sur leur reconversion ou leur destruction. Il propose une r&#233;flexion sur le concept nouveau de &quot;patrimoine carc&#233;ral&quot;. Il est con&#231;u par des &#233;tudiants en master patrimoine ( deuxi&#232;me ann&#233;e) de l'Universit&#233; de Rouen, dans le cadre d'enseignements sur les &quot;fronti&#232;res du (...)

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&lt;a href="http://www.criminocorpus.cnrs.fr/spip.php?rubrique189" rel="directory"&gt;Architecture des prisons et patrimoine carc&#233;ral&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'univers carc&#233;ral fran&#231;ais conna&#238;t de profondes mutations en ces premi&#232;res ann&#233;es du XXIe si&#232;cle. Le blog regroupe des informations sur le devenir des &#233;tablissements, h&#233;rit&#233;s bien souvent du XIXe s&#232;cle, sur leur reconversion ou leur destruction. Il propose une r&#233;flexion sur le concept nouveau de &quot;patrimoine carc&#233;ral&quot;. Il est con&#231;u par des &#233;tudiants en master patrimoine ( deuxi&#232;me ann&#233;e) de l'Universit&#233; de Rouen, dans le cadre d'enseignements sur les &quot;fronti&#232;res du patrimoine&quot;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&quot;L'univers carc&#233;ral fran&#231;ais conna&#238;t de profondes mutations en ces premi&#232;res ann&#233;es du XXIe si&#232;cle. &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le blog&lt;/a&gt; regroupe des informations sur le devenir des &#233;tablissements, h&#233;rit&#233;s bien souvent du XIXe s&#232;cle, sur leur reconversion ou leur destruction. Il propose une r&#233;flexion sur le concept nouveau de &quot;patrimoine carc&#233;ral&quot;. Il est con&#231;u par des &#233;tudiants en master patrimoine ( deuxi&#232;me ann&#233;e) de l'Universit&#233; de Rouen, dans le cadre d'enseignements sur les &quot;fronti&#232;res du patrimoine&quot; Telle est la pr&#233;sentation de ce blog con&#231;u par des &#233;tudiants de Rouen et qui, depuis sa cr&#233;ation en septembre 2009 , a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; visit&#233; 62 835 fois ( &#224; la date du 15 f&#233;vrier 2012).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La structuration du blog a, dans un premier temps, &#233;t&#233; effectu&#233;e par r&#233;gions. Il a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; d'affiner l'&#233;tude en inventoriant des d&#233;partements et d'ouvrir une rubrique m&#233;thodologie&quot; pour accueillir des contributions plus g&#233;n&#233;rales ou sur des &#233;tablissements &#233;trangers, ainsi que des liens avec Criminocorpus ( en particulier la rubrique &quot;Architecture des prisons et patrimoine carc&#233;ral)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous pr&#233;sentons une liste des contributions &#224; la date du 15 f&#233;vrier 2012, avec quelques mentions de documents remarquables ou peu connus.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les illustrations de cette recension sont des photographies de la maison d'arr&#234;t et de correction de Clermont-Ferrand .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/article331.html&quot; class='spip_out'&gt;Jean-Claude Vimont&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;gion Alsace&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/04/la-fermeture-de-plusieurs-prisons.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La fermeture de plusieurs prisons alsaciennes&lt;/a&gt;(par Margaux Trouv&#233;)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Bas-Rhin&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/01/presentation-de-lancienne-maison-darret.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Pr&#233;sentation de l'ancienne Maison d'Arr&#234;t de la Rue du Fil &#224; Strasbourg&lt;/a&gt; ( par Margaux Trouv&#233;, prison o&#249; s&#233;journa Louis Napol&#233;on Bonaparte)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/01/loriginale-reconversion-de-la-prison.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;L'originale reconversion de la prison Sainte-Marguerite de Strasbourg&lt;/a&gt; ( Margaux Trouv&#233;, ou comment &quot;incarc&#233;rer&quot; les &#233;l&#232;ves de l'ENA !)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/04/le-struthof-ancien-camps-devenu-lieu-de.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le Struthof, ancien camp devenu lieu de m&#233;moire et mus&#233;e&lt;/a&gt;(par Margaux Trouv&#233;)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/04/histoire-du-camp-du-struthof.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Histoire du camp du Struthof&lt;/a&gt; ( par Margaux Trouv&#233;)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Haut-Rhin&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/04/la-maison-darret-de-colmar.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La Maison d'Arr&#234;t de Colmar&lt;/a&gt; ( par Margaux Trouv&#233;, une maison d'arr&#234;t construite en 1904)&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1891 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L190xH240/pris_clermG-65a17.jpg' width='190' height='240' alt='JPEG - 33.9 ko' style='height:240px;width:190px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:190px;'&gt;&lt;strong&gt;Entr&#233;e de la maison d'arr&#234;t et de correction de Clermont-Ferrand&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;gion Aquitaine&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Dordogne&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/01/la-maison-darret-de-perigueux.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La Maison d'arr&#234;t de P&#233;rigueux&lt;/a&gt; ( par Sylvain Mallard)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/01/la-prison-de-mauzac.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La prison de Mauzac&lt;/a&gt; (par Sylvain Mallard)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Gironde&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/01/la-prison-militaire-de-bordeaux.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;la prison militaire de Bordeaux&lt;/a&gt; ( par Sylvain Mallard, la caserne Boudet apr&#232;s avoir &#233;t&#233; prison militaire devint un centre de semi-libert&#233; pour rel&#233;gu&#233;s &quot;asociaux&quot; dans les ann&#233;es cinquante)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/bordeauxgradignan.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Bordeaux/Gradignan&lt;/a&gt; ( par Sylvain Mallard)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Landes&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/02/lancienne-maison-darret-de-mont-de.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;L'ancienne maison d'arr&#234;t de Mont-de-Marsan&lt;/a&gt; ( par Sylvain Mallard)(une construction datant du Premier Empire, prison ferm&#233;e en 2008))&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Lot-et-Garonne&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/la-centrale-deysses-un-lieu-charge.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La Centrale d'Eysses : un lieu charg&#233; d'histoire&lt;/a&gt; ( par Sylvain Mallard)(sur cet &#233;tablissement l'exposition sur Criminocorpus : &lt;a href=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/rubrique176.html&quot; class='spip_out'&gt;Eysses une prison dans la r&#233;sistance&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/lavenir-de-pau-et-agen.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;l'Avenir de Pau et Agen&lt;/a&gt; ( par Sylvain Mallard)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Pyr&#233;n&#233;es-Atlantiques&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/lavenir-de-pau-et-agen.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;l'Avenir de Pau et Agen&lt;/a&gt; ( par Sylvain Mallard)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/la-villa-chagrin-de-bayonne.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La &quot;Villa Chagrin&quot; de Bayonne&lt;/a&gt; ( par Sylvain Mallard)&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1892 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L320xH240/prisclermB-0c7d1.jpg' width='320' height='240' alt='JPEG - 64.2 ko' style='height:240px;width:320px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:320px;'&gt;&lt;strong&gt;Prison de Clermont-Ferrand&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;gion Auvergne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Allier&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/01/la-prison-de-montlucon-reconversion-ou.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La prison de Montlu&#231;on, reconversion ou fermeture ?&lt;/a&gt; ( par Maxime Catelain)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Cantal&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/01/quel-avenir-pour-la-prison-daurillac.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Quel avenir pour la prison d'Aurillac ?&lt;/a&gt; ( par maxime Catelain)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Puy-de-D&#244;me&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/01/les-deux-prisons-de-riom.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Les deux prisons de Riom&lt;/a&gt; ( par Maxime Catelain, Jean Zay y fut incarc&#233;r&#233;)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/01/la-prison-de-clermont-ferrand-ou-les.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La prison de Clermont-Ferrand ou les germes d'un futur d&#233;bat autour du patrimoine carc&#233;ral.&lt;/a&gt; ( par Maxime Catelain) ( Jean Zay y s&#233;journa)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;gion Basse-Normandie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Calvados&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/01/la-joyeuse-prison-de-pont-leveque-une.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La &#171; Joyeuse prison &#187; de Pont-l'Ev&#234;que : une patrimonialisation r&#233;ussie&lt;/a&gt;(on peut se reporter &#224; &lt;a href=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/article462.html&quot; class='spip_out'&gt;un article et des photographies de cette prison construite par Harou-Romain fils&lt;/a&gt; sur criminocorpus)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/10/une-prison-de-philanthropes-pont.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Une prison de philanthropes, Pont-L'Ev&#234;que en Basse Normandie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/12/la-tour-leroy-de-caen-un-passe-carceral.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La Tour Leroy de Caen : un pass&#233; carc&#233;ral invisible&lt;/a&gt; ( par M&#233;lanie A)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/une-prison-du-xviie-siecle-convertie-en.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Une prison du XVIIe si&#232;cle convertie en mus&#233;e &#224; Honfleur&lt;/a&gt; ( par Sophie)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/maison-darret-de-caen-une-prison.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Maison d'arr&#234;t de Caen : une prison promise &#224; la destruction dans l'accord g&#233;n&#233;ral&lt;/a&gt; ( par Sophie)(Une contribution qui a suscit&#233; des commentaires int&#233;ressants)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/prison-beaulieu-caen.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Prison Beaulieu &#224; Caen&lt;/a&gt; ( par Sophie)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Manche&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/01/la-prison-du-mont-saint.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La prison du Mont Saint Michel&lt;/a&gt; ( par Sophie)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/12/le-fort-de-lile-pelee-cherbourg-un.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le fort de l'&#238;le Pel&#233;e &#224; Cherbourg, un futur complexe touristique ?&lt;/a&gt; ( par Sophie, la prison oubli&#233;e des compagnons de Babeuf)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/12/fermeture-de-la-maison-darret-de.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Fermeture de la maison d'arr&#234;t de Cherbourg ; une seule pr&#233;occupation : l'implantation de la future prison d&#233;partementale&lt;/a&gt; ( par M&#233;lanie A.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/12/la-patrimonialisation-de-la-porte-de-la.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La patrimonialisation de la porte de la prison de Saint-L&#244; : un monument comm&#233;moratif&lt;/a&gt; ( par M&#233;lanie A.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/une-petite-maison-darret-ferme-dans-la.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La maison d'arr&#234;t de Coutances promise &#224; la fermeture&lt;/a&gt; ( par Sophie)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Orne&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/fermeture-de-la-prison-dalencon-que_14.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Fermeture de la prison d'Alen&#231;on : que faire du Ch&#226;teau des Ducs ?&lt;/a&gt; (par M&#233;lanie A.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/prison-du-xviie-siecle-visiter.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Prison du XVIIe si&#232;cle &#224; visiter &#224; Tinchebray&lt;/a&gt; ( par Sophie)&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1893 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L320xH240/prisclermC-9e2af.jpg' width='320' height='240' alt='JPEG - 59.3 ko' style='height:240px;width:320px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:320px;'&gt;&lt;strong&gt;Prison de Clermont-Ferrand&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;gion Bourgogne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;C&#244;te-d'Or&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/12/la-maison-darret-de-dijon-fermeture.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La maison d'arr&#234;t de Dijon : fermeture annonc&#233;e, patrimoine en danger&lt;/a&gt; ( par Sophie)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/12/les-anciennes-prisons-de-seurre-une_23.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Les anciennes prisons de Seurre : une aile du b&#226;timent de la mairie&lt;/a&gt; ( par M&#233;lanie A)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/12/lancienne-prison-de-chatillon-sur-seine.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;L'ancienne prison de Ch&#226;tillon-sur-Seine class&#233;e monument historique&lt;/a&gt; ( par Sophie)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Ni&#232;vre&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/la-fermeture-de-la-maison-darret-de.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La fermeture de la maison d'arr&#234;t de Nevers : loin des pr&#233;occupations patrimoniales&lt;/a&gt; ( par M&#233;lanie A.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Sa&#244;ne-et-Loire&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/la-prison-circulaire-dautun-un-site.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La prison circulaire d'Autun : un site exceptionnel &#224; valoriser&lt;/a&gt; (par M&#233;lanie A.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Yonne&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/12/le-donjon-de-cravant-un-patrimoine.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le donjon de Cravant, un patrimoine m&#233;di&#233;val et carc&#233;ral&lt;/a&gt; ( par Sophie)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/12/la-maison-darret-dauxerre-une-vieille.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La maison d'arr&#234;t d'Auxerre : une vieille prison du XIXe si&#232;cle encore en activit&#233;&lt;/a&gt; ( par M&#233;lanie A.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/12/lancienne-prison-davallon-un-lieu.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;L'ancienne prison d'Avallon : un lieu d'expositions&lt;/a&gt; ( par M&#233;lanie A.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;gion Bretagne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/04/les-anciennes-prisons-de-bretagnes.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Les anciennes prisons de Bretagne&lt;/a&gt; ( par Charlotte Daunou)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;C&#244;tes-d'Armor&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/04/la-prison-cellulaire-de-guingamp-la.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La prison cellulaire de Guingamp, la premi&#232;re prison de type pennsylvanien en France&lt;/a&gt; ( par Charlotte Daunou, une des rares constructions cellulaires de la monarchie de Juillet, class&#233;e monument historique)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/la-prison-cellulaire-de-guingamp.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La prison cellulaire de Guingamp, construite sous la Monarchie de Juillet&lt;/a&gt; ( par J-C V.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/04/le-patrimoine-carceral-de-saint-brieuc.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le patrimoine carc&#233;ral de Saint-Brieuc&lt;/a&gt;( par Charlotte Daunou)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Finist&#232;re&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/04/qimper-histoire-de-prisons-sous-lancien.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Quimper, histoire des prisons sous l'Ancien R&#233;gime&lt;/a&gt; ( par Charlotte Daunou, de nombreuses pr&#233;cisons sur le quotidien des d&#233;tenus)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Ille-et-Vilaine&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/04/la-prison-jacques-cartier-rennes-quel.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La prison Jacques Cartier (Rennes), quel avenir ?&lt;/a&gt; ( par Charlotte Daunou, cette maison d'arr&#234;t fut construite de 1898 &#224; 1903. Elle a ferm&#233; en 2010. Comme &#224; Toulouse des d&#233;bats &#233;voquent la conservation d'un &#233;tablissement qui h&#233;bergea des r&#233;sistants pendant l'Occupation et dont l'architecture m&#233;rite attention)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/04/le-centre-penitencier-de-vezin-le.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le centre p&#233;nitencier de Vezin-le-Coquet &#224; Rennes, vers de nouvelles prisons&lt;/a&gt; ( Charlotte daunou)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Morbihan&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/04/maison-darret-de-vannes.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Maison d'arr&#234;t de Vannes et porte de l'ancienne prison&lt;/a&gt; ( par Charlotte Daunou)&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong&gt;R&#233;gion Franche-Comt&#233;&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Doubs&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/06/la-saline-royale-darc-et-senans-un-camp.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La Saline Royale d'Arc-et-Senans : un camp d'internement.&lt;/a&gt;(Manon Pign&#233; pr&#233;sente cet &#233;tablissement class&#233; au patrimoine mondial, mis qui fut pendant l'Occupation un camps de rassemblement, un camps d'internement pour nomades et Tziganes)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/06/la-citadelle-de-besancon-camp-de_20.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La Citadelle de Besan&#231;on, camp de prisonniers de guerre allemands.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/06/la-citadelle-de-besancon-fortification.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La citadelle de Besan&#231;on : fortification de Vauban mais aussi camp de prisonniers allemands.&lt;/a&gt; ( par Manon Pign&#233;)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/quelle-patrimonialisation-pour-une.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Quelle patrimonialisation pour une prison d'Etat du XVIIIe ? : L'exemple du Fort de Joux en Franche-Comt&#233;.&lt;/a&gt; ( par Manon Pign&#233;)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Haute-Sa&#244;ne&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/06/la-prison-de-lure.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La prison de Lure&lt;/a&gt;(Manon Pign&#233; pr&#233;sente cette maison d'arr&#234;t construite sous le Second Empire. Elle servit de prison de rel&#233;gu&#233;s antisociaux lors de la r&#233;forme p&#233;nitentiaire apr&#232;s 1945)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;gion Haute-Normandie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Seine-Maritime&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2012/02/la-destruction-en-cours-de-la-maison.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La destruction de la prison du Havre ( f&#233;vrier 2012)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;gion Ile-de-France&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Paris&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2012/02/faut-il-detruire-la-petite-roquette.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Faut-il d&#233;truire la Petite-Roquette ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;gion Languedoc-Roussillon&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Gard&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/10/de-la-citadelle-luniversite-fort-vauban.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;De la citadelle &#224; l'universit&#233; Fort Vauban &#224; N&#238;mes.&lt;/a&gt;( par H&#233;l&#232;ne Bacquet, sur l'ancienne maison centrale de N&#238;mes))&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;H&#233;rault&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/10/le-couvent-des-ursullines-de.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le couvent des Ursulines de Montpellier&lt;/a&gt; ( par H&#233;l&#232;ne Bacquet)( l'ancienne maison centrale de femmes o&#249; furent &#233;crou&#233;s &quot;l'empoisonneuse&quot; Marie Lafargue et la r&#233;publicaine Laure Grouvelle)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/10/quelle-utilisation-pour-lancienne.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Quelle utilisation pour l'ancienne maison d'arr&#234;t de Montpellier ?&lt;/a&gt; ( par Nicolas F.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/02/quel-avenir-pour-le-manastere-daniane.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Quel avenir pour le monast&#232;re d'Aniane ?&lt;/a&gt; ( par H&#233;l&#232;ne Bacquet, une maison centrale devenue colonie p&#233;nitentiaire, install&#233;e dans une abbaye)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/la-colonie-industrielle-daniane.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La colonie industrielle d'Aniane&lt;/a&gt; ( par H&#233;l&#232;ne Bacquet)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/10/le-fort-de-brescou-ferme-ses-portes-cet.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le fort de Brescou a ferm&#233; ses portes cet &#233;t&#233;.&lt;/a&gt; ( par Nicolas F.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Loz&#232;re&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/10/fermera-fermera-pas.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Fermera ? Fermera pas ?&lt;/a&gt; ( par H&#233;l&#232;ne Bacquet, &#224; propos de la prison de Mende)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/10/maison-darret-de-mende-une-prison-assez.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Maison d'arr&#234;t de Mende : une prison assez c&#233;l&#232;bre&lt;/a&gt; ( par H&#233;l&#232;ne Bacquet)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Pyr&#233;n&#233;es-Orientales&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/un-espace-de-memoire-le-memorial-de.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Un espace de m&#233;moire : le m&#233;morial de Rivesaltes&lt;/a&gt; ( par H&#233;l&#232;ne Bacquet)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/camp-joffre-dit-camp-de-rivesaltes.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Camp Joffre, dit camp de Rivesaltes&lt;/a&gt; ( par H&#233;n&#232;ne Bacquet)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;gion Limousin&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Haute-Vienne&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/04/le-chateau-de-chalus-maulmont-et-son.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le ch&#226;teau de Chalus-Maulmont et son identit&#233; carc&#233;rale.&lt;/a&gt;( par Cl&#233;mence Deheij, une prison d'Etat m&#233;connue)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/01/la-maison-darret-de-limoges-quel-avenir.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La maison d'arr&#234;t de Limoges : quel avenir pour la prison ?&lt;/a&gt; ( par Cl&#233;mence Deheij, avec de belles reproductions de documents dont des photographies d'Henri Manuel r&#233;alis&#233;e durant les ann&#233;es trente)&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong&gt;R&#233;gion Midi-Pyr&#233;n&#233;es&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Ari&#232;ge&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/04/le-chateau-prison-de-foix-juche-sur-son.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le Ch&#226;teau Prison de Foix&lt;/a&gt; ( par Elodie Manoury)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Haute-Garonne&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/05/la-prison-st-michel-de-toulouse-ou-le.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La Prison St Michel de Toulouse ou le conflit entre inter&#234;t patrimonial, devoir de M&#233;moire et int&#233;r&#234;ts immobiliers.&lt;/a&gt; ( par Elodie Manoury)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/03/mise-en-vente-de-la-prison-de-saint.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Mise en vente de la prison de Saint-Michel &#224; Toulouse&lt;/a&gt; ( par H&#233;l&#232;ne Bacquet)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/la-prison-saint-michel-toulouse.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La prison Saint-Michel &#224; Toulouse&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/10/toulouse-une-petition-pour-la-prison.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Toulouse, une p&#233;tition pour la prison Saint-Michel&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Lot&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2012/01/la-prison-de-cahors-deviendra-t-elle-un.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La prison de Cahors deviendra-t-elle un h&#244;tel de luxe chinois ?&lt;/a&gt; ( par H&#233;l&#232;ne Bacquet)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;gion Nord-Pas-de-Calais&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Nord&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/03/la-prison-de-loos.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La prison de Loos&lt;/a&gt; ( par Anne-Sophie Diologent)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/04/actualite-mitigee-pour-les-defenseurs.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Actualit&#233; mitig&#233;e pour les d&#233;fenseurs de la prison de Loos&lt;/a&gt; ( par Anne-Sophie Diologent qui reproduit deux articles de &lt;i&gt;la Voix du Nord&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/01/lancienne-prison-de-bourbourg-entre.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;L'ancienne prison de Bourbourg, entre conservation et transformation&lt;/a&gt; ( par Anne-Sophie Diologent)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2012/02/les-prisons-du-nord-au-xixe-siecle.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Les prisons du Nord au XIXe si&#232;cle&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;gion Pays de la Loire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Loire-Atlantique&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/le-centre-penitentiaire-de-nantes.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le centre p&#233;nitentiaire de Nantes&lt;/a&gt; ( par Camille)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/les-prisons-flottantes-de-nantes.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Les prisons flottantes de Nantes&lt;/a&gt; ( par Camille)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/le-chateau-de-nantes-et-les-autres.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le ch&#226;teau de Nantes et les autres prisons de la ville&lt;/a&gt; ( par Camille)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Maine-et-Loire&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/le-chateau-de-saumur.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le ch&#226;teau de Saumur&lt;/a&gt; ( par Camille)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/labbaye-de-fontevraud.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;L'Abbaye de Fontevraud&lt;/a&gt; ( par Camille)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/10/fontevraud-abbaye-maison-centrale.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Fontevraud : Abbaye, maison centrale, centre culturel de l'Ouest&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/la-maison-darret-dangers.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La maison d'arr&#234;t d'Angers&lt;/a&gt; ( par Camille)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/le-chateau-dangers.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le ch&#226;teau d'Angers&lt;/a&gt; ( par Camille, voir ses c&#233;l&#232;bres graffiti)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Mayenne&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/le-chateau-de-laval.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le ch&#226;teau de Laval&lt;/a&gt; ( par Camille)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Vend&#233;e&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/la-maison-darret-de-fontenay-le-comte.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La maison d'arr&#234;t de Fontenay le Comte&lt;/a&gt; ( par Camille)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Sarthe&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2012/02/le-patrimoine-carceral-en-sarthe.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le patrimoine carc&#233;ral en Sarthe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;gion Picardie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Aisne&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/04/le-centre-penitenciaire-de-chateau.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le centre p&#233;nitenciaire de Ch&#226;teau-Thierry : un avenir en sursis ?&lt;/a&gt;(Ma&#239;t&#233; D. pr&#233;sente cet &#233;tablissement singulier habilit&#233; depuis la r&#233;forme p&#233;nitentiaire impuls&#233;e en 1945 &#224; recevoir des prisonniers difficiles ou souffrant de troubles psychiatriques)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Oise&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/12/compiegne-fermeture-programmee-pour-la.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Compi&#232;gne : fermeture programm&#233;e pour la maison d'arr&#234;t&lt;/a&gt; ( par Ma&#239;t&#233; D.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Somme&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/12/le-chateau-de-ham-une-ancienne-prison.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le ch&#226;teau de Ham : une ancienne prison d'Etat sauv&#233;e du p&#233;ril&lt;/a&gt; ( par Ma&#239;t&#233; D.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/12/la-citadelle-de-doullens-un-lieu-au.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La citadelle de Doullens : un lieu au pass&#233; militaire et carc&#233;ral devenu lieu touristique&lt;/a&gt; ( par Ma&#239;t&#233; D., forteresse qui h&#233;bergea des d&#233;tenus politiques r&#233;publicains, parmi lesquels Martin Bernard, et des d&#233;tenus bonapartistes, prison de femmes qui re&#231;ut l'&#233;crivaine Albertine Sarrazin)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/12/amiens-presentation-des-anciennes.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Amiens : pr&#233;sentation des anciennes prisons de la capitale picarde&lt;/a&gt; ( par Ma&#239;t&#233; D., on peut se reporter &#224; l'article de Christian Carlier sur &lt;a href=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/article683.html&quot; class='spip_out'&gt;les mineurs d&#233;linquants dans les prisons d'Amiens&lt;/a&gt; )&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/12/la-maison-darret-damiens-un.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La maison d'arr&#234;t d'Amiens : un &#233;tablissement &#224; prot&#233;ger dans le futur ?&lt;/a&gt; ( par Ma&#239;t&#233; D., une prison cellulaire construite en 1902 )&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/12/le-service-educatif-des-archives-de-la.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le service &#233;ducatif des archives de la Somme retrace l'histoire des prisons de son d&#233;partement&lt;/a&gt; ( par Ma&#239;t&#233; D.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;gion Poitou-Charentes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Charente-Maritime&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/les-enjeux-de-la-fermeture-de-la-maison.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Les enjeux de la fermeture de la maison centrale de Saint Martin de R&#233;&lt;/a&gt; ( par Nicolas F.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/10/cest-par-ce-texte-que-jean-marie.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La citadelle de St-Martin-de-R&#233; : un patrimoine carc&#233;ral camoufl&#233;&lt;/a&gt; ( par Nicolas F.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/saint-martin-de-re-la-memoire-des.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Saint Martin de R&#233; : la m&#233;moire des condamn&#233;s au bagne.&lt;/a&gt;( par Nicolas F.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Deux-S&#232;vres&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/01/les-prisons-de-thouars-avant-1872.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Les prisons de Thouars avant 1872&lt;/a&gt; ( par H&#233;l&#232;ne Bacquet, Thouars fut une maison centrale)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/01/prison-au-chateau-des-ducs-de-la.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Prison au chateau des ducs de la Tr&#233;moille &#224; Thouars&lt;/a&gt; ( par H&#233;l&#232;ne Bacquet)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/Quel avenir pour la prison panoptique de Niort ?&quot; class='spip_out'&gt;Quel avenir pour la prison panoptique de Niort ?&lt;/a&gt;( par Nicolas F.)(Sur Niort, on se reportera &#224; l'ouvrage &#233;dit&#233; par Philippe Dieu et Paul Mbanzoulou, L'architecture carc&#233;rale, des mots et des murs, Privat, Toulouse, 2012)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Vienne&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/10/la-pierre-levee-fait-peau-neuve.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La Pierre-Lev&#233;e fait peau neuve&lt;/a&gt; (par H&#233;l&#232;ne Bacquet)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/10/la-pierre-levee-poitiers.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La Pierre-Lev&#233;e &#224; Poitiers&lt;/a&gt; (par H&#233;l&#232;ne Bacquet)&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1894 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L194xH240/prisclermD-2ffe1.jpg' width='194' height='240' alt='JPEG - 41.9 ko' style='height:240px;width:194px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:194px;'&gt;&lt;strong&gt;Prison de Clermont-Ferrand&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong&gt;R&#233;gion Provence-Alpes-C&#244;te d'Azur&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Alpes-Maritimes&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/12/le-fort-royal-de-lile-sainte-marguerite.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le fort Royal de l'&#238;le Sainte Marguerite&lt;/a&gt; ( par M&#233;lissa)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Bouches-du-Rh&#244;ne&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/01/marseille-prison-saint-pierre.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Marseille, la prison Saint-Pierre&lt;/a&gt; ( par M&#233;lissa, de belles photographies de la nef centrale, une construction du Second Empire initi&#233;e en 1861)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/12/la-prison-chave-marseille.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La prison Chave &#224; Marseille&lt;/a&gt; ( par M&#233;lissa)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/aix-en-provence-de-la-prison-la-cour.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Aix en Provence : de la prison &#224; la cour d'Appel&lt;/a&gt; ( par M&#233;lissa)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Var&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2012/02/quel-patrimoine-carceral-pour-le.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Quel patrimoine carc&#233;ral pour le d&#233;partement du Var ? Et quelle valorisation ?&lt;/a&gt;(une introduction pr&#233;cieuse &#224; l'&#233;tude des diff&#233;rents &#233;tablissements de ce d&#233;partement par Amandine K., qui a r&#233;alis&#233; les notices suivantes)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2012/02/toulon-de-la-prison-st-roch-au-centre.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Toulon, de la prison St Roch au centre p&#233;nitentiaire La Farl&#232;de&lt;/a&gt;
(La maison d'arr&#234;t Saint-Roch fut une des rares prisons construite en France durant l'entre deux guerres, en 1927)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/on-ne-regrettera-pas-la-prison-saint.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&#171; On ne regrettera pas la prison Saint Roch ! &#187;&lt;/a&gt; ( par M&#233;lissa, il s'agit de la maison d'arr&#234;t de Toulon)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2012/02/toulon-et-son-bagne.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Toulon et son bagne&lt;/a&gt;
(&#224; noter les collections du mus&#233;e du fort Balaguier)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2012/02/le-fort-lamalgue-de-toulon.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le Fort Lamalgue de Toulon&lt;/a&gt;
(Le fort servit de prison politique pour l'&#233;mir Abd-el Kader et pour les insurg&#233;s r&#233;publicains de 1851)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2012/02/draguignan-huit-siecles-de-justice.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Draguignan, huit si&#232;cles de justice&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2012/02/colonie-agricole-de-sainte-anne-lile-du.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La Colonie agricole de Sainte-Anne &#224; l'&#238;le du Levant&lt;/a&gt; ( une de ces colonies priv&#233;es du second empire, impuls&#233;e par la loi de 1850)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2012/02/brignoles-du-palais-des-comtes-de.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Brignoles - Du Palais des comtes de Provence aux graffiti de sa prison&lt;/a&gt;( &#224; noter, une prison construite en 1840, selon &quot;un plan panoptique ( &#224; v&#233;rifier), qui aurait fonctionn&#233; jusqu'en 1950 et qui compte des graffiti, principalement dat&#233;s de la Seconde guerre mondiale et &#233;tudi&#233;s dans le livre &lt;i&gt;Les graffiti de l'ombre&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Vaucluse&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/02/la-prison-sainte-anne-vendue.html?showComment=1329307563610#c3520397774903996961&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;A Avignon, la prison Sainte-Anne vendue&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/02/une-ancienne-prison-vendre-sur-internet.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Une ancienne prison &#224; vendre sur internet&lt;/a&gt; (par H&#233;l&#232;ne Bacquet)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/10/avignon-prison-sainte-anne-demeure-de.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Avignon, Prison Sainte Anne : demeure de caract&#232;re, beaux volumes, meubl&#233;e, vue sur le Rh&#244;ne&#8230;&lt;/a&gt; ( par M&#233;lissa)&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1895 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L238xH240/prisclermE-1710a.jpg' width='238' height='240' alt='JPEG - 46.4 ko' style='height:240px;width:238px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:238px;'&gt;&lt;strong&gt;Prison de Clermont-Ferrand&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;gion Rh&#244;ne-Alpes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/04/une-petite-presentation-generale-des.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Une petite pr&#233;sentation g&#233;n&#233;rale des prisons de Rh&#244;ne-Alpes&lt;/a&gt; ( par Ludivine Bunel)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/04/des-prisons-non-menacees-de-destruction.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Des prisons non menac&#233;es de destruction.&lt;/a&gt;( par Ludivine Bunel)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Ain&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/enjeux-patrimoniaux-autour-des-prisons.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Enjeux patrimoniaux autour des prisons de l'Ain (R&#233;gion Rh&#244;ne-Alpes)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Haute-Savoie&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/05/la-prison-dannecy-une-histoire-ancienne.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La prison d'Annecy : une histoire ancienne&lt;/a&gt;(par Ludivine Bunel)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Loire&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/04/un-palais-transforme-au-fil-des-ans-en.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Un palais transform&#233; au fil des ans en prison &#224; Roanne&lt;/a&gt; ( par Ludivine Bunel)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Rh&#244;ne&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/le-blog-pour-sauver-les-prisons-de-lyon.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le blog pour sauver les prisons de Lyon&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/10/le-blog-pour-le-sauvetage-des-prisons.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le blog pour le sauvetage des prisons de Lyon&lt;/a&gt;( avec de nombreux plans)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/10/les-prisons-de-lyon-se-font-la-belle.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Les prisons de Lyon se font la belle&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/dans-les-murs-des-prisons-st-paul-st.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Dans les murs des prisons St-Paul St-Joseph &#224; Lyon&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/05/lhistoire-du-fort-saint-jean-un-exemple.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;L'histoire du Fort Saint-Jean, un exemple de reconversion r&#233;ussie &#224; Lyon&lt;/a&gt; ( La reproduction de la notice de Lyon historique sur ce fort lyonnais qui servit de prison militaire)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/04/vue-et-historique-des-prisons-de.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Vue et historique des prisons de Perrache : Saint-Paul et Saint-Joseph &#224; Lyon&lt;/a&gt; ( Ludivine Bunel pr&#233;sente ces deux prisons majeures, du point de vue du patrimoine architectural)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/01/la-reconversion-des-anciennes-prisons.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La reconversion des anciennes prisons de Lyon : une difficile mise en &#339;uvre&lt;/a&gt; ( par Ludivine Bunel)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/04/une-nouvelle-prison-contre-une-ancienne.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Une nouvelle prison contre une ancienne en mal de vivre.&lt;/a&gt; ( Ludivine Bunel donne &#233;galement dans cette contribution des informations sur la prison de Montluc &#224; Lyon)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/04/une-bonne-idee-de-reutilisation-dune.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Une bonne id&#233;e de r&#233;utilisation d'une prison : l'exemple de Montluc &#224; Lyon&lt;/a&gt; ( par Ludivine Bunel)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/le-memorial-au-fort-montluc-lyon.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le M&#233;morial au fort Montluc &#224; Lyon&lt;/a&gt; (par J-C V.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/04/temoignages-concernant-la-prison-de.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;T&#233;moignages concernant la prison de Montluc &#224; Lyon&lt;/a&gt; ( par Ludivine Bunel)&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong&gt;D&#233;partements d'Outre-Mer&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;La Guyane&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/06/le-bagne-de-lile-du-salut-guyane.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le bagne de l'&#238;le du Salut. Guyane&lt;/a&gt;(courte pr&#233;sentation par Clem. D. du lieu de s&#233;jour du capitaine Dreyfus, de l'anarchiste Marius Jacob...)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;La R&#233;union&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/06/la-prison-juliette-dodu-la-reunion.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La prison Juliette-Dodu&lt;/a&gt;. La R&#233;union. ( par Clem. D. avec un lien pour une visite &quot;guid&#233;e de la prison, ferm&#233;e en 2008)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Prisons &#233;trang&#232;res et patrimonialisation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2012/02/la-prison-cellulaire-de-philadelphie.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La prison cellulaire de Philadelphie&lt;/a&gt; ( par J-C V.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2012/02/la-prison-cellulaire-dottawa.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;La prison cellulaire d'Ottawa&lt;/a&gt; ( par J-C V.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Compl&#233;ments m&#233;thodologiques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2010/11/les-prisons-un-patrimoine-valoriser-par.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Les prisons , un patrimoine &#224; valoriser par Barbara Gautier et Pierre Laisne de l'Universit&#233; d'Angers&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.univ-rouen.fr/audio/index.php?vid=160&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;R&#233;flexions de Mathilde Fouch&#233;, Caroline Soppelsa et Christian carlier au s&#233;minaire de l'ANR &quot;sciencepeine&quot; &#224; l'universit&#233; de Rouen en 2010&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&quot;Mes prisons&quot; par Fran&#231;ois Tortosa</title>
		<link>http://www.criminocorpus.cnrs.fr/spip.php?article773</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.criminocorpus.cnrs.fr/spip.php?article773</guid>
		<dc:date>2012-02-14T16:21:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Claude Vimont, ma&#238;tre de conf&#233;rences en histoire contemporaine &#224; l'Universit&#233; de Rouen (GRHIS, Rouen)</dc:creator>



		<description>Nous pr&#233;sentons ici la retranscription ( par les soins de Florie Ledue, &#233;tudiante &#224; l'Universit&#233; de Rouen) de l'intervention de Fran&#231;ois Tortosa au s&#233;minaire de l'ANR &quot;Sciencepeine&quot; ], &#224; Rouen, le 24 novembre 2010. D&#232;s la fin des ann&#233;es soixante-dix, ce gangster a entam&#233; un long p&#233;riple carc&#233;ral qu'il &#233;voque au cours de son intervention. Des maisons d'arr&#234;t, des quartiers de haute s&#233;curit&#233;, le CNO de Fresnes, des maisons centrales et des centres de d&#233;tention (...)

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&lt;a href="http://www.criminocorpus.cnrs.fr/spip.php?rubrique192" rel="directory"&gt;Les d&#233;tenus&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous pr&#233;sentons ici la retranscription ( par les soins de &lt;a href=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/article691.html&quot; class='spip_out'&gt;Florie Ledue&lt;/a&gt;, &#233;tudiante &#224; l'Universit&#233; de Rouen) de l'intervention de Fran&#231;ois Tortosa au &lt;a href=&quot;http://www.univ-rouen.fr/audio/index.php?vid=160&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;s&#233;minaire de l'ANR &quot;Sciencepeine&quot;&lt;/a&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Ce s&#233;minaire a commenc&#233; en 2010 il s'est poursuivi en 2011 et doit (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]], &#224; Rouen, le 24 novembre 2010. D&#232;s la fin des ann&#233;es soixante-dix, ce gangster a entam&#233; un long p&#233;riple carc&#233;ral qu'il &#233;voque au cours de son intervention. Des maisons d'arr&#234;t, des quartiers de haute s&#233;curit&#233;, le CNO de Fresnes, des maisons centrales et des centres de d&#233;tention sont pr&#233;sent&#233;s. C'est le point de vue d'un d&#233;tenu longue peine qui s'est &quot;&#233;vad&#233;&quot; par la peinture et par les activit&#233;s culturelles. A Caen, il fut &#224; l'origine d'un journal de d&#233;tention &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/article628.html&quot; class='spip_out'&gt;Dr&#244;le d'immeuble&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, qui est pr&#233;sent&#233; dans &lt;a href=&quot;http://www.criminocorpus.cnrs.fr/article731.html&quot; class='spip_out'&gt;deux autres articles&lt;/a&gt; de Criminocorpus. Fran&#231;ois Tortosa est aujourd'hui peintre. Il a multipli&#233; les expositions, notamment au mus&#233;e Singer-Polignac. Il n'h&#233;site pas &#224; offrir son t&#233;moignage lors de conf&#233;rences et de s&#233;minaires dans [l'Universit&#233; de Rouen, o&#249; il a expos&#233; au printemps 2011. (J-C V.)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1970, ma &#171; sp&#233;cialit&#233; &#187; &#233;tait l'enl&#232;vement des banquiers et des grands industriels. J'ai notamment &#233;t&#233; condamn&#233; pour l'enl&#232;vement et la s&#233;questration du banquier Bernard Mallet [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='On peut lire une narration de cet &#233;pisode dans un dossier sur le (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;], issu de &lt;a href=&quot;http://www.museeprotestant.org/Pages/Notices.php?scatid=76&amp;noticeid=548&amp;lev=1&amp;Lget=FR&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;l'une des plus grandes familles protestantes fran&#231;aises&lt;/a&gt;. J'ai &#233;galement &#233;t&#233; condamn&#233; pour l'enl&#232;vement du directeur g&#233;n&#233;ral de Saab France, Guy Thodoroff. Cette technique, ce &#171; crime &#187;, n'existait pas en France, il &#233;tait import&#233; d'Italie. Je l'ai mis en pratique en France et j'ai &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;, &#224; juste titre, pour cela. Ce qui diff&#233;renciait mon groupe des Corses ou des Marseillais, c'&#233;tait l'aspect international de notre groupe. Il y avait des Autrichiens, des Juifs, des Catholiques, des Arabes ... Nous &#233;tions h&#233;t&#233;roclites et tr&#232;s difficiles &#224; cerner. La police a donc mis beaucoup de temps &#224; nous arr&#234;ter. De plus, nous bougions beaucoup. Nous &#233;tions soit en Italie, soit en Suisse ou en Allemagne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous avons fini par &#234;tre arr&#234;t&#233;s le 9 ao&#251;t 1977. La police nous a laiss&#233; kidnapper Bernard Mallet, le banquier, au bois de Boulogne, alors qu'il promenait son chien. Comme &#224; notre habitude, nous n'avons ni tu&#233;, ni molest&#233; qui que ce soit, ce qui nous diff&#233;renciait des autres groupes. Nous avions amen&#233; Bernard Mallet dans une cachette, que nous avions am&#233;nag&#233; &#224; Plessis Robinson. Il &#233;tait enchain&#233; dans la cave. Le commissaire Broussard et sa Brigade de recherche et d'intervention ( &quot;l'antigang&quot;) nous ont arr&#234;t&#233;s. Ils &#233;taient environ 300 personnes. Ils nous prenaient r&#233;ellement au s&#233;rieux, et &#224; juste titre d'ailleurs. J'&#233;tais fich&#233; au &quot;grand banditisme&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mon arriv&#233;e &#224; la prison de la Sant&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai &#233;t&#233; condamn&#233; pour ces faits &#224; 15 et 16 ans de r&#233;clusion criminelle. J'ai &#233;t&#233; incarc&#233;r&#233; &#224; la Sant&#233;. En juin 2007, 30 ans apr&#232;s, j'exposais des toiles au 100 rue de la Sant&#233;, c'est &#224; dire de l'autre cot&#233; du boulevard Saint Jacques, au mus&#233;e Singer-Polignac dans l'enceinte de l'h&#244;pital Sainte-Anne, ce qui a fait dire aux journalistes que j'avais mis 30 ans pour franchir le boulevard Saint Jacques, du 42 au 100.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Compte tenu du crime pour lequel je suis arr&#234;t&#233;, je suis ce que l'on appelle un DPS minist&#233;riel, catalogu&#233; &#171; d&#233;tenu particuli&#232;rement surveill&#233; &#187; par l'Administration p&#233;nitentiaire. Dans un premier temps, je suis admis dans la premi&#232;re division, le quartier cellulaire, seul en cellule. C'est un d&#233;but d'isolement. Tr&#232;s vite je suis envoy&#233; dans la deuxi&#232;me division, puis reconduit en premi&#232;re division. J'atterris ensuite au quartier de haute s&#233;curit&#233; (QHS) de la Sant&#233;. J'y ai fait cinq ans, le temps d'attendre mon proc&#232;s. Je suis condamn&#233; une premi&#232;re fois en 1980. On me d&#233;place ensuite &#224; Fresnes o&#249; je suis rest&#233; environ 2 ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je n'ai aucun compte &#224; r&#233;gler avec l'administration p&#233;nitentiaire, j'ai eu des surveillants magnifiques, des directeurs de prison formidables. Comme dans toute soci&#233;t&#233;, il y a des &#234;tres idiots et des gens intelligents, des hommes insensibles, et des hommes sensibles. Je ne souhaite pas attaquer l'administration p&#233;nitentiaire. Mais la prison de la Sant&#233; c'est quelque chose d'ignoble. C'est infect et moyen&#226;geux. Les murs sont sales. N&#233;anmoins c'est une prison &#224; dimension humaine [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='On peut lire son appr&#233;ciation sur le directeur de la Sant&#233; de (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand j'arrive &#224; la Sant&#233; en 1977, on porte encore le droguet, une tenue gris&#226;tre en toile rude. On porte cela pour que les d&#233;tenus soient semblables. Nous n'avions pas encore de t&#233;l&#233;visons, ni de postes. Il y avait une radio qui crachotait toute la journ&#233;e. Nous n'avions le droit qu'&#224; une promenade par jour pendant 30 minutes. La cour donnait sur le boulevard Saint Jacques. C'&#233;tait 23h30 de cellule, seul, entrecoup&#233; par les repas &#224; 11h-11h30, et le soir, vers 5h30-6h au plus tard. C'&#233;tait une vie tr&#232;s monotone. On avait le sentiment d'&#234;tre gard&#233;s comme des choses, et surtout d'&#234;tre infantilis&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le but &#233;tait de dominer les d&#233;tenus, de les faire rentrer dans le rang, car un d&#233;tenu qui se tait est un bon d&#233;tenu. Celui qui ne se tait pas atterrit au QHS. Il s'est ensuite appel&#233; QSR, c'est &#224; dire quartier de s&#233;curit&#233; renforc&#233;e. Aujourd'hui, on appelle cela l'isolement, c'est plus subtil. A la Sant&#233;, je fut plac&#233; en QHS parce que j'&#233;tais ce que l'on appelle un meneur. Je voulais au moins une douche par semaine alors que ce n'&#233;tait pas le cas. Plus tard, j'ai connu des centres de d&#233;tention o&#249; l'on avait le droit d'aller &#224; la douche tous les jours. Je me suis souvent battu avec les d&#233;tenus. L'hygi&#232;ne &#233;tait importante, il fallait se laver le corps avant de se laver la t&#234;te et l'esprit. J'ai sonn&#233; la r&#233;volte. Je suis rest&#233; dans la cour. Les CRS sont venus, j'ai eu l'&#233;paule fracass&#233;e par les b&#226;tons des CRS. Comme j'appelais &#224; la r&#233;volte, on m'a calm&#233; en me mettant seul dans une cellule, dans un endroit o&#249; je ne pouvais plus parler &#224; personne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malgr&#233; sa salet&#233; et ses cellules infectes, la Sant&#233; &#233;tait &#224; &#233;chelle humaine. Une cellule c'est trois m&#232;tres sur trois, c'est &#224; dire environ 9m&#178;. Elle comportait un lit, une petite table, une esp&#232;ce d'armoire au-dessus et un WC. Vous viviez quasiment dans un WC. Excusez-moi du terme, mais cela veut dire que puisque tu es une merde, tu vis dans un water.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mon s&#233;jour &#224; Fresnes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai ensuite connu une autre maison d'arr&#234;t : Fresnes. J'&#233;tais dans le quartier des d&#233;tenus particuli&#232;rement surveill&#233;. Je n'&#233;tais pas seul, il y avait aussi le gratin du milieu corse, marseillais et parisien. Nos cellules &#233;taient propres, tout au moins beaucoup plus propres que les cellules de la Sant&#233;. Par contre, il y avait un syst&#232;me tr&#232;s rigoureux de discipline qu'il n'y avait pas &#224; la Sant&#233;. A Fresnes, nous avions une douche par semaine. A la Sant&#233; c'&#233;tait une douche toutes les trois semaines. Nous pouvions bien s&#251;r nous laver dans la cellule car nous avions un lavabo, mais ce n'est pas la m&#234;me chose. C'est le directeur qui fait la prison, selon son humeur, selon son &#233;tat d'esprit. De nombreux d&#233;tenus ont ainsi gard&#233; en m&#233;moire certains directeurs et ont du respect pour eux. C'est particuli&#232;rement le cas des directeurs qui &#233;taient d'anciens &#233;ducateurs. Bien s&#251;r, ce n'&#233;tait pas des laxistes mais ils &#233;taient humains. D'autres directeurs &#233;taient bien diff&#233;rents et avait le pistolet sur leur bureau. J'ai en m&#233;moire un directeur &#224; Clairvaux, Monsieur Asette, un ancien &#233;ducateur. C'&#233;tait un homme formidable. Il m'avait certes mis en isolement en QSR, mais j'ai &#233;norm&#233;ment de respect pour lui. C'est gr&#226;ce &#224; lui que j'ai perdu mon &#233;tiquette de DPS et que j'ai pu aller en centre de d&#233;tention &#224; Caen. Il a vu que je faisais des efforts, que j'&#233;tais sinc&#232;re et que j'avais entam&#233; une r&#233;flexion profonde sur moi-m&#234;me. Il est impossible de faire autrement. Je ne suis pas un &#234;tre ph&#233;nom&#233;nal. Quand vous &#234;tes tout seul dans une cellule pendant 22 ou 23 heures, vous faites ce que l'on appelle une introspection, sans &#234;tre un intellectuel ou un grand lettr&#233;. Cette introspection vous am&#232;ne &#224; r&#233;fl&#233;chir sur vos turpitudes. Vivant seul enferm&#233;, le silence est d'un bruit fracassant. Vous avez envie d'entendre la clef du surveillant pour vous ouvrir la porte, comme si vous alliez entendre une partition de Mozart ou de Schubert. Vous attendez cette clef parce que le silence est fracassant, il vous d&#233;truit, il &#233;crase l'&#234;tre humain. Au point que vous retrouver la position f&#339;tale dans un angle. Vous frisez la folie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ne faut pas croire que la prison peut changer les choses. Lorsque j'&#233;tais &#224; Val-de-Reuil, un jeune surveillant a ouvert la porte et m'a vu peindre. Il sortait de la fac de psychologie, un bac + 5. Je lui ai conseill&#233; de faire autre chose avec ses &#233;tudes. Mais il voulait commencer en bas de l'&#233;chelle pour connaitre les prisonniers. Quelques jours apr&#232;s, je le vois parler avec un jeune d&#233;tenu condamn&#233; &#224; perp&#233;tuit&#233;. Je savais qu'il lui disait de prendre courage, d'&#233;tudier, parce que sa vie n'&#233;tait pas finie. Mais un vieux surveillant est arriv&#233; et lui &#224; dit qu'il n'avait pas le droit : &#171; eux c'est eux, nous c'est nous, tu n'es pas ici pour faire de la r&#233;insertion, &#231;a n'existe pas, c'est des conneries. Tu es ici pour ouvrir et fermer des portes &#187;. Trois semaines apr&#232;s, il m'a ouvert la porte et m'a dit &#171; je vous salue, je pars, je quitte l'administration p&#233;nitentiaire &#187;. On a alors perdu quelqu'un d'humain. Il serait certainement devenu un tr&#232;s bon directeur de prison. Il ne faut pas rester dans ce qu'on veut que vous restiez c'est &#224; dire un ancien prisonnier, un d&#233;tenu qui va revenir. Souvent, certains vieux surveillants vous disent : &#171; bon je vous garde la place &#187;. C'est peut &#234;tre de l'humour ... mais certaines phrases ne sont pas dites avec humour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les difficiles conditions de d&#233;tention &#224; la prison des Baumettes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parlons des Baumettes. J'y suis all&#233; lorsque j'ai r&#233;cidiv&#233;. On m'a coll&#233; une inculpation d'&#171; association de malfaiteurs &#187;. Une association de malfaiteurs, il n'y a rien de plus simple. Il suffit que trois anciens truands se rassemblent et que l'un d'eux soit arm&#233; pour former une association de malfaiteurs. J'ai pris dix ans pour &#231;a, c'est &#224; dire la peine maximum. J'ai fait appel, mais le procureur de la cour d'appel m'a m&#234;me dit que s'il avait pu me donner vingt ans, il m'aurait donn&#233; vingt ans. Lorsque je suis sorti de ma premi&#232;re grande peine, j'&#233;tais d&#233;j&#224; un peintre reconnu. J'ai cru que je pouvais mener de concert une vie de famille, ma vie d'artiste-peintre et voir de temps en temps mes amis. C'est impossible. J'&#233;tais le &#171; cul entre deux chaises &#187;, et je me suis cass&#233; la figure. C'est ce qui m'est arriv&#233;. Mais je ne me plains pas. C'est pour cette raison qu'&#224; ma derni&#232;re sortie de prison, j'ai coup&#233; les ponts avec tout le monde. C'est la seule fa&#231;on pour s'en sortir. Il faut expliquer aux gens qui ont &#233;t&#233; en prison que m&#234;me si son propre fr&#232;re est un truand, il faut couper les ponts avec lui. Sinon c'est impossible. Vous &#234;tes &#224; la merci d'une association de malfaiteurs. Vous pouvez aller en prison pour rien, juste parce vous fr&#233;quentez encore des truands. Ils ont certes &#233;t&#233; vos amis, mais ils peuvent encore commettre des d&#233;lits.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A Marseille, la prison est &#224; l'image de la ville, &#224; l'image des Marseillais. Tout y est disproportionn&#233;, encore plus ici qu'ailleurs. Les chats sont comme des demis tigres, mais ils ont peur des rats. J'ai demand&#233; moi-m&#234;me au surveillant chef de la prison de me mettre une grille suppl&#233;mentaire &#224; ma cellule. J'&#233;tais au rez-de-chauss&#233;e et les rats &#233;taient juste en dessous de moi. J'ai v&#233;cu pendant trois ans sous une d&#233;charge o&#249; la nourriture &#233;tait jet&#233;e. Marseille, c'est &#231;a. Je crois qu'il y avait beaucoup plus de drogue dans la prison des Baumettes que dans tout Marseille. Comment voulez-vous que les gens se sortent de ce contexte l&#224; ? La prison est &#224; l'image des m&#339;urs marseillaises. C'est terrible, &#231;a ne devrait pas exister. Il faudrait qu'un gouvernement courageux la d&#233;truise, qu'il d&#233;truise ce syst&#232;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A Marseille, quand vous allez aux Baumettes, vous avez toutes les chances d'y retourner. Tout est fait pour &#231;a. Pour un Marseillais, les Baumettes, c'est &#171; normal &#187;, ils sont dans leur quartier. Lorsque dans d'autres prisons on accepte un colis de 5 kg, &#224; Marseille vous pouvez recevoir 500 kgs si vous avez de l'argent. Si vous payez les surveillants, tout s'ach&#232;te et tout se vend. J'ai vu des gens qui allaient au parloir avec des billets de 500 francs plein les poches pour les donner &#224; leur famille. C'&#233;taient des trafiquants de drogue. Ca rentrait par kilos. A Bonne Nouvelle, &#224; Rouen, la famille ramenait un joint seulement. Un joint, c'est rien, tandis qu'&#224; Marseille c'&#233;tait des kilos, un v&#233;ritable trafic de drogue. Bien s&#251;r, les autorit&#233;s nient ces trafics. C'est pourtant un &quot;ordre &#233;tabli&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai travaill&#233; dans la prison de Marseille. J'&#233;tais &#224; la deuxi&#232;me division, au b&#226;timent B et je donnais les t&#233;l&#233;visions et les frigos. Je tenais &#224; ce que tout aille bien dans la division. Toutes mes t&#233;l&#233;visions &#233;taient neuves. Les t&#233;l&#233;commandes, il n'y en avait jamais parce que les d&#233;tenus les revendaient pour du shit. Je faisais mon possible pour qu'il n'y ait pas de tensions entre les Marseillais, les Corses et les autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un jour, un jeune surveillant qui arrivait de Fleury-Merogis m'accompagnait pour changer la t&#233;l&#233;vision d'un jeune d&#233;tenu. Ce dernier avait laiss&#233; &#224; vue du tabac, du papier et du shit. Il &#233;tait en train de se rouler un joint. Les gardiens l'ont appel&#233; &#224; la promenade, il est parti. Le surveillant m'a dit &#171; Vous avez vu &#231;a Tortoza ? &#187;. Je lui ai r&#233;pondu que je n'avais rien vu, que ce n'&#233;tait pas du shit et je l'ai jet&#233; dans les toilettes. Il est descendu comme un fou voir le surveillant chef. Le surveillant chef l'a regard&#233; en lui disant qu'ici, c'&#233;tait lui qui commandait et que s'il ne restait pas tranquille, il allait se retrouver &#224; Maubeuge. C'&#233;tait cela Marseille ! Comment raconter ces maisons d'arr&#234;t autrement que par ces anecdotes terribles, mais vraies ? Comment pouvez vous croire que des gens puissent se r&#233;ins&#233;rer dans un contexte pareil ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La peinture comme moyen d'&#233;vasion intellectuelle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans ces maisons d'arr&#234;t, les d&#233;tenus sont en pr&#233;ventive et attendent leur proc&#232;s. Certains avaient peur pendant cette attente, d'autres avaient h&#226;te de connaitre le r&#233;sultat de leur proc&#232;s. Tout d&#233;pend de l'&#233;tat d'esprit. En ce qui me concerne, j'avais h&#226;te de savoir o&#249; j'en &#233;tais, tout en sachant que &#231;a serait une peine cons&#233;quente, &#233;tant donn&#233; le d&#233;lit commis. Je n'avais aucun espoir de m'en sortir avec une courte peine. Je souhaitais juste effectuer ma condamnation pr&#232;s de mes proches. J'avais h&#226;te d'&#234;tre condamn&#233; parce que j'avais commenc&#233; ma r&#233;volution int&#233;rieure. Je voulais savoir si je pourrais supporter une longue d&#233;tention. C'est important de savoir si on va pouvoir la supporter. Si dans la cour, vous vous comportez toujours comme un truand, alors vous avez l'aide, le soutien de ceux qui sont comme vous. Mais &#224; partir du moment o&#249; vous vous d&#233;tachez d'eux, ils se d&#233;tachent de vous et vous vous retrouvez seul. Vous &#234;tes d&#233;j&#224; seul parce que vous &#234;tes en prison, et ensuite seul parce que cette compagnie, vous l'avez perdue. Il est donc important de connaitre son destin pour pouvoir s'organiser, pour essayer de lutter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai &#233;t&#233; condamn&#233; deux fois aux Assises. L'instruction a &#233;t&#233; longue, elle a dur&#233; quatre ans et demi. Je suis rest&#233; deux semaines &#224; chaque fois aux assises. J'ai eu comme juge d'instruction, Guy Floch. Aussi paradoxal que &#231;a puisse paraitre, nous avions li&#233; des liens d'amiti&#233;. Il m'&#233;crivait r&#233;guli&#232;rement &#224; Clairvaux, lorsque j'&#233;tais en QHS. Quand je suis sorti en permission pour l'exposition de mes toiles &#224; la librairie l'Armiti&#232;re &#224; Rouen, il est venu me voir. Je n'ai trouv&#233; que des gens humains. C'est pour &#231;a que je crois tr&#232;s fort en l'homme. Je crois que l'homme est &#233;volutif. On a &#233;volu&#233; depuis la pr&#233;histoire. Sans connaissance, il ne peut pas y avoir de conscience. Sans connaissance vous &#234;tes un ignorant et l'ignorance appelle la b&#234;tise et la b&#234;tise appelle la violence, le crime. Vous n'avez pas de notion de l'autre. Vous n'&#234;tes que vous-m&#234;me, imbu de votre personne. Il n'y a pas plus con qu'un truand, plus vaniteux qu'un truand. Ces gens l&#224; sont r&#233;gis par la vanit&#233;, uniquement. Ils sont comme des b&#234;tes f&#233;roces.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est en maison d'arr&#234;t que j'ai commenc&#233; &#224; peindre. Ca a &#233;t&#233; un subterfuge. Je pense que nous portons tous des arts en nous. Nous savons tous dessiner, nous savons tous faire de la musique, il suffit de le vouloir et de le d&#233;velopper. Moi je n'avais aucune notion artistique dans mon autre vie, aucune notion de peinture en arrivant &#224; la Sant&#233;. Je n'avais qu'une id&#233;e : m'&#233;vader, mais m'&#233;vader physiquement. Dans l'endroit o&#249; j'&#233;tais, je ne pouvais pas m'&#233;vader. J'avais une &#233;tiquette de m&#233;chant, j'&#233;tais DPS minist&#233;riel. Je devais essayer de trouver un moyen de passer pour quelqu'un de gentil. J'ai dit au directeur que je voulais faire de la peinture, parce qu'en prison les types qui font de la peinture, qui font de la musique, ce ne sont pas des ca&#239;ds. On a plut&#244;t tendance &#224; les traiter de &#171; chochotte &#187;. Le directeur, Monsieur Bonaldi, &#233;tait un type tr&#232;s intelligent. Il m'a dit qu'il n'y avait aucun probl&#232;me. Je ne me suis pas &#233;vad&#233;. La peinture m'a amen&#233; tout ce que je voulais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai la chance d'avoir une femme merveilleuse, c'est une sainte. C'est la raison pour laquelle je suis l&#224; aujourd'hui pour vous parler et ne pas &#234;tre entrain de faire des b&#234;tises quelque part ailleurs, malgr&#233; mon vieil &#226;ge. Il est &#233;vident que je suis fier d'&#234;tre parmi vous. Je ne suis pas Martin Luther King, je ne suis pas Gandhi, mais je crois que si on me donnait la possibilit&#233; d'aller en prison et de pouvoir dire &#231;a aux d&#233;tenus, je crois qu'on pourrait en sortir quelques-uns d'ici. Et cela serait mieux pour la soci&#233;t&#233;. Vous savez combien vous co&#251;te &#224; vous, imposables, un d&#233;tenu ? Il vous coute 150 francs par jour et il y a 67 000 d&#233;tenus en France. Faites le compte, tous les jours. Ne croyez vous pas qu'il serait mieux qu'on s'y mette tous et qu'on essaie d'en sortir quelques-uns, qu'ils deviennent des &#234;tres normaux, qu'ils aient des enfants, qu'ils paient leurs imp&#244;ts, qu'ils tiennent le discours que je tiens, plut&#244;t que de les mener &#224; la r&#233;cidive. Telles que sont construites nos prisons, il y aura beaucoup plus de r&#233;cidive encore. Si pour le moment il n'y a que 15% de d&#233;lits criminels de sang, dans les ann&#233;es &#224; venir, je crains fort qu'il y en ait beaucoup plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai rapport&#233; au procureur de la R&#233;publique d'Evreux ce qui se disait dans les cours de prison. Certains disent : &#171; lorsque je sors, je tue m&#234;me le canari &#187;, ce qui veut dire que lorsqu'ils vont sortir, ils vont commettre un d&#233;lit ne laissant aucun t&#233;moin. J'&#233;tais avec Petit, qui, lorsqu'il est sorti en permission, a tu&#233; une pauvre femme et son mari. Il a m&#234;me tu&#233; le cheval. Je ne suis pas contre les lois. Mon p&#232;re &#233;tait un b&#251;cheron. Il m'a expliqu&#233; que sans fondation, une maison ne tient pas. Un Etat c'est pareil. Sans loi, l'Etat ne tient pas. J'accepte les lois, elles sont ainsi. Si la loi dit de le condamner &#224; vingt ans de prison et bien il faut le condamner &#224; vingt ans de prison. N&#233;anmoins, c'est &#224; partir de ce moment l&#224; qu'il faut essayer de l'aider. C'est aussi &#224; eux de faire un effort. Vous ne pouvez pas forcer quelqu'un &#224; faire ce qu'il ne veut pas faire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;A l'isolement dans la maison centrale de Clairvaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pierre, l'aum&#244;nier de Clairvaux est venu dans ma cellule, quelques jours apr&#232;s mon arriv&#233;e. Il m'a demand&#233; de parler &#224; la messe de No&#235;l. J'ai accept&#233;, &#224; la condition de dire ce que j'avais envie de dire. Lors de la messe, il n'y avait pas que des d&#233;tenus, il y avait aussi des surveillants et des sous directeurs. Le directeur n'&#233;tant pas l&#224;, j'ai dit : &#171; aujourd'hui est n&#233; quelqu'un venu pour la dignit&#233; de l'homme. Mais est-ce-que vous nous prenez pour des hommes ? Avant d'arriver &#224; la promenade, vous faites trois fouilles au corps. Croyez vous que &#231;a c'est la dignit&#233; ? Vous nous prenez vraiment pour des hommes ? Nous ne sommes que des sous-hommes &#187;. En r&#233;alit&#233;, j'ai &#233;t&#233; plus virulent et plus violent que &#231;a. Le lendemain, j'ai &#233;t&#233; transport&#233; dans une petite prison, juste &#224; c&#244;t&#233; de la d&#233;tention appel&#233;e Villa Suchet, du nom d'un surveillant chef terrible et r&#233;pressif. J'ai &#233;t&#233; install&#233; &#224; la cellule 38. J'avais tout un b&#226;timent pour moi. J'&#233;tais tout seul face aux miradors. J'&#233;tais install&#233; l&#224; jusqu'&#224; ce que le directeur d&#233;cide de m'en sortir. Je le remercie encore aujourd'hui. Trois quarts des d&#233;tenus &#233;taient l&#224; parce qu'ils ne savaient pas se taire. Je ne savais pas me taire. L&#224; c'&#233;tait terrible. Vous ne voyez personne, absolument personne, aucun d&#233;tenu. Les seuls d&#233;tenus qui peuvent accessoirement venir vont au rez-de-chauss&#233;e, au mitard. Le mitard c'est le lieu o&#249; on met les punis, ce sont les cellules de punition. Mais &#224; Clairvaux, quasiment personne n'allait au mitard. Je voyais le surveillant le matin pour l'appel, puis pour le repas le midi et le soir. Je sortais en promenade trente minutes face aux miradors. J'ai v&#233;cu l&#224; pendant 17 ou 18 mois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En arrivant au centre de d&#233;tention de Caen, j'ai &#233;galement &#233;t&#233; 6 mois en isolement, mais c'&#233;tait convenu avec le directeur. J'avais accept&#233; car Caen &#233;tait proche de Rouen et de mon &#233;pouse. A Clairvaux, je ne voyais personne et je n'entendais pas un bruit. J'&#233;tais content quand j'entendais les corbeaux. Il n'y avait rien, vous fr&#244;liez la folie. Il a fallu me battre et je me suis battu. Je me suis rappel&#233; de vieilles r&#233;citations, de vielles contines alors je chantais pour entendre quelqu'un, pour m'entendre moi. J'ai tenu le coup parce que j'avais d&#233;cid&#233; que je devais devenir un autre homme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai eu l'appui d'hommes de justice, de mon &#233;pouse et de certains autres. A partir de l&#224;, j'ai d&#233;cid&#233; que ma vie changerait. N&#233;anmoins, je m'estime encore un &#234;tre fragile. Mes amis peintres et artistes sont mes b&#233;quilles, vous &#234;tes mes b&#233;quilles. J'ai besoin de &#231;a, c'est tr&#232;s important.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est la raison pour laquelle je remercie la soci&#233;t&#233;, la police, les juges de m'avoir arr&#234;t&#233;, de m'avoir condamn&#233;. Je ne vivrais pas la vie que je vis en ce moment sans eux. Je vis une vieillesse merveilleuse. Je suis pauvre, je vis avec 641 euros de minimum vieillesse, mais je vous remercie, je remercie la soci&#233;t&#233; de me donner &#231;a pour vivre m&#234;me. Je connais un vieux paysan qui touche 700 euros et il a travaill&#233; toute sa vie. Lui c'est un homme honorable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois Tortosa&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Ce s&#233;minaire a commenc&#233; en 2010 il s'est poursuivi en 2011 et doit compter encore des s&#233;ances en 2012. [Il a &#233;t&#233; film&#233; par les soins du service audiovisuel de l'Universit&#233; de Rouen&gt;&lt;a href=&quot;http://www.univ-rouen.fr/audio/index.php?vid=249&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://www.univ-rouen.fr/audio/inde...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] On peut lire une narration de cet &#233;pisode dans un dossier sur le commissaire Broussard sur le site &lt;a href=&quot;http://www.13emerueuniversal.fr/content/le-flagrant-d&#233;lit-la-r&#233;compense-supr&#234;me&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;13eme rue universal&lt;/a&gt; : &quot;L'&#233;quipe du commissaire &#233;tait en planque &#224; Montmartre un soir, surveillant des malfaiteurs suspect&#233;s d'agressions &#224; domicile la nuit, dans les beaux quartiers de Paris. Tout &#224; coup, devant les policiers, sort du bistrot voisin un homme totalement ivre. C'est un belge bien connu des services du commissaire Broussard. L'&#233;quipe de s&#233;pare en deux et le belge est pris en filature jusqu'&#224; son domicile pr&#232;s du parc des Princes &#224; Paris. Si le belge est &#224; Paris, un coup se pr&#233;pare, c'est s&#251;r. C'est le d&#233;but d'une des plus belles filatures de la police fran&#231;aise. Pendant 4 mois, les &#233;quipes de l'antigang vont suivre le belge, et identifier une &#233;quipe de 12 personnes, dont certains &#233;taient soup&#231;onn&#233;s d'avoir d&#233;j&#224; particip&#233; &#224; des enl&#232;vements. L'&#233;quipe des malfaiteurs est partag&#233;e en trois : les t&#234;tes pensantes, la logistique (ceux qui volent et maquillent des v&#233;hicules) et les ouvriers (qui am&#233;nagent de faux magasins d'antiquit&#233;s, font du trafic de meubles).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s pr&#232;s de 4 mois de filatures, les malfaiteurs ne sont toujours pas pass&#233;s &#224; l'action. Les policiers sont travers&#233;s par le doute. Sont-ils vraiment sur une piste s&#233;rieuse ? Mais un jour, les choses bougent, les policiers sentent que le coup approche. Direction le bois de Boulogne, o&#249; l'&#233;quipe est l&#224; en tenue de jogging. Idem pour les policiers : en joggeurs, en promeneurs de chien... Les malfaiteurs chronom&#232;trent des itin&#233;raires, rep&#232;rent les rues les moins encombr&#233;es. 2 jours plus tard, ils passent &#224; l'action. Leur cible : un promeneur, asperg&#233; de gaz lacrymog&#232;ne et enlev&#233; dans une voiture, puis mis dans une malle en bois. Toujours suivie par la police, la malle est amen&#233;e dans un pavillon du Plessis-Robinson, en banlieue parisienne. Les policiers sont l&#224; en embuscade. Au bout de quelque temps, petit &#224; petit les malfaiteurs sortent du pavillon. Les &#233;quipes du commissaire Broussard les prennent en filature et les arr&#234;tent les uns apr&#232;s les autres &#224; quelques kilom&#232;tres du fameux pavillon. Finalement, apr&#232;s n&#233;gociations, ils retournent au pavillon avec le chef de la bande. Le pavillon &#233;tait pi&#233;g&#233; par une grenade, reli&#233;e &#224; un fil. Sur ordre de son chef, le gardien de la victime se rend. Les policiers retrouvent la victime &#224; la cave, encha&#238;n&#233;e sur un matelas. L'enl&#232;vement du banquier Bernard Mallet prend fin au bout de quelques heures. Pour le commissaire Broussard et ses &#233;quipe, c'est la fin de 4 mois d'enqu&#234;te et un flagrant d&#233;lit indiscutable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] On peut lire son appr&#233;ciation sur le directeur de la Sant&#233; de l'&#233;poque, Hubert Bonaldi, sur le site de &lt;a href=&quot;http://marclaurentturpin.artblog.fr/6/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Marc-Laurent Turpin&lt;/a&gt; : &quot;&#171; Une jour, la peinture m'a recueilli au fond d'une fosse o&#249; je croupissais &#187; . C'est avec ces mots durs, que Fran&#231;ois Tortosa aime raconter son aventure d'artiste peintre qui a trouv&#233; ses premi&#232;res inspirations derri&#232;re les barreaux des quartiers de haute s&#233;curit&#233; &#224; la prison de la Sant&#233;. Vingt-deux ans, de mise &#224; l'ombre et une id&#233;e obsessionnelle d&#232;s les premiers jours de placard : l'&#233;vasion. L'homme est qualifi&#233; de dangereux, sa gueule est enregistr&#233;e dans les fichiers d'Interpol au casier grand banditisme. Pendant longtemps, l'homme-&#224;-l'accent ne sera pas un mod&#232;le social mais d'aussi loin que remonte la m&#233;moire, il a toujours &#233;tait un &#234;tre sensible coupl&#233; d'une belle intelligence. C'est &#224; cette derni&#232;re que le prisonnier s'en remettra, pr&#233;f&#233;rant ouvrir la fen&#234;tre de sa ge&#244;le sur toile de coton tendue et couleurs qu'&#224; coups de lime sur des barreaux impossibles &#224; raisonner. Les mois passent puis les ann&#233;es, et avec le temps des amiti&#233;s qui se nouent. &#171; Les derni&#232;res ann&#233;es de d&#233;tention, ma cellule &#233;tait ouverte. Certains prisonniers et des gardiens venaient s'asseoir sur mon lit pour me regarder peindre &#187; se souvient l'artiste qui n'oublie pas Bonnaldi, le directeur de la prison qui l'aida &#224; s'&#233;vader en lui confiant des tubes de couleur. C'est comme &#231;&#224; que le braqueur s'est mis &#224; peindre. A Amsterdam, pendant un rep&#233;rage, l'homme emm&#232;ne son complice au mus&#233;e Rembrandt, et prend le temps de l'initier au clair obscur avant d'exploser la vitrine d'un diamantaire. &#171; Le monde des gangsters est un univers de macho. La peinture force l'humilit&#233; &#187; . A soixante-six ans, l'artiste offre &#224; voir une peinture color&#233;e, insolite, sans r&#233;f&#233;rence connue qui fait &#233;cho &#224; une p&#233;riode sombre baptis&#233;e &#171; taul'art &#187;. Conscient du probl&#232;me des ses fr&#232;res matricul&#233;s, Tortosa cherche aujourd'hui a anim&#233; des ateliers d'arts plastiques en milieu carc&#233;ral. Une proposition rest&#233;e sans suite....&quot;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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